Budget

9 NOVEMBRE 2020 - Les modifications budgétaires reprises au feuilleton n° 1 de l’exercice 2020 sont adoptées

M. le Bourgmestre.- Je souhaite vous présenter brièvement les modifications budgétaires. Des modifications budgétaires avec un tel déficit sont tout à fait inhabituelles ; depuis 2004, la Ville de Bruxelles a toujours réussi à avoir des comptes positifs. Les modifications budgétaires présentant un déficit à de rares occasions se sont avérées positives au moment des comptes.

Cette année est très difficile pour les pouvoirs publics, les entreprises et les citoyens. Et la Ville ne fait pas exception. Notre objectif n’est pas de sabrer dans les services publics, ceux-ci doivent au contraire être bien présents.

De resultaten van de gewone begroting voor en na de begrotingswijzigingen. Op de initiële begroting 2020 vertoonde het resultaat van de gewone begroting van het eigen dienstjaar, overboekingen inbegrepen, een overschot van ongeveer 95.000 euro.

Des modifications budgétaires ont bien évidemment dû être apportées au budget initial 2020. Comme dans le reste du monde, la crise sanitaire a en effet de lourdes conséquences sur les finances publiques : nous prévoyons une perte de recettes s’élevant à 10,8 millions d’euros. Cette perte s’explique par des modifications de recettes liées à la situation sanitaire, soit 14,4 millions d’euros pour les taxes, redevances et horodateurs, mais aussi par une modification des recettes en dehors de la crise du coronavirus, pour plus de 3,6 millions d’euros.

Les dépenses, quant à elles, ont augmenté de 1,8 million d’euros, ce qui s’explique, d’une part, par une augmentation liée au Covid-19 de 3,3 millions d’euros pour l’achat de matériel – que nous espérons rendre éligible tant au niveau régional qu’au niveau européen – et d’autre part par une diminution des dépenses, hors Covid-19, pour un montant de 1,5 million d’euros, due à une économie dans les frais de fonctionnement et la diminution en charges de personnel non dépensées, liées au chômage temporaire.

En conséquence, le nouveau résultat du budget ordinaire à l’exercice propre est un déficit de 12,5 millions d’euros. Ce déficit représente environ 1,5 % des dépenses totales de la Ville. Rapporté au budget global, ce déficit peut paraître assez faible. Mais je le répète, la Ville n’a pas connu de déficit depuis 2004.

Nous avons donc maîtrisé au mieux le déficit pour 2020. Toutefois, il est clair que l’impact de cette crise se fera sentir davantage dans les années à venir. Vous trouverez toutes les explications et détails dans le rapport circonstancié et les différents documents mis à votre disposition. 

Betreffende het resultaat van de buitengewone begroting, la charge nette du budget extraordinaire inscrite initialement était de 149,1 millions d’euros. À la suite des modifications budgétaires, elle est désormais de 156,9 millions d’euros. Certaines augmentations sont dues à des investissements prévus pour des rachats de bâtiments et autres opérations destinées à soutenir des entreprises proches de la Ville de Bruxelles. Le déficit est effectivement assez important, mais mesuré.

Le budget de 2021 sera notre grand défi. Il est très difficile de savoir actuellement où l’on se positionne. Notre volonté est de garantir les services publics et l’emploi au sein de ces services, tout en soutenant l’économie de la Ville et en collaborant avec les autorités régionales et fédérales. Nous devons intervenir en tous points pour traverser au mieux cette crise, c’est maintenant que nous devons investir. Comme le disait un célèbre banquier : « Il faut un gros coup d’État providence pour pouvoir se relever. » Si même les banquiers pensent que l’État providence est nécessaire, ce n’est pas le socialiste que je suis qui va les démentir. Ce déficit mesuré mais inévitable pointe en effet ce que sera le budget de la Ville pour 2021.

M. Wauters.- Monsieur le Bourgmestre, vous nous avez donné une brève explication. Mme Vermeir, receveuse communale, nous en avait également fournies en séance des sections réunies, même si les questions étaient peu nombreuses.

Je tiens à saluer le travail des équipes qui ont dû rapidement, et dans des circonstances compliquées, préparer cet ajustement budgétaire. Je serai moins sévère que M. Weytsman, dont certains arguments sont cependant tout à fait valables, s’agissant notamment des mesures prises pour soutenir l’économie.

Je participe très régulièrement aux réunions de section avec le cabinet du commerce et M. Maingain, durant lesquelles j’émets souvent plus de

propositions que de critiques. Depuis le mois de mars, nous sommes face à l’inconnu, à une situation inédite qui nécessite de prendre des mesures d’union et exige avant tout de se rassembler pour les citoyens bruxellois.

Je tiens à mettre en avant le travail de la Ville qui a réduit une série de frais dans les différents services et procédé à différents investissements. Mais en effet, des mesures supplémentaires devront être prises, nous n’avons pas le choix ! Bien entendu, les recettes diminuent et les dépenses augmentent.

J’ai interrogé la receveuse communale car les résultats actuels ont été arrêtés en octobre. Or, la situation sanitaire entraînant une série de nouvelles mesures de reconfinement partiel décidées par l’État fédéral, le dérapage de 12 millions d’euros ne s’arrêtera pas d’ici la fin de l’année. Je propose dès lors de réévaluer la situation en fin d’année pour établir le dérapage budgétaire réel.

Comme vous l’avez souligné, nous sommes face à un grand défi : les conséquences de la crise arriveront en cascade pendant un long moment. Elles auront un impact net sur la façon dont la Ville de Bruxelles établira son budget en 2021 et les années suivantes. La Ville devra garder une politique

d’investissement, en tenant compte de la réalité. Une réalité très pénible pour les Bruxellois salariés et sans doute encore un peu plus pour les indépendants.

M. Weytsman a parlé de politiques « oubliées » dans cet ajustement budgétaire. Pour ma part, je voudrais pointer la politique des seniors. Souvenez-vous, je vous avais récemment interrogé sur l’asbl d’aide aux seniors bruxellois. Certaines personnes âgées vivent chez elles, et heureusement en quelque sorte : elles rencontrent moins de gens et sont de ce fait moins susceptibles d’attraper ce satané Covid-19. Néanmoins, soyons attentifs à ces personnes isolées. Pensons aux mesures et aux investissements possibles pour leur venir en aide.

Nous avons soutenu l’ajustement budgétaire au CPAS, mais nous n’allons pas soutenir celui-ci car nous nous sommes abstenus sur le budget de la Ville.

Néanmoins, cette abstention se veut positive ! L’état d’esprit qui doit nous guider aujourd’hui, en tant que conseillers communaux et citoyens bruxellois, est de faire fonctionner notre ville le mieux possible. Le groupe cdH s’abstiendra sur l’ajustement budgétaire, c’est une manière d’envoyer un signal, notamment sur les primes qui seraient plus équitables pour les commerçants.

La Ville de Bruxelles prend ses responsabilités dans une situation très grave et complètement inédite. Ce n’est donc vraiment pas le moment de jouer les matamores politiques ! Face à cette situation, nous devons absolument être solidaires. Tout en s’abstenant, le groupe cdH estime que les mesures prises l’ont été de manière raisonnée et raisonnable. 

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M. le Bourgmestre.- Je remercie les conseillers communaux qui comprennent bien que nous sommes dans une situation exceptionnelle. Les choix que nous faisons ne sont pas simples, mais nous avons décidé d’« ouvrir les vannes ».

Aucune autre Commune belge n’intervient autant que la Ville de Bruxelles pour soutenir le secteur hospitalier, que ce soit par rapport aux garanties de prêt, aux soutiens immobiliers ou aux interventions dans les déficits. Nous n’avons pas à rougir de cette attitude. Je suis en contact au quotidien avec les directions hospitalières et M. Zian pourra continuer à développer les actions entreprises dans les maisons de repos – qui continuent de l’être d’ailleurs. Après la première vague, j’ai visité presque toutes les maisons de repos et constaté l’engagement du personnel, que je félicite pour son travail. Mais je ne laisserai pas dire que nous ne lui apportons aucun soutien.

Madame El Bakri, concernant l’absentéisme des travailleurs, la Ville de Bruxelles n’a pas comme politique de ressources humaines de faire pression sur les travailleurs pour qu’ils reviennent travailler et se mettent en danger ! Notre commune est aussi parmi celles qui ont le plus investi dans le matériel. Les masques FFP2 sont généralement utilisés dans les structures de soins intensifs, où le personnel est extrêmement exposé. Nous pouvons voir s’ils sont nécessaires dans les maisons de repos. Des masques chirurgicaux sont disponibles en suffisance, mais peut-être des FFP2 seraient utiles dans des cas très particuliers d’unités plus exposées au Covid-19. Notre personnel est équipé. Souvenez-vous de nos longs débats à ce sujet : certains nous demandaient si nous n’avions pas exagéré dans l’achat de matériel. M. Hellings et moi avons été très vigilants à cet égard.

Mme Hariche parlera du recours au chômage temporaire. Sachez toutefois que nous avons compensé les salaires, ce qui nous a permis de garantir ce que nous payons par ailleurs. À travers son CPAS ou les politiques hospitalières, la Ville prend en charge toute une série de politiques qui dépassent son cadre de compétences. Aucune autre Commune ne fait plus que Bruxelles en ce sens.

Nous avons été un partenaire plus que proactif et loyal par rapport aux politiques régionales mises en œuvre dans le secteur du sans-abrisme, par exemple. Certes, nous avons fait appel de temps en temps au chômage temporaire pour certaines catégories de travailleurs, car nous n’avons pas eu le choix. Cela a été bien utile pour consacrer des marges aux politiques de soins et de soutien social. Cette crise sanitaire et économique est aussi sociale, et nos budgets le reflètent bien. Le CPAS a aidé largement à trouver les moyens.

Karine Lalieux, ancienne présidente du CPAS et aujourd’hui ministre, a également trouvé de son côté des moyens importants au niveau fédéral pour venir en aide aux publics les plus précarisés.

Je veux souligner le travail du secrétaire communal, des services et de tous les collaborateurs qui se mobilisent chaque jour pour trouver des solutions.

Personne n’était préparé à cette crise sanitaire, et même si j’ai la faiblesse de croire que la Ville de Bruxelles était mieux préparée que d’autres, personne ne s’attendait à la violence de cette deuxième vague. Regardez le reste de l’Europe, personne ne s’en sort avec brio, peut-être à l’exception de quelques pays. Il faut reconnaître aussi que nous avons mal anticipé certains aspects de la situation.

Cela vaut pour les politiques, les experts, les chercheurs et les médecins. L’heure n’est pas à l’atermoiement, mais à la recherche de solutions.

M. Weytsman a rendu hommage au personnel soignant et aux personnes endeuillées. Notre travail est d’être à leurs côtés et nous dresserons le bilan ensuite. Je remercie les conseillers communaux, de la majorité comme de l’opposition, d’avoir été très mesurés dans leurs interventions et de comprendre le caractère exceptionnel de la situation.

M. Maingain va détailler les différentes mesures prises en faveur du monde économique. Notez aussi les actions réalisées en collaboration avec la Région et l’État fédéral. Aujourd’hui, ma priorité, c’est le secteur hospitalier. Il faut que les hôpitaux passent ce cap difficile et que d’autres patients puissent être soignés pour d’autres pathologies. Un des grands risques de cette crise est que les patients renoncent eux-mêmes à certains soins ou les décalent. C’est pourquoi nous continuerons à soutenir le secteur hospitalier.

Même le PTB reconnaîtra que s’il y a bien une Commune qui fait son travail pour soutenir les soins de santé, c’est la Ville de Bruxelles ! Madame El Bakri, votre parti fait parfois des propositions un peu simplistes. Il existe en effet 19.000 infirmières et infirmiers qui ne sont plus en exercice, mais certains n’ont plus exercé depuis 20 ou 30 ans ! Le ministre de la santé Frank Vandenbroucke a déposé un projet, qui a été voté, pour que des actes infirmiers puissent être posés par des personnes venant d’autres professions. Pour ma part, je tiens à saluer la centaine d’étudiants en soins infirmiers de la Haute École Francisco Ferrer qui sont venus en renfort dans les maisons de repos et les hôpitaux. C’est bien plus utile.

Pourquoi parler de 19.000 infirmières qui attendraient d’être réquisitionnées ? Croyez-vous que seule la revalorisation salariale les ferait revenir dans nos hôpitaux ? Bien entendu, il faut revaloriser les soignants et c’est prévu dans la déclaration gouvernementale. Mais dans pareille urgence, je souhaite avant tout remercier les étudiants de 3e et 4e année en pharmacie, médecine ou formations paramédicales de la Haute École qui se mobilisent dans les hôpitaux. Leur soutien est essentiel.

Les solutions miracles n’existent pas ; il est surtout question de solidarité, à tous les niveaux. Je cite volontiers l’exemple du personnel de l’usine de nettoyage du linge sans qui les hôpitaux ne pourraient plus fonctionner. Depuis le début de la crise, ce personnel est présent pour laver les draps, les blouses, et il se démène sans compter. Ces personnes aussi font partie des héros de cette crise.

Nous reverrons le statut de nombreux travailleurs en temps voulu, mais l’heure est au combat contre ce virus, et pour plusieurs mois encore… Je vois surtout combien les travailleurs sont présents, et si malheureusement ils doivent se mettre en quarantaine, on leur demande de le rester. Personne ne les oblige à revenir sous prétexte qu’ils auraient un certificat de complaisance ! Je ne connais pas de tels cas. Ni la direction des ressources humaines, ni le secrétariat communal n’ont donné de consigne en ce sens. Ne faites pas circuler ce genre de bruit ! Ce sont des travailleurs volontaires qui font tourner le service public, et comme bourgmestre, je les en remercie.

Mme la Présidente.- Chers collègues, essayez de recadrer vos questions sur le budget, nous aurons ensuite un point spécifique sur le Covid-19.

Mme Hariche, échevine.- J’ai préparé des réponses dans le cadre des questions qui avaient été inscrites à l’ordre du jour, mais je ne peux pas laisser dire n’importe quoi ! Madame El Bakri, les activités pour les plus de 12 ans, dont les maisons de jeunes, sont effectivement à l’arrêt. En revanche, je me bats pour que les écoles restent ouvertes et accueillent les enfants dans de bonnes conditions.

C’est pourquoi l’instruction publique de la Ville de Bruxelles a recruté des instituteurs et institutrices supplémentaires pour suppléer le manque d’enseignants qui seraient en quarantaine ou atteints du Covid-19. Plus d’une vingtaine d’auxiliaires d’éducation supplémentaires ont été recrutés depuis le mois de septembre, et nous continuons à embaucher. 

Pour les enfants de moins de 12 ans, les Maisons sont restées ouvertes durant les vacances et le sont encore. Elles ont connu un franc succès et nous avons dû renforcer les équipes des centres de vacances. Durant l’été, les plaines et les stages ont connu le succès habituel, mais ont nécessité beaucoup plus de personnel pour respecter les bulles et veiller à ce qu’elles ne se mélangent pas.

Vous dites que c’est le minimum ? Sachez que cela a nécessité beaucoup plus de personnel que les autres années. Les stages de l’asbl Jeunesse à Bruxelles organisés dans les écoles ont été prolongés d’une semaine comme les congés de Toussaint, ce qui a nécessité également plus de personnel pour pouvoir répartir les enfants en petits groupes. Du matériel supplémentaire a été acquis pour mettre à jour et compléter le matériel informatique mis à disposition de nos élèves par I-City. Et cette organisation nécessite un budget, cela va de soi.

Par ailleurs, depuis septembre, une cinquantaine de personnes supplémentaires ont été engagées pour assurer un nettoyage efficace, indispensable durant cette période de crise sanitaire. Nous avons également passé un marché public pour le nettoyage des écoles, notamment celles occupées en soirée par la promotion sociale. Enfin, nous avons organisé un accueil avec nos animateurs pour accueillir les enfants des membres du personnel dont les classes sont fermées – nous en accueillerons 17 cette semaine.

À travers ces différentes actions, la Ville a agi partout où il le fallait et les activités structurelles étaient suffisamment nombreuses pour ne laisser personne sur le côté. Le personnel a travaillé d’arrache-pied et montré ainsi l’efficacité du service public. Je l’en remercie. 

M. Maingain, échevin.- Nous n’arriverons pas à nous mettre d’accord avec M. Weytsman sur l’enjeu du soutien à l’activité économique. La Ville a dégagé un budget de 14 millions d’euros pour un plan de relance et de soutien à l’activité économique sous tous des aspects : maintenir l’activité autant que possible, investir dans des campagnes de communication, diminuer les taxes. Tout ne se trouve pas dans cette modification budgétaire-ci. La crise ne va pas s’arrêter en 2020 et une partie de ces investissements sera intégrée au budget 2021.

Bruxelles est la Commune bruxelloise qui a le plus investi pour soutenir le secteur économique. Nous sommes bien au-delà des 10 % votés dans la motion d’urgence économique et sociale. Au montant de plus 5 millions d’euros, dont 2,5 millions pour les primes octroyées aux bars et à l’horeca, il faut ajouter les exonérations de taxes et de concessions. En dehors de ces modifications budgétaires, il faut aussi souligner les efforts du CPAS et de la Régie foncière pour leurs locations, ainsi que des subsides extraordinaires dont ont bénéficié des acteurs économiques importants comme le PEB ou l’Atomium. Ce sont au total plus de 11 millions d’euros qui ont été mobilisés pour l’année 2020. 

D’après vous, cela ne se voit pas dans ces modifications budgétaires ? Je ne suis pas d’accord ! Outre, les 2,5 millions d’euros de primes pour l’horeca, il y a une modification budgétaire pour plus de 2,45 millions d’euros en transfert pour soutenir la relance, notamment à travers Entreprendre.brucity et Brussels Major Events, des subsides indirects à hauteur de 1,14 million d’euros et plus de 1,47 million d’euros prévu à l’extraordinaire.

Cette modification budgétaire acte la réalité des moyens dégagés pour soutenir l’activité économique. Notez aussi plus de 3,5 millions d’euros pour les diminutions de taxes et annulations de concessions, notamment sur les terrasses, enseignes et produits de concession.

Il est vrai, nous avons une approche différente sur le précompte immobilier. La Ville en tant que propriétaire a d’abord agi sur ses loyers. À travers des webinaires, nous formons les commerçants et les accompagnons d’un point de vue juridique, notamment pour éviter qu’ils ne paient leur loyer aux propriétaires privés. Nous renouvelons d’ailleurs notre appel à ces derniers pour qu’ils interviennent à ce niveau afin de soutenir les acteurs économiques en difficulté.

Face à cette deuxième vague, nous avons prévu d’octroyer des primes aux bars et à l’horeca. Cette prime de 2.000 euros va directement dans la poche de l’exploitant, ce qui n’est pas certain avec le précompte immobilier. C’est aussi une manière de soutenir ceux qui auraient quelques difficultés à payer leur loyer. Notre but est d’intervenir rapidement et de manière efficace, à la fois de soutenir les personnes et de relancer l’économie.

Par ailleurs, nous devons aussi trouver des solutions pour les magasins de détail ; nous ne les oublions pas. Nous travaillons sur le chèque de consommation locale qui sera bientôt lancé. Pour l’heure, ces commerces de détail ont parfois dû se réinventer en développant le commerce électronique.

J’espère ils pourront rouvrir au mois de décembre. La solution n’est pas simple. Nous devons faire preuve de réactivité pour adapter notre stratégie de soutien aux commerces par rapport aux nouvelles contraintes imposées par le coronavirus. Le secteur économique a besoin du soutien de tous les niveaux de pouvoir. La Ville prend sa part et ajustera sa stratégie à la réalité de la situation sanitaire lors de cette fin d’année très particulière et plus encore en 2021. Cette crise est loin d’être terminée. Les modifications budgétaires présentées

témoignent de l’investissement et du soutien massifs de la Ville à travers ses finances communales, dans un contexte de déficit, aux acteurs économiques qui en ont bien besoin. Sur ce dernier aspect au moins, nous sommes d’accord.

M. Hellings, échevin.- Le Collège de la Ville de Bruxelles concentre son énergie sur les conséquences et la gestion des conséquences de la crise sanitaire, d’un point de vue social et économique. C’est pourquoi les modifications budgétaires reflètent parfaitement cette préoccupation essentielle. 

Madame El Bakri, vous dites que les jeunes sont les oubliés du confinement. C’est vrai, il y a un problème. Mais s’agissant du sport, tant les écoles que les clubs sportifs, en dehors des périodes scolaires, ont toujours accès aux infrastructures à l’intérieur et à l’extérieur de Bruxelles. Il est donc toujours possible pour ces enfants de moins de 13 ans d’avoir une activité. Le Bourgmestre et moi-même avons milité pour que les clubs sportifs ferment le plus tard possible, en particulier pour les enfants. C’est pourquoi ceux-ci peuvent encore participer à des activités sportives en journée ou en soirée.

Monsieur Mampaka, nous profitons au contraire du confinement pour effectuer des investissements et des travaux dans les infrastructures sportives de la Ville de Bruxelles. Ces infrastructures sont vides, c’est donc le bon moment pour travailler à leur amélioration. C’est le sens des modifications budgétaires. Nous effectuons des transferts vers Prosport et les Bains de Bruxelles. Ces derniers bénéficient de 100.000 € pour la rénovation de l’entrée des bains de Neder-over- Heembeek et Prosport de 570.000 € pour des aménagements dans le stade Roi Baudouin. Et concernant le complexe sportif du Petit chemin vert, nous continuons à investir. Les billes de pneus qui remplissaient les 5 terrains synthétiques ont été remplacées par des billes de liège, une solution sanitaire et environnementale très intéressante. Les enfants jouent déjà sur ces terrains synthétiques en liège.

Les phases 3 et 4 de rénovation du complexe sportif de Neder-over-Heembeek et du stade Mandela ont effectivement été abandonnées compte tenu des multiples développements dans cette zone, à savoir l’arrivée du tram qui passera à proximité immédiate du Petit chemin vert, les discussions avec Solvay pour intégrer une partie de leurs infrastructures sportives dans ce complexe sportif, mais aussi l’arrivée d’un parking qui pourra être mutualisé entre Solvay et les utilisateurs du Petit chemin vert et du stade Mandela. C’est pourquoi un montant de 100.000 € sera réservé dans le budget 2021 pour créer un plan directeur qui tienne compte de tous ces développements, y compris des infrastructures sportives comme la couverture du terrain de basketball situé au milieu de cet important centre sportif.

La Ville de Bruxelles continue donc à investir, profite du confinement pour exécuter les travaux et envisage par ailleurs ses futurs investissements au Petit chemin vert de Neder-over-Heembeek dans le cadre d’un plan directeur qui prend en considération l’ensemble des changements.

S’agissant des enjeux environnementaux, le toit de la piscine de Laeken, dont vous aviez démarré la rénovation, était dépourvu de panneaux solaires. La semaine prochaine, nous inaugurerons des panneaux photovoltaïques qui vont remplir 35 % de la consommation électrique de l’établissement. Cet investissement concret vise à rendre une infrastructure sportive plus verte. Il en va de même des terrains synthétiques évoqués à l’instant, qui ont fait l’objet d’un investissement vert. Cette majorité fait donc de bons choix, qui compensent les mauvais choix faits antérieurement !

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M. Wauters.- Tout d’abord, monsieur le Bourgmestre, vous avez fait état du dérapage budgétaire limité à un peu plus de 12 millions d’euros. Je vous ai fait remarquer que ces chiffres étaient arrêtés en octobre afin de faire cette présentation et de procéder aux modifications budgétaires. Entre-temps, cette crise sanitaire nous oblige à prendre des mesures en fonction de la réalité du terrain et de la lutte contre le coronavirus. Qu’en sera-t-il pour ce dernier trimestre ? Ne serait-il pas utile et intéressant que le Collège nous présente, en fin d’année, un nouvel ajustement budgétaire ? Ainsi, nous verrons mieux où nous allons et nous pourrons établir un budget pour 2021 aussi actualisé que possible, compte tenu du fait qu’à l’heure actuelle, nous avançons comme des équilibristes.

    Ensuite, je rejoins en partie l’analyse de mon collègue Weytsman concernant les primes. Je suis pour l’équité. La Ville dispose de leviers, ayant la maîtrise de certaines choses, dont la Régie foncière. J’ai sous la main des courriers de commerçants (chocolatiers, magasins touristiques, etc.) de l’hyper centre – la zone Unesco – qui n’ont rien ! Ces personnes vivent des drames. Depuis plus d’un mois, nous vous demandons de les soutenir. Le groupe cdH est prêt à faire des propositions très claires pour garantir l’équité dans les mesures prises et leur offrir un réel soutien. Je suis moi-même commerçant et je crains que cette deuxième vague ne soit fatale à nombre d’entre nous. Or, nous sommes des Bruxellois, nous consommons et habitons à Bruxelles.

    Comme vous l’avez souligné monsieur le Bourgmestre, le pouvoir public doit, contre vents et marées, être le moteur de la vie sociale et économique de notre société. Prenons ce problème à bras-le-corps, au jour le jour, mais le plus rapidement possible ! 

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    Vote

    Mme la Présidente.- Nous devons maintenant voter distinctement sur ce point.

    Mme la Présidente.- Les modifications budgétaires reprises au feuilleton n° 1 de l’exercice 2020 sont adoptées.

    Le Conseil prend l’arrêté y relatif.

    5 OCTOBRE 2020 - Sur l’octroi d’un subside de 10.000 € à Kinepolis

    M. Wauters.- Sur l’octroi d’un subside de 10.000 € à Kinepolis pour l’organisation d’un drive-in sur le plateau du Heysel, j’ai évoqué plus tôt la question des économies que nous devrions nous efforcer de réaliser sur la gestion de l’argent public. Je suis bien conscient que Kinepolis souffre également des conséquences de la crise COVID qui affectent toute notre économie, mais ce groupe affiche tout de même 2 millions de bénéfices par an sur les dernières années. Le montant ne me posant aucun problème, le fait que ce soit sous la forme d’un subside est questionnable – et cela a d’ailleurs déjà été soulevé au sein de Conseil. Il s’agit d’une société privée et elle pourrait donc établir une facture à la Ville. Pourquoi privilégier un subside plutôt qu’une simple facture ? Et est-il bien nécessaire d’offrir 10.000 € à une société privée aussi prospère ?

    M. Bauwens.- Je m’interroge dans le même sens. En règle générale, nous n’intervenons pas à propos de subsides accordés au activités culturelles, parce que nous les approuvons en principe : cinéma, 7ème art, projections en plein air ; c’est très bien en soi. Mais dans ce cas-ci, subsidier une société privée qui gagne des millions d’euros – 55 millions de chiffre d’affaires en 2019, sauf erreur de ma part – en cette période où tout le secteur culturel est en souffrance, y compris les plus petites salles de cinéma que nous avons à Bruxelles, la Ville choisit de soutenir une grande entreprise qui réalise d’énormes bénéfices. Je suis contre cette façon de procéder.

    M. le Bourgmestre.- Peut-être M. Bauwens ignore-t-il que tous les petits cinémas sont exonérés de la taxe « spectacles » depuis que j’ai commencé à superviser les finances de la Ville, en 2006. Le soutien dont nous parlons ici est certes plus que symbolique, ce montant n’est pas négligeable, mais il s’agit d’une société qui emploie beaucoup de travailleurs, qui a payé son loyer – contrairement à d’autres locataires sur ce même plateau du Heysel – et proposait cette animation durant l’été. Cela nous a paru cohérent et nous en avons d’ailleurs fait de même pour un drive-in installé à Tour & Taxis – mais par une asbl, c’est vrai.

    Symboliquement, c’est une façon de soutenir ce groupe qui génère des centaines d’emplois à Bruxelles. J’entends vos remarques, mais sachez que les cinémas de quartier ne sont pas laissés pour compte puisque, depuis bien avant le COVID, il ne payent plus aucune taxe sur le cinéma dit « d’art et d’essai », contrairement aux grandes entreprises telles UGC et Kinepolis. Ces 2 groupes demandent d’ailleurs une remise sur les taxes dues en 2020, mais cette question n’est pas encore tranchée.

    Sur le mécanisme du subside accordé dans le cadre d’une animation d’été, le problème d’une facture est que la Ville n’est pas commanditaire d’une prestation quelconque d’un fournisseur. Nous soutenons une initiative visant à animer le plateau du Heysel, en plein air. Mais on peut évidemment débattre sur l’opportunité d’un tel subside, c’est certain.

    22 JUIN 2020 - Comptes de la Ville de l'exercice 2019

    M. le Bourgmestre.- Brièvement, le rapport que vous avez dû recevoir sur les comptes 2019 reprend toutes les données détaillées des finances de la Ville.

    Er is u ook gevraagd eventuele vragen door te sturen zodat de antwoorden door de administratie konden worden voorbereid. De commissarissen werden als vertegenwoordigers van elke politieke partij van de gemeenteraad uitgenodigd bij de stadsontvanger met als doel hen alle nodige informatie over het resultaat van de rekeningen te verstrekken.

    U begrijpt natuurlijk dat het onmogelijk is om nu, zonder voorbereiding, nieuwe technische vragen te beantwoorden, maar ik doe mijn best als er andere vragen komen die niet vooraf werden doorgegeven. De stadsontvanger is hier aanwezig en we zullen ons best doen om erop te antwoorden.

    Le budget 2019, après modification budgétaire, prévoyait un boni de 85.000 euros. Sa réalisation effective pour ce compte affiche a priori un résultat négatif de 8,6 millions d’euros, que nous avions anticipé par la constitution de provisions pour les dépenses du budget 2019, à hauteur de 10,1 millions d’euros. Le résultat budgétaire final de l’exercice propre 2019, après utilisation des provisions, est donc positif, affichant un boni de près de 1,5 million d’euros.

    Compte tenu des exercices antérieurs, la Ville dispose d’un boni cumulé de 47 millions d’euros, au vu duquel nous avons opté pour la constitution de nouvelles provisions pour l’avenir : pour les non-valeurs sur l’additionnel au précompte immobilier, d’environ 15,5 millions d’euros, comme le préconise la tutelle ; pour l’impact du Covid-19, de 10 millions d’euros ; pour les créances douteuses de 2,5 millions d’euros ; pour les frais de personnel/pensions de 600.000 euros. Le total des nouvelles provisions s’élève ainsi à 29 millions d’euros.

    En déduisant une partie du boni cumulé en vue de constituer ces fonds de réserve, nous affichons un compte final 2019 en déficit sur exercice propre, mais cela est le résultat d’une écriture comptable, l’exécution du budget 2019 affichant réellement un boni de 1,5 million d’euros.

    Onze gecumuleerde bonis zal ongeveer 20 miljoen bedragen.

    M. Wauters.- Très brièvement puisque nous allons voter les comptes, justement parce qu’il s’agit de comptes et pas d’une discussion budgétaire – ce qui ne paraît pas tout à fait clair pour tous les conseillers. Plus généralement, j’ai exprimé plus tôt en section réunie toute ma reconnaissance aux équipes de la Ville et à Mme la Receveuse communale pour leur travail effectué avec rigueur et il importe que tous les groupes politiques en soient conscients.

    Sans être dans le budget, il faut néanmoins rester suffisamment attentifs dans cette situation très particulière et vu l’ajustement budgétaire qui nous attend très certainement pour cette année à la rentrée. C’est là qu’il faudra être au taquet, dans la majorité comme dans l’opposition, où nous ne pourrons certes pas laisser passer certaines énormités.

    Nous approuverons donc ces comptes. Quant aux provisions, si les 10 millions pour le Covid sont une mesure de bon père de famille, utile et intelligente parce que l’avenir nous réserve sûrement des surprises, je rappelle à cette majorité – sauf à l’Open Vld – qu’elle reflète parfaitement celle de l’exécutif régional. Ces 15 millions de provision que la Région ne parvient pas à percevoir, j’engage donc DéFI, Ecolo, Groen, le sp.a et le PS à se lever comme un seul homme pour négocier ce point avec le gouvernement régional. Pour les Bruxellois et pour les politiques que vous allez mettre en œuvre, il ne nous est absolument pas possible de faire l’impasse sur un tel montant !

    M. le Bourgmestre.- Techniquement, sur la baisse du budget de la police, il ne faut pas oublier que nous puisons dans le boni cumulé et notre dotation a donc continué à augmenter. Et pour la participation à cette dotation, la Receveuse communale pourra confirmer par des chiffres la poursuite de son augmentation et du provisionnement de la zone de police. Du fait de ces provisions, il n’y a donc pas de chute à proprement parler.

    Il y a par contre une baisse dans les rentrées de la taxe « Bureaux » parce que beaucoup de ceux-ci se convertissent en logements. C’est une partie de l’explication. La taxe ne s’applique plus à cette nouvelle affectation. Beaucoup de projets de bureaux ont été reconvertis de la sorte, d’ailleurs en ligne avec une volonté politique depuis longtemps exprimée de transformation en logements des bureaux vides, ce qui se fait de plus en plus. Le logement est moins taxé en termes de précompte immobilier que les bureaux, mais l’avantage est que l’on perçoit normalement plus d’IPP.

    Ce qui a produit l’augmentation des taxes, c’est le fait de mieux recenser l’affichage publicitaire.

    Sur la taxe « Horodateurs », c’est vrai que nous n’avons pas encore atteint nos objectifs, mais la scancar va nous aider dans ce domaine. Nous venons d’en recevoir une, mais la crise du Covid a retardé sa mise en service. Cela dit, je ne m’explique pas une telle opposition du PTB à cette taxe. Il me semble pourtant logique de faire contribuer le principal facteur de pollution urbaine selon le principe que les voitures sont bienvenues en ville mais qu’il n’y a pas de raison qu’elles occupent l’espace public sans devoir payer de redevance. Pourquoi le PTB veut-il exonérer les voitures ? Le seul parti à vous rejoindre sur ce point est le MR qui rechigne à taxer les voitures.

    Pour nous, une taxe sur les horodateurs veut dire qu’on accueille volontiers les voitures en ville, mais à moins d’être dans un parking, elles sont sur la voirie et il est normal que cet usage justifie leur contribution. C’est le cas dans toutes les métropoles européennes et beaucoup de commerçants le demandent, d’ailleurs, pour favoriser une rotation et éviter ces fameux véhicules ventouses.

    Sur la prime de responsabilisation, Bruxelles doit être l’une des villes qui a nommé le plus d’agents. La Ville n’a donc pas à rougir du nombre d’agents nommés, à quelque niveau que ce soit. Nous sommes un modèle que citent d’ailleurs beaucoup de syndicats pour essayer de convaincre les autres communes d’en faire autant.

    Pour la responsabilisation, 100 % étaient prévus en 2018, contre 30 % en 2019. Les 2,8 millions de différence s’expliquent par un régime transitoire. La politique de nomination est donc maintenue et le statut a encore été modifié sous la législature précédente pour qu’elle devienne quasi automatique après trois ans. Ce n’est pas rien et on continue à privilégier le statut, mais si vous connaissez les mécanismes de pension publique, il est vrai que sur toute responsabilisation, si les caisses ne sont pas alimentées par les autres communes qui nomment de moins en moins, le paiement des pensions publiques pourra devenir problématique à terme. Mais à Bruxelles, nous nous sommes clairement positionnés pour le statut.

    Concernant Bravvo, madame Dhont, je suis à votre disposition pour comparer avec vous les statuts des gardiens de la paix en Région bruxelloise. Entre ceux de Bravvo et des autres communes, il suffirait de dresser un tableau à cette fin. Pour ceux de Bruxelles, nous les avons alignés sur les barèmes de la Ville, avec les avantages correspondants. Mais pour que Bravvo ne se retrouve pas en difficulté, ce qu’on a coutume de faire est de gonfler l’enveloppe des subsides que l’on reçoit par un complément « Ville » et de récupérer par après les sommes non dépensées. Il est donc normal qu’il y ait un reliquat parce que l’inverse indiquerait une mauvaise prévision de notre part et Bravvo serait alors en difficulté de paiement.

    Ce n’est pas la même chose que si on refusait un subside à une asbl qui lutte contre la pauvreté. Bravvo, c’est la Ville. Vous le savez, puisque vous siégez à l’assemblée générale. Ici, hormis le fait que Bravvo est une asbl, cela se passe comme pour le compte du CPAS, où le retour d’un reliquat à la Ville ne signifie pas que le CPAS n’a pas pu financer de politiques ambitieuses en 2019. Le mécanisme est identique pour le compte de Bravvo.

    Nous sommes effectivement en train de discuter avec les syndicats. Beaucoup de points ont déjà été résolus ce midi encore. Bravvo est subventionnée par la Ville en complément des autres niveaux de pouvoir. Je suis donc prêt à comparer avec les autres communes et je ne crois pas qu’il y en ait une qui consacre un budget aussi important que la Ville de Bruxelles à la prévention, loin s’en faut. Beaucoup de services de gardiens de la paix sont subventionnés par la Ville à hauteur de 100 % alors que d’autres communes attendent une subvention fédérale ou régionale avant de mettre de telles équipes sur pied. Contrairement à ce que vous affirmez, Bruxelles donne effectivement les moyens d’exister à Bravvo. La Ville a toujours créé une dynamique et le statut des gardiens peut être comparé commune par commune, en concertation avec les organisations syndicales. Je crains qu’aligner leur statut sur le niveau régional ne soit nettement désavantageux pour les agents de Bravvo.

    Enfin, monsieur Wauters, vous avez raison sur la perception du précompte immobilier. Nous ne lâcherons rien, mais nous l’avons portée en provision par prudence. Ce montant est dû, c’est également notre position, parce que rien ne justifie une telle chute du PI en un an. Des réunions ont déjà eu lieu à ce sujet avec les services de Bruxelles Fiscalité et il y en aura d’autres, car nous estimons que ces sommes nous reviennent, ne fût-ce que parce que de nouvelles constructions continuent d’émerger à Bruxelles, auxquelles le PI doit s’appliquer. Il est normal que nous en percevions un dividende et c’est d’autant plus vrai que cela apparaîtra aussi dans les comptes de la Région puisqu’il y a deux additionnels : un pour la Ville et un pour la Région. Donc, sur les baisses de recettes, comme je le signale systématiquement à la Région qui se finance largement sur le PI, si ces montants ne parviennent pas à être récupérés, c’est son exécutif qui aura un gros problème et non celui de la Ville.

    Vote

    Mme la Présidente.- Nous devons à présent nous prononcer sur l’arrêt provisoire des comptes de la Ville de l’exercice 2019.

    (Il est procédé au vote nominatif.)

    Mme la Présidente.- Adopté.

    20 NOVEMBRE 2017 - Budget 2018 de la Ville

    M. Wauters.-Les actions menées par l’échevinat du commerce vont dans le bon sens, notamment celles lancées par le biais d’Entreprendre.Brucity.

    Un montant de 10.000€ est inscrit pour l’achat de gsm et de fournitures de bureau. Qu’en est-il exactement?

    Il serait utile de développer le commerce dans tous les quartiers de la Ville: Laeken centre, Laeken Heysel, Neder-over-Heembeek et d’autres noyaux commerciaux plus confidentiels. Le travail de terrain autrefois réalisé par Atrium, notamment avec du personnel de la Ville, n’est plus d’actualité. Or il n’y a pas que le Pentagone. Il serait bon que du personnel de la Ville soit physiquement présent dans chaque quartier pour y accompagner les commerçants. Ces équipes pourraient aussi encadrer les ententes de commerçants. La remise des labels du commerce fut une réussite totale. Mon seul regret estque l’on mise sur les ententes de commerçants pour proposer les candidats. En effet, dans ce genre de démarche, on ne peut être juge et partie. En outre, si certaines de ces ententes sont représentatives et structurées, d’autres ne le sont absolument pas.Pour créer un maillage commercial dans tous les quartiers de la Ville, il est essentiel de permettre aux commerçants de se structurer.

    M. Wauters.-Dans l’élaboration des prochains budgets de la Ville, serait-il possible d’intégrer une transversalité par quartier pour obtenir une vision proche du citoyen? Les citoyens sont demandeurs d’une telle démarche.

    M. le Bourgmestre.-C’est ce que nous faisons en Collège. S’agissant des équipements scolaires et sportifs, les gros investissements visent le nord de la Ville, pas le centre.

    M. Wauters.-Cela permettrait d’objectiver la situation.

    19 NOVEMBRE 2016 - Le budget 2017 de la Ville (GIAL,...)

    M. Wauters.- Des problèmes de gestion ont été mis en évidence au sein de GIAL. Compte tenu du budget considérable affecté à cet organisme, ne serait-il pas souhaitable de le soumettre au contrôle du Conseil communal, en toute transparence ?

    Je souhaiterais aborder le volet commercial. En deux ans, il est exact que le budget du commerce a augmenté, mais cela ne répond pas à la situation d’urgence commerciale dans laquelle se trouvent des quartiers de la Ville en cette période de crise.

    Entreprendre.brucity concentre ses efforts sur le Pentagone. Nous pouvons le comprendre, vu les problèmes générés par le piétonnier. Toutefois, je ne cesse de répéter depuis quatre ans que tous les noyaux commerciaux de tous les quartiers de la Ville ont besoin de soutien et d’accompagnement. En somme, depuis la réforme d’Atrium qui a quitté ses différentes antennes, ce travail quotidien de proximité n’est plus assuré. Or la qualité et le dynamisme des noyaux commerciaux sont au coeur des quartiers. Ils participent au contrôle social, à la convivialité, à la sécurité et à la mobilité, puisqu’ils permettent aux gens de faire leurs courses près de chez eux. Outre le volet international et touristique, toutes les composantes de la Ville doivent être prises en compte pour garantir une dynamique commerciale.

    Lors de la présentation du budget, il a été dit que la Ville était au plus proche du citoyen, mais cela n’est pas le cas pour le développement commercial. Par rapport aux grands centres commerciaux, le commerce local offre l’avantage de faire vivre une bonne part des familles bruxelloises, celles qui habitent la Ville.

    La Ville ne cesse de critiquer Atrium, et il est vrai que les synergies entre la Ville et cet outil régional pourraient être améliorées. Mais la Ville doit aussi reprendre les choses en main sur son territoire et offrir les mêmes possibilités de prospérer à tous les commerçants. Pour ce faire, il faut des gens sur le terrain, ce que proposait Atrium, et un véritable plan de développement commercial. Ce dernier ne doit pas viser que le piétonnier. Il doit concerner tous les quartiers de la Ville.

    Avec Entreprendre.brucity, j’ai l’impression que les projets sont élaborés en function des opportunités. Cela fait quatre ans que vous êtes en fonction et j’attends toujours une vision globale, non seulement pour le piétonnier, mais aussi pour la rue François Ryckmans, le quartier Nord, Bockstael, la rue de Wand, etc.

    Depuis quatre ans, vous ne cessez de répéter que les choses progressent, qu’avant, il n’y avait rien. Je veux bien vous entendre sur ce point, mais je vous rappelle qu’il ne vous reste qu’un an et demi pour mettre en route une véritable politique commerciale, cohérente, qui tienne compte de la situation de chacun des quartiers et de la qualité de vie des citoyens qui y habitent.

    Je suis prêt à plaider avec vous pour que des moyens supplémentaires soient débloqués. Un budget de 820.000 €, ce n’est pas assez pour le bras armé du commerce sur le territoire de la Ville de Bruxelles.

    15 AVRIL 2013 - Le budget 2013 de la Ville

    Participation 

    Concernant le Fonctionnement de « Bruxelles Participation » : on peut constater divers montants supplémentaires prévus (ex : 1.300 EUR en frais de réception, 800 EUR en frais de traduction, 1.000 EUR pour des fontaines d’eau,…bref, du « fonctionnement »). Nous estimons au CDH que ce qui compte c’est de dynamiser la participation citoyenne! Cela favorise pleinement à la cohésion sociale de notre Ville! Et donc on peut se demander si on ne peut pas aller plus loin. Pourquoi ne pas prévoir un budget participatif (une enveloppe budgétaire) directement destiné aux habitants. Ces « enveloppes de quartier » pourraient aussi être prévues dans le budget communal. Le principe consiste à octroyer un certain budget aux quartiers qui composent la Ville, à charge pour les assemblées d’habitants de les affecter aux projets qu’ils jugent utiles et prioritaires. Certaines communes en Belgique sont déjà passé par ce processus (ex : Mons, le CPAS de Charleroi, ou à Anderlecht avec le contrat de quartier Scheut ). Est-ce que de telles enveloppes budgétaires sont prévues cette année ? A défaut, est-ce que cela pourrait se faire à l’avenir ?

    Commerce

    D’accord, la majorité nous dit que nous sommes ici devant un budget de transition… mais je ne constate en investissement que 500€ pour les Gsm des collecteurs de marché (même montant qu’en 2012). Je ne retrouve pas l’approche innovante promise pour soutenir les commerçants bruxellois ? Par ailleurs, si il existe bien un guichet d’économie locale qui va être légèrement renforcé, quand deviendra t-il un vrai guichet unique d’information et de réel accompagnement pour les tout commerçants ? Je ne retrouve pas non plus de création de nouveaux marchés de proximité ou de concepts annoncés dans le programme de majorité… Est-ce également remis à 2014? Qu’est-ce qui est prévu spécifiquement pour la relance des noyaux commerciaux? Je note un budget de 250000€ pour soutenir ceux-ci, Même si c’est trop peu, je m’en réjouis! Avez-vous une idée de la répartition de ce budget? Des contacts et des discusssions ont-elles ou seront-elles engagées avec les associations de commercants pour le répartir le plus efficacement possible? Par contre et pour terminer sur une note légère, je note qu’à coté de ces 250000€ pour les noyaux commerciaux, Madame Lemesre a prévu 231.000 EUR pour les horodateurs( aménagement, mobilier et gsm du personnel de la cellule horodateur) qu’elle et son groupe a tellement critiqué. C’est vrai que cet investissement devrait rapporter… 2 millions… 😉

    Cultes

    Tout d’abord, quelle est l’orientation prise par le collège en terme de Rénovation des églises : On constate que le budget 2013 est en baisse. Pourquoi? (seulement 130.000 EUR prévus en 2013 église des Minimes, Divin Enfant, Notre Dame de Laeken,… par rapport à 566.000 EUR en 2012, donc une diminution de plus de 70% ; réduction de 424.000 EUR). Pourquoi une telle réduction ?

    Par ailleurs, 1,5 million prévu en 2014 (dont 400.000 EUR pour Sainte Catherine, 350.000 EUR pour Notre Dame du Sablon et 500.000 EUR pour Notre Dame Bon Secours).

    Réaffectation de l’église Sainte-Catherine : vous décidez quoi au collège??? Monsieur close semble continuer de travailler sur le concept Halle aux fruits et légumes, comme indiqué dans le programme de majorité et monsieur Courtois parle d’un musée d’art sacré (dans la presse récemment )

     

    Réponse du Collège

    Madame Persoons, échevine.-
    Quant à la participation, des lignes budgétaires spécifiques ont été inscrites au budget à cette fin, pour la première fois. Nous élaborons un projet visant le dévelopepment d’autres techniques de participation, en plus des forums de quartier. Grâce aux budgets participatifs, un projet a déjà été lancé dans le cadre du contrat de quartier du Jardin aux Fleurs (Aux Arbres, citoyens !). Ces nouvelles techniques seront encore intensifées à l’avenir.

    Mme Lemesre, échevine.-
    Après les fleurs, les pots ! Après 24 ans d’opposition, il est normal que l’on reprenne certains propos que j’y ai tenus…
    Que d’impatience dans le chef de l’opposition actuelle. Je partage l’idée selon laquelle le status quo est déprimant, en particulier dans des compétences qui avaient atteint le zéro absolu. Le soutien au commerce a connu 6 ans de jachère, voire 12. La redynamisation commerciale, en particulier du centre-ville, doit s’inscrire dans un projet global et transversal qui ne peut être improvisé en trois mois. En effet, il implique toutes les compétences du Collège : mobilité, aménagement du territoire, sécurité, propreté… De nombreuses réunions sont programmées en ce sens. Mais depuis 6 ans, il n’y avait plus aucun interlocuteur désigné pour assumer cette fonction. La politique de mobilité a consisté, souvent, à bloquer les accès de la Ville, comme ce fut le cas avec la fermeture du bois de la Cambre ; l’aménagement de l’espace public supprimait systématiquement des places de stationnement.
    La relance économique doit être promue, mais en tenant compte de la réalité commerciale lors de tout aménagement ; elle doit être encouragée par le soutien aux associations de commerçants, par des actions ponctuelles de communication ou de mise en valeur, notamment pendant les fêtes de fin d’année. Des analyses et des évaluations sont en cours et je reviendrai devant vous à chaque initiative, lorsque les budget seront libérés.
    Le commerce de détail souffre beaucoup et les raisons en sont multiples : Internet, la crise, la paupérisation. Face à cette situation, le pouvoir politique doit réagir, et c’est ce que cette majorité fera pour aider les commerces de proximité, les commerces originaux. Notre accord de majorité prévoit de les accompagner et de les soutenir. Nous veillerons également à la bonne affectation des locaux commerciaux de la Régie foncière. Le budget renforce les moyens alloués aux guichets d’économie locale qui accompagnent les candidats entrepreneurs et aident les entreprises en herbe à éclore à Bruxelles. La relance économique passe aussi par des aménagements urbains et de grands projets tels que celui des boulevards et de la rue Neuve. Ils tiendront compte de l’accès aux commerces et de la capacité de stationner à proximité des noyaux commerciaux dans des parkings publics balisés et moins chers.

    M. Courtois, échevin.- 
    Je commencerai par la politique des cultes. Je rappelle que cette matière est régie par des décrets qui datent de 1807 et 1809 ! Il y a donc lieu de revoir notre politique dans les prochaines années. Je suis ce dossier de près, notamment s’agissant des travaux dans les églises. Aucune modification n’est prévue au budget de cet exercice. S’agissant de l’église Sainte-Catherine, aucune décision n’a été prise, contrairement à ce qu’affirme la presse. Notre réflexion n’en est qu’à ses débuts, même si je confirme la nécessite d’avancer vite dans ce dossier.

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