Sécurité

7 SEPTEMBRE 2020 - Questions d'actualité jointes de MM. Weytsman et Wauters, et de Mmes Hoessen et El Bakri relative aux mesures prises suite aux incidents qui se sont déroulés dans les Marolles ce week-end

M. Weytsman.- Je ne reviendrai pas sur les faits de samedi soir qui ont poussé des individus à attaquer des pompiers dans l’exercice de leur fonction. Je voudrais en priorité rendre hommage à ces femmes et ces hommes pour leur travail difficile. Je voudrais rééditer le soutien de mon groupe MR-Vld aux policiers, pompiers et urgentistes exposés de plus en plus à des faits de violence.

Votre expression publique a été forte et juste ! Je la résume par « La police sera partout, tout le temps. Et la justice doit suivre ! » Il est évident que je partage cette réaction ferme. Mais je partageais déjà vos réactions en 2017, 2018, 2019 faisant suite aux émeutes, aux vols, aux pillages ou aux agressions touchant habitants et commerçants dans les quartiers Stalingrad-Lemonnier et le bas des Marolles…

Quelles mesures concrètes ont été prises ou seront prises faisant suite à ces incidents ?

Pourquoi la situation dans ces quartiers continue-t-elle d’empirer ? Les habitants et les commerçants vous demandent davantage de présence policière. Une police de proximité, mais aussi un système de télésurveillance plus étendu et plus efficace pour identifier et poursuivre les criminels.

Quand nous étions en majorité, PS et MR avaient décidé d’augmenter le budget de police pour engager 200 policiers supplémentaires. Combien de policiers sont-ils affectés à ce quartier ? Combien le seront demain ?

Dès 2019, avec de nombreux commerçants et cafetiers, nous vous demandions de renforcer le système de télésurveillance dans la zone comprise entre Stalingrad et les Marolles. Vous vous y étiez engagé. Combien de caméras ont été ajoutées ?

Je plaide à nouveau auprès de la Ville de Bruxelles pour deux politiques essentielles à nos yeux. D’abord, une campagne de prévention et d’éducation dans toutes les écoles de Bruxelles, rappelant le rôle positif des services de secours d’urgence dans notre société. La Ville doit aussi s’engager à réaliser un vrai travail de prévention auprès des jeunes, dans les maisons de quartier, les maisons des jeunes, avec Bravvo, pour rappeler l’importance de ces services de secours dans notre société. La Ville doit en faire une priorité.

Ensuite, avec M. Courtois à l’époque, nous vous proposions régulièrement un nouvel outil, à savoir de petits commissariats souples et parfois mobiles qui doivent pouvoir intervenir 24 heures sur 24 dans les quartiers les plus difficiles. Ils peuvent prendre diverses formes : conteneurs, fourgonnettes de police… L’objectif est d’assurer une présence systématique dans ces quartiers.

Les deux mesures que nous vous proposons permettraient de renforcer l’ensemble des politiques de la Ville de Bruxelles.

M. Wauters.- Une crèche, des éclairages publics, une camionnette et des poubelles vandalisés et brûlés. Autant d’actes inacceptables. J’ai apprécié le ton ferme que vous avez adopté dès le départ. Que des personnes qui sont au service du public, comme la police et les services de secours, soient agressées dans l’exercice de leur fonction est totalement intolérable.

Pourtant, le quartier des Marolles est un quartier très agréable à vivre. Nous avons du mal à nous imaginer que de tels incidents puissent s’y produire.

Le secrétaire d’État Pascal Smet disait qu’il fallait renouer une relation de confiance. Quelle lapalissade ! Cela fait 25 ou 30 ans que nous travaillons sur cette thématique. Selon lui, donc, c’est là que le bât blesse. C’est donc en amont qu’il faut agir par la prévention et le contact permanent avec les familles en dehors des heures de bureau, le soir et le week-end. Et la crise du Covid-19 complique encore la situation. Je ne dis pas qu’il ne faut pas réagir fermement comme vous le faites, mais je constate que le travail en amont dont on parle depuis tant d’années est le maillon faible. Nous devons travailler sur une prévention constante et à long terme. Au-delà d’une réponse ferme et claire, quelle mesure la Ville adoptera-t-elle à court, moyen et long terme pour que le quartier des Marolles reste un quartier bruxellois multiple et convivial ?

Mevrouw Hoessen.- Mijnheer de voorzitter, in het voorbije weekend werd er een reeks incidenten in de Marollen gerapporteerd. We zijn daar allemaal van op de hoogte. Dit geweld brengt onze hulpdienstenen en onze burgers in gevaar en is absoluut onaanvaardbaar. Passende maatregelen zijn dan ook noodzakelijk.

Deze zondag heeft de burgemeester een aantal zaken aangekondigd. De stad Brussel zal klacht indienen en zich burgerlijke partij stellen voor de schade die werd aangebracht aan de crèche van de stad. Heeft men al enig idee van het bedrag van die schade? Kan de crèche operationeel blijven tijdens de herstellingen en zo neen, wat zal er ondertussen gebeuren met de kinderen? Hoeveel tijd wordt er geraamd voor de herstellingen?

Is er voor de Marollen voorzien in bijkomende politieaanwezigheid en of –actie in de komende dagen en weken?

Mijn collega’s hebben er al op gewezen dat een sterk antwoord op dat onaanvaardbare geweld op onze hulpdiensten zich opdringt. Daarnaast vinden wij het ook belangrijk dat er naar een doorgedreven ketenbenadering wordt gekeken bij het voorkomen en bestrijden van vandalisme, geweld en criminaliteit. We komen op zondag allemaal graag naar de Marollen want er zijn daar veel fijne zaken. De associatieve wereld is zeer sterk in de Marollen en we vinden het enorm jammer dat die wijk hierdoor wordt getroffen. Er is echter ook veel wil om in die wijk van onderuit te werken en wij vroegen ons af of er in dat kader voorzien is in bijkomende acties om aan ketenbenadering te doen. 

Mme El Bakri.- Au nom de mon groupe, je condamne les violences de ce week-end. Rien ne peut les justifier. Rien ne peut justifier que l’on s’en prenne aux pompiers qui protègent les gens au risque de leur vie. Nous ne voulons pas de cette violence qui n’apporte aucune réponse. Je suis d’avis que les jeunes devraient être sanctionnés par des peines d’intérêt public et accompagner des pompiers dans leurs missions afin de constater combien leur tâche est cruciale pour leurs familles, leurs voisins et toutes les vies sauvées.

La question est de savoir comment nous allons pouvoir sortir de ce cercle vicieux de confrontation et de tension. La violence de ce week-end est aussi révélatrice d’un échec. Ce quartier rencontre des problèmes qu’on ne parvient pas à résoudre. C’est un quartier très dense, avec des familles nombreuses. On n’y investit pas assez dans les activités destinées aux jeunes et aux adolescents. Il compte trop peu d’éducateurs de terrain, lesquels disent eux-mêmes manquer de moyens pour réaliser un travail de fond. Il en va de même des gardiens de la paix à qui on donne comme directive de se montrer sur le terrain, mais qui se sentent désarmés. Ils pointent le fait qu’il n’y a pas d’espace vert dans le quartier, pas d’espace récréatif. Les jeunes ne se sentent impliqués dans aucun des contrats de quartier.

Ce midi, nous avons rencontré des acteurs du monde associatif et des parents. Ils sont unanimes sur le fait qu’intensifier la répression fera monter les tensions. Ils constatent que depuis juin, les contrôles ont augmenté, mais que cela ne résout pas les problèmes. Nous devons trouver le moyen de calmer le jeu pour renouer le dialogue et briser ce cercle vicieux. On ne s’en sortira pas avec des drones et des patrouilles de police en voiture. Il faut à nouveau investir dans une police de proximité, une police à qui on donne le temps de connaître le quartier, ses habitants et ses jeunes pour entrer en dialogue avec eux, une police qui entend les signaux. La semaine passée encore, un homme âgé a été violemment interpellé par la police. Cela ne fait qu’augmenter les tensions. Les familles se disent choquées par une telle intervention policière. Nous ne pourrons pas nous en sortir avec comme seule approche la confrontation et les interventions musclées. Il faut renouer le dialogue entre les jeunes, d’un côté, et les autorités et la police, de l’autre.

M. le Bourgmestre.- Je vous remercie pour votre soutien unanime aux forces de l’ordre et aux pompiers. Nous sommes tous conscients du travail réalisé sur le terrain. Depuis qu’il existe et depuis la bataille des Marolles dans les années 50, ce quartier concentre beaucoup de défis urbains. Nous y avons toujours beaucoup investi, notamment dans le domaine du logement. Ce quartier compte plus de 100 associations. Parmi les investissements, citons les crèches, les écoles, une salle de sports. On y trouve aussi beaucoup d’infrastructures sportives et culturelles.

Par contre, certains considèrent que ce qui se trouve en dehors du premier périmètre de leur domicile n’appartient pas à leur quartier et ne les concerne pas. Il faut éviter que les quartiers deviennent des nasses. Ils doivent devenir des sas où on ose passer. En termes d’équipements, nous y avons investi massivement.

Les premières victimes de la violence urbaine, ce sont les habitants du quartier. Je ne comprends pas comment on peut mettre le feu à une crèche, alors que les premiers bénéficiaires en sont les riverains. Les habitants jugent inqualifiable de bouter le feu à une infrastructure collective faite pour le quartier. À cet égard, je ferai preuve de la plus grande fermeté. Nous avons porté plainte et nous allons nous constituer partie civile. Je contacterai le parquet à ce propos. 

Mais je continuerai d’aller au contact des habitants. Aujourd’hui encore, j’ai reçu les responsables des salles de boxe. L’ensemble des vestiaires viennent d’être rénovés. Il faut être ferme face à des incidents inqualifiables. Nous continuerons d’aller sur le terrain et vous continuerez de m’interpeller sur des problèmes que vous avez identifiés dans ce quartier. C’est à cela que sert un Conseil communal. Nous sommes déterminés à continuer d’investir dans ce quartier, dont la densification historique et l’apport ultérieur d’équipements collectifs ont été compliqués. Toutefois, nous ne renonçons pas. Au cours des quinze dernières années, énormément d’équipements ont été créés dans les Marolles. Des jeunes du quartier ont décidé de se mobiliser pour du matériel scolaire. Je ne veux pas de couvre-feu, car l’immense majorité de la population des Marolles est attachante et solidaire, capable de s’organiser pour poser des actes extraordinaires, même dans des quartiers pauvres. Je les ai vus se mobiliser pour distribuer de la nourriture. Il existe une vraie solidarité dans les Marolles.

Nous allons identifier les fauteurs de troubles, mais sans globaliser ni stigmatiser. Les Marolles, c’est un quartier diversifié qui rencontre des problématiques urbaines complexes. Il n’y aura pas de réponse simpliste de ma part. Je serai ferme, mais ma réponse sera complexe. Nous ne renoncerons pas. Les logements sociaux des Brigittines seront rénovés. Vous aurez raison de nous interpeller sur certains manquements et nous continuerons de tenter de trouver des réponses. Ces incidents, nous allons y mettre fin. Notre réponse ne sera pas uniquement policière. Elle se traduira par un investissement continu dans ce quartier qui est une des âmes de Bruxelles, car il symbolise tous les défis lancés à notre belle capitale.

M. Weytsman.- Nous souhaiterions que vous traduisiez votre fermeté dans des actions. Vous ne nous avez présenté aucune action concrète. Qu’en est-il de la télésurveillance ? Vous vous êtes engagé à plusieurs reprises devant les commerçants de l’avenue de Stalingrad. Vous avez obtenu une augmentation du budget alloué à la police. Combien de policiers sont présents dans ces quartiers ?

Qu’en est-il du renforcement de la prévention, notamment dans nos écoles ? Les jeunes doivent comprendre que les services d’urgence et de secours sont là pour nous servir.

La densification du quartier a été une erreur historique. J’espère que vous le comprenez, car j’ai l’impression que vous travaillez sur les mêmes bases pour densifier d’autres quartiers, en particulier à Laeken et Neder-over-Heembeek. Je ne voudrais pas que ces quartiers soient exposés demain aux difficultés que connaissent actuellement les Marolles.

M. Wauters.- Je retiens que vous voulez faire preuve de fermeté et réaliser un travail sur le long terme. Outre les aménagements et les terrains de sport, il faut aussi un investissement humain dans le suivi des problèmes rencontrés par des familles plus précarisées, cela dans certains quartiers plus que dans d’autres, comme la Querelle, Laeken ou Neder-over-Heembeek. Nous pourrions créer un groupe de travail autour de la proposition de M. Weytsman visant à sensibiliser, dans les écoles, au respect des services de police et d’urgence. Nous pourrions y intégrer les nombreuses associations qui sont en contact avec la population, la police… Cela permettrait d’appréhender la problématique dans toute sa diversité. Les problèmes de violence n’ont pas qu’une cause. La période de confinement a peut-être exacerbé les tensions.

Il ne faudrait pas que les incidents dont question ternissent l’image des Marolles. Ce groupe de travail pourrait éviter que de tels incidents ne s’étendent à d’autres quartiers densifiés.

Mevrouw Hoessen.- Mijnheer de voorzitter, ik begrijp dat het door de heel recente gebeurtenissen onmogelijk is om specifieke informatie te geven over de crèche. Ik hoor ook dat de burgemeester de zaken op de voet zal volgen, in samenwerking met het parket. Wij juichen dat toe. We vinden het eveneens belangrijk dat er aanzienlijke investeringen gedaan worden in de Marollen, zowel op het vlak van sport als van de huisvesting. Ik sluit mij toch ook aan bij het aspect van het menselijke. U hebt met een sleutelfiguur van salle de boxe samengezeten. Die mensen zijn enorm belangrijk in zo’n wijk omdat zij een uitgebreid netwerk hebben. Zij kunnen heel snel informatie doorgeven. Ik hoop dat u samen met de politie andere sleutelfiguren zult kunnen identificeren, waarmee u in die wijk samen aan de slag kunt gaan.

Wij zijn echt ook voorstanders van het versterken van de straatwerkers in de wijken. We delen daarnaast ook nog mening dat er op educatief vlak nog veel te doen valt.

Mme El Bakri.- J’entends votre appel à écouter et à relayer ce que les habitants ont à dire et à proposer face à de tels problèmes. C’est comme cela que nous voyons notre rôle de Conseiller communal.

Vous avez soulevé la question de savoir pourquoi les gens ne se déplacent pas de quelques centaines de mètres pour profiter d’une infrastructure. Cela peut paraître incompréhensible, mais c’est un fait et cela pose problème. Un travail doit être mené avec les éducateurs pour apporter des réponses concrètes à ces situations.

M. le Bourgmestre.- Je remercie l’ensemble des Conseillers communaux d’avoir pu tenir un débat serein sur une question difficile. Les défis sont complexes. La densification des équipements publics est importante dans les Marolles. Notre défi est de les faire fonctionner en s’appuyant sur les acteurs de terrain, Bravvo, les éducateurs de rue et le monde associatif en général. Nous sommes en contact permanent avec eux.

Nous allons prendre des mesures dures pour rétablir l’ordre et empêcher de tels actes inqualifiables, mais nous allons aussi poursuivre le dialogue. La répression ne sera certainement pas notre seule réponse.

11 MAI 2020 - Zone 20 Ville de Bruxelles

M. Wauters.- S’agissant de l’instauration de la zone 20, nous avons appris l’information par la presse alors que nous étions réunis en Conseil communal… Je regrette que nous n’ayons pas pu en discuter, car nous sommes là pour porter ensemble un projet au bénéfice de notre Ville. J’ai envoyé un courrier au bourgmestre lui demandant d’organiser une réunion des chefs de groupe, mais je n’ai même pas reçu un accusé de réception. Je le regrette.

Qu’en est-il du respect des 20 km/h par les véhicules des pompiers ?

M. le Bourgmestre.- La mesure relative à la zone de rencontre a été prise dans l’urgence, effectivement. Monsieur Wauters, je vous prie de m’excuser. J’ai l’habitude de répondre aux courriers. Nous allons discuter de ce dispositif avec les commerçants et les comités de quartier. L’objectif était de permettre aux gens de se croiser, notamment dans les petites rues. La police nous a simplement demandé de fixer un territoire cohérent, ce que nous avons fait pour le Pentagone dans un premier temps. Nous allons devoir adapter ce dispositif en permanence. En l’espèce, l’idée était de faire savoir aux automobilistes que s’ils venaient en voiture à Bruxelles, ils devaient faire attention au fait que des gens étaient susceptibles d’emprunter la chaussée. Nous pouvons faire confiance aux Bruxellois. Les choses se dérouleront bien.

Comme à chaque fois que nous fermons le bois de la Cambre, des discussions auront lieu entre la Région et la commune d’Uccle. Mais reconnaissons que nous devons exploiter au bénéfice des familles le poumon vert que représente ce bois. Nous devons également trouver une solution pour les concessionnaires du lieu. Donc, il y aura concertation entre les acteurs concernés quant à la prolongation du dispositif.

Madame Loulaji, votre question est pertinente, mais je ne dispose pas encore de statistiques épidémiologiques par quartier.

27 JANVIER 2020 - Motion-Motie Proposition de motion introduite par M. Vanden Borre et cosignée par M.Weytsman, pour le groupe MR-Open Vld et par M.Wauters et Mme Debaets pour le groupe cdH-CD&V+ concernant la mise en œuvre d'un Partenariat local de prevention. Voorstel van motie ingediend door dhr. Vanden Borre en mede-ondertekend door dhr. Weytsman, voor de fractie MR-Open Vld en dhr. Wauters en mevr. Debaets voor de fractie cdH-CD&V+ betreffende de oprichting van een Buurtinformatienetwerk.

De heer Vanden Borre.-Mijnheer de voorzitter, als mevrouw Lalieu de motie gelezen heeft, kan ze niet anders dan akkoord gaan met de inhoud ervan omdat die in de lijn ligt van een vroegere verklaring van de burgemeester. Ik had hem een tijd terug namelijk hier een vraag over gesteld en hij heeft mij geantwoord dat  hij, wanneer hij of de korpschef een vraag zou ontvangen, daarover zou oordelen en zou bekijken of een buurtinformatienetwerk gevormd zou kunnen worden.

Daaruit kan ik alleen maar concluderen dat de burgemeester de vorming van buurtinformatienetwerken gunstig genegen is. We weten allemaal dat buurtinformatienetwerken niet uit de lucht komen gevallen, maar dat de overheid daar een rol in moet spelen en dat dit moet worden gecoördineerd. Dat is net wat mijn motie voor ogen heeft.

Ik heb de steun gekregen van een aantal collega’s gemeenteraadsleden uit de oppositie, waarvoor mijn dank. Ik zou het, samen met alle Brusselaars, echter ook appreciëren mocht de meerderheid in deze gemeenteraad deze motie steunen.

De oproep is namelijk heel duidelijk en eenvoudig. De raad zou, ten eerste, beslissen dat we zelf, na een publieke oproep, op korte termijn een aantal proefprojecten inzake BIN opstarten in verschillende Brusselse wijken. Uit ervaring weet ik dat er daar vraag naar is, dat verschillende mensen, wijkcomités en raden geïnteresseerd zijn in de oprichting van een buurtinformatienetwerk. Ten tweede, dat de stad zichzelf de doelstelling oplegt om tegen het einde van de huidige legislatuur te streven naar een BIN in elke Brusselse wijk. Ik verwijs naar het mooie voorbeeld van Sint-Agatha-Berchem. We hebben in de pers kunnen lezen dat die netwerken daar goed werken, dat er resultaten zijn. In Brussel-stad zou dat volgens mij ook mogelijk zijn.

De derde overweging is dat de stad Brussel overleg pleegt met andere gemeenten teneinde een buurtinformatienetwerk op te richten in wijken die gelegen zijn op het grondgebied van meerdere gemeenten. Het lijkt mij logisch dat er daarover wordt gediscussieerd en dat men daar gezamenlijke besluiten neemt.

De laatste overweging is dat de Stad een bewustmakingscampagne organiseert om de burgers te informeren over de voordelen van buurtinformatienetwerken. Ik zie dat de politie soms met de burgers gaat praten. Dat is goed en dat zou een gelegenheid kunnen zijn om de buurtinformatienetwerken onder de aandacht te brengen.

Dit is dus een zeer duidelijke motie want de bijlage is het informatieve kader van wat een buurtinformatienetwerk is. Ik ben ervan overtuigd dat er nog altijd veel misvattingen bestaan over wat het is en niet is. Het is geen burgerwacht. Dat is zeker niet de bedoeling, maar het is wel een interessant instrument om de veiligheid en de betrokkenheid te verhogen. Dit is een vorm van burgerparticipatie, om een mooi woord te gebruiken dat door de meerderheid zo vaak wordt gehanteerd. Ik zou het bijgevolg appreciëren mocht de meerderheid zich daadwerkelijk inzetten op burgerparticipatie en het voorstel tot oprichting van buurtinformatienetwerken steunen.

Mevrouw Debaets.-Mijnheer de voorzitter, even een korte toelichting waarom wij deze motie steunen. Wij weten allemaal dat er nog heel wat werk aan de winkel is om de Brusselaars een verhoogde veiligheid en een verhoogd veiligheidsgevoel te garanderen.

Uit recente enquêtes van BPV bijvoorbeeld bleek dat vier op de tien Brusselaars vaak een onveiligheidsgevoel ervaren. Daar bestaat uiteraard geen pasklare remedie voor, maar ik ben ervan overtuigd dat een aantal oplossingen daartoe bij kunnen dragen. Wat zeker meespeelt is meer politieaanwezigheid op straat, op zich al een vorm van preventie. Ik wil bij deze gelegenheid toch nog alle lof toezwaaien naar de bikers. Ook de burgers, en daartoe dient dit initiatief, kunnen daarbij helpen. Het vertrouwen tussen de Brusselaar en de politie moet worden opgekrikt en dat is net de kern van het voorstel van motie.

Het oprichten van die BIN’s is geen taak van de overheid. Dat is ook de vraag niet, maar de overheid kan wel de omstandigheden creëren om dat te vereenvoudigen zodat meer initiatieven kunnen ontstaan.

Uit voorbeelden in andere steden waar die BIN’s werden opgericht blijkt dat mensen daardoor hun buurt beter leren kennen. Iemand zei dat hij zo zijn eigen buurt herontdekt had. Het zorgt immers voor een soort solidariteit en een betere kennisvan de buren. Dat kan de samenleving versterken. Iemand vertrekt bijvoorbeeld met vakantie en vraagt zijn buren, zoals vroeger in de dorpen spontaan gebeurde, om af en toe de rolluiken eens op te trekken om de indruk weg te nemen dat er daar weken niemandthuis is. Ik denk dat het in een stad als Brussel, een anonieme stad met een miljoen inwoners, ook belangrijk is dat mensen elkaar leren kennen en dat men spontaan voor elkaar in de bresspringt. Ook dat is een vorm van preventie. Om dat alles steunen wijgraag dit voorstel en ondertekenen we het zelfs mee.

M. Coomans de Brachène.-Le terme responsabilisation est très important pour notre groupe. En l’occurrence, il s’agit d’une responsabilité partagée dans laquelle chaque citoyen joue un rôle constructifpour sa sécurité et la sécurité de ses proches. L’objectif est de recréer du lien entre les citoyens, d’une part, et entre les citoyens et leur police de proximité, d’autre part. J’ai présidé un comité de quartier pendant 20 ans et je peux vous dire l’importance que cela revêt. Enrichir la notion de comité de quartier avec un volet sécurité encadré, c’est toujours une plus-value. Les quelques inconvénients de ce dispositif sont largement compensés par ses très nombreux avantages. Mon groupe soutiendra cette proposition et j’espère que la majorité s’y ralliera.

 

De heer Bauwens.-Mijnheer de voorzitter, na het lezen van dit voorstel van motie over buurtinformatienetwerken, ben ik even teruggegaan in de geschiedenis en ik ben er niet van geschrokken dat dezemotie hier voorligt.

Tussen het jaar 2000 en nu hebben we zeven Open VLD-MR ministers gehad, zes cdH-CD&V ministers en één N-VA minister van Binnenlandse Zaken of Justitie. Het zijn toevallig die ministers die het politieapparaat al jaren hebben afgebouwden afgebroken. Het is niet alleen Bruno van de PVDA die dat zegt, maar ook wijlen Brice de Ruyver, de raadgeven van de heer Verhofstadt, dus geen notoir communist. In 2014 zei hij het volgende : “ De situatie is uitzichtloos. Men pleegt al jaren roofbouwop het budget van de politie en dat begint zich op een bepaald moment te wreken.”  In 2017, na de besparingen van de regering Michel, waar Jan Jambon ijverig aan meehielp, verklaarde de vakbond, die hier net door de meerderheid werd geciteerd, het volgende: “De bedoeling was om het afgelopen jaar nieuwe mensen in dienst te nemen bij de politie, maar dat lukte niet, waarom, omdat zelfs de recruteringsdiensten onderbemand waren.”

De PVDA heeft in het federale parlement minister Jambon al enkele keren geïnterpelleerd over zijn afbraakbeleid. Ik geef een aantal voorbeelden van politieafbraak door N-VA, CD&V, cdH, Open-VLD. De verhoging van de pensioenleeftijd van de agenten heeft het beroep van politieagent zeker niet populairder gemaakt. De vermindering van het aantal vakantiedagen van 33 naar 24 evenmin. Geen loonsverhoging sinds 2000, terwijl de lonen van de ministers op riante wijze zijn gestegen. Er is de beperking van het aantal ziektedagen, maar ook de politieagenten kiezen er zelf niet voor om ziek te worden.

In 2018 heeft dat alles geleid tot de helft van het geplande aantal aanwervingen. De partijen die al tien jaar lang de politie afbreken komen hier nu verkondigen dat het veiligheidsgevoel en de perceptie van de wijken moeten worden verbeterd, daar waar ze zelf verantwoordelijk zijn voor dat probleem.

Ik heb even getwijfeld, maar wij zullen dit voorstel niet goedkeuren, mede omdat ik in de pers gelezen heb wat de volgende stap van Jan Jambon zal zijn. Hij wil namelijk een korps van vrijwillige politiemannen oprichten, bijna het Légion d’Honneur, dat bestaat uit oude politiemannen die eindelijk aan hun pensioen geraakt zijn want de pensioenleeftijd is verhoogd, militairen die de straten van Brussel inmiddels goed kennen, fiscalisten, boekhouders en informatici. Computerspecialisten worden opgeroepen om de straten van Brussel veiliger te maken omdat de politie is afgebouwd door de partijen die deze motie hebben ingediend. Ik vind dat redelijk straffe koffie. De politie uw vriend ! Alleszins niet de vriendvan de N-VA, CD&V en Open VLD.

Ik  heb vorige keer al een getuigenis aangehaald over de onveiligheid in wijken. Ik ga ze nog eens herhalen. Blijkbaar moet het buurtinformatienetwerk inzetten op het verwittigen en op het verhogen van het bewustzijn. Ik hebal talrijke getuigenissen van mensen die zeggen dat ze, als ze de politie bellen voor een inbraak – Ik heb het over mensen wonend aan het Anneessensplein – drie uur moeten wachten vooraleer de politie ter plaatse komt. Die mensen moeten niet bewust gemaakt worden van het gevaar in de straat, maar de stad, het land moet inzien dat er in de politie moet worden geïnvesteerd. De PVDA – de N-VA heeft dat al begrepen – komt op voor veiligheid en politie. Wij willen de nadruk leggen op de nabijheidspolitie. Die nabijheidspolitie is afgebroken in Brussel en in het hele land. Wie kent hier nog de naam van zijn wijkagent(e) ? Ik alleszins niet. Ik zie hier zes opgestoken handen, dat is een grote minderheid van de 49 mensen hier aanwezig.

Mevrouw Debaets vindt dit een goed initiatief want zo spreken de mensen nog eens tegen hun buren. Ik spreek elke dag tegen mijn buren en ik heb echt geen buurtinformatienetwerk nodig om met mijn buren te babbelen over wat goed is en wat verkeerd loopt.

Ik heb, anderzijds, nog niets gehoord over investeringen in sociale buurtcomités, jeugdwerken, enzovoort. Het is gewoon demagogie. We breken de politie af en dan moet de burger het werk doen. De PVDA zal dus tegenstemmen want het is een gevaarlijk precedent om te evolueren in de richting van een vrijwilligerskorps en wie weet wat nog meer.

M. Wauters.-Je souhaite réagir à l’intervention de M.Bauwens. L’idée n’est pas de désinvestir dans la police. La présente proposition est citoyenne. Dans les villages et dans certains quartiers dela Ville, les gens s’entraident naturellement pour leur sécurité. Cela crée du lien et favorise la vie en société.

Meneer De Burgemeester.-Mijnheer de voorzitter, ik wil om te beginnen graag zeggen dat de burgers voor de Brusselse politie inderdaad belangrijkepartners zijn.

Ten tweede, in de motie staat dat dat partnerschap in bepaalde situaties de vorm kan aannemen van een buurtinformatienetwerk. Dat is vandaag al het geval. Zo hebben we een BIN met de handelaars op de Zavel en het Kasteleinplein in Elsene. Binnen de zone zijn het de buurtregisseur en de dienst beleidsondersteuning die de bewoners en handelaars hierin faciliteren.

Belangrijk bij dergelijke initiatieven is echter het draagvlak en het feit dat het initiatief van de bewoners en de handelaars zelfkomt. Zonder dat draagvlak zal een BIN immers niet werken omdat het inspanningen vraagt van alle betrokken partners.

Onze politiezone heeft ook ingezet op nieuwe en andere soorten van partnerschap, zoals het evenement Coffee with a copen onze kadetten, diede burger dichter bij de politie brengen en helpen aan het opbouwen van een vertrouwensrelatie. Zoals u zelf al hebt kunnen vaststellen zijn we ook zeer actief op de sociale media waarbij we vaststellen dat burgers gemakkelijker contact nemen met ons omdat de afstand korter is.

We zullen deze motie bijgevolg dan ook niet goedkeuren omdat ze zonder voorwerp is. Ten eerste, de wetgeving BIN bestaat al en is al in de praktijk gebracht.

Ik kan dit, ten tweede, niet zomaar veralgemenen en opleggen en, ten derde, er zijn volgens ons nog andere manieren om de burgers te betrekken bij het beleid en we blijven op dat vlak nieuw initiatieven ontwikkelen.

De heer Vanden Borre.-Mijnheer de burgemeester, u stelt mij toch wel teleur. U probeert zich een flinks imagoaan te meten, maar we zien helaas dat dat ontkracht wordt door uw daden in de praktijk.

Ik probeer daarop te wegen, soms met succes als ik kijk naar het alcoholverbod in de  voetgangerszone. U hebt daar een goede stap gedaan, maar u kunt er nog meer doen.Dit voorstel is er één van.

U hoeft nu niet doctrinair te weigeren omdat het voorstel van de N-VA en de oppositie komt en u hen als PS-burgemeester liever geen pluimen op de hoed ziet steken. Dat is alleen maar jammer voor de Brusselaar en we zullen moeten vaststellen dat andere gemeenten wel nog verdere stappen zetten en dat u als burgemeester van Brussel-stad, de grootste van de 19 Brusselse gemeenten achter blijft. Ik kan dat alleen maar betreuren.

Vote

Mr. le Président.-Nous devons à présent nous prononcer sur la proposition de motion.

(Il est procédé au vote nominatif.)

Mr. le Président.-Rejetée, sous réserve des observations formulées par l’opposition.

13 JANVIER 2020 - Dossier de M. le Bourgmestre concernant le bodycam des policiers

M. Weytsman.- Le groupe MR-Open/Vld soutiendra ce point. Cette mesure contribuera à améliorer les conditions de travail de nos policiers. C’est une excellente décision.

Quel sera le coût de la mesure?

Quel en sera l’impact sur les processus d’intervention, les formations et l’accompagnement?

De heer Bauwens.- De PVDA is in zekere mate voorstander van bodycams bij depolitie. In de eerste plaats hebben zij een ontradend effect bij beide partijen. Als ik het goed heb begrepen, beslist de agent wanneer hij de camera activeert. Wij  pleiten voor het invoeren van de verplichting om de camera bij elk incident teactiveren.Op die manier kunnen de camerabeelden ook in het voordeel van de geïnterpelleerde worden gebruikt. Men kan niet van die persoon verwachten dat hij de agent verzoekt om de camera aan te zetten.

Wij steunen het voorstel, op voorwaarde dat de camera bij elke interventie door de betrokken agent wordt geactiveerd.

De heer Vanden Borre.-De N-VA steurt het voorstel. De wet die aan de basis ervan ligt, is ontstaan onder de voormalige minister van Binnenlandse Zaken, Jan Jambon. Het is positief dat Brussel Hoofdstad hier nu werk van maakt.

Op de tweede pagina van het verslag van de politieraad, waarvan ik enkel de Franse versie heb gevonden, lees ik: “Contrairement à d’autres zones de police qui utilisent déjà des bodycams ou envisagent de le faire sous peu, nous sommes d’avis que pour répondre pleinement aux critères à charge et à décharge, chaque intervention policière doit être enregistrée dès lors qu’un contact avec un particulier est envisageable.”

Hoe vertaalt de burgemeester dit concreet bij interventies?In een Gewest met zes politiezones is het in de eerste plaats de taak van het Gewest om voor regelgeving te zorgen, zodat er uniformiteit kan worden verzekerd. Het Gewest moet ter zake een opleiding voor de politiemensen organiseren. Voorts zouhet kunneninstaan voor de aankoop, aangezien het over een aankoopcentrale beschikt. Ten slotte wijs ik op de juridische onduidelijkheid. Voor zover ik weet, is Brussel Hoofdstad de enige zone die wil overgaan tot het gebruik van bodycams. Als de interventies in andere politiezones niet met dezelfde middelen gebeuren, kunnen er tegenstrijdige juridische situaties ontstaan. Dat kan niet de bedoeling zijn. Ik herhaal dat dit project op het niveau van het Gewest moet worden uitgewerkt en ik dring er bij de burgemeester op aan om deze aangelegenheid te bespreken met minister-president Vervoort.

M. Wauters.- Je me joins aux questions de mes collègues. Notre groupe soutient votre projet, car il permettra d’objectiver le déroulement des interventions et de produire des éléments à charge et à décharge.

Les images peuvent être conservées pour une durée de trois à douze mois quand elles sont prises par un policier qui estime qu’un problème pourrait surgir. Le citoyen concerné pourra-t-il également accéder à ces images?

M. le Bourgmestre.-Je remercie M. Vandenhoute, ici présent, directeur de la division trafic qui a coordonné le projet.

Le coût varie entre 600 et 1.600€ pour cette première expérience (30 bodycams et decks). Si tous les policiers devaient être équipés, cela représenterait plusieurs centaines de milliers d’euros. Nous verrons si tel sera le cas et selon quelles modalités (matériel personnel ou commun, etc.). Le deck est l’équipement où sont automatiquement déchargées les images enregistrées et stockées sur la bodycam. Des formations seront dispensées sur l’usage de la bodycam. Je rappelle que les citoyens peuvent filmer les interventions.

A priori, pendant la phase test, ce sont principalement les bikers et les personnels liés à la division trafic et à la DPI(division proximité intervention) qui seront équipés de bodycams. Je vous propose de dresser un premier bilan dans quatre ou cinq mois avec le chef de corps. L’autorisation du Conseil communal est légalement obligatoire pour approuver cette mesure.

Les caméras filmeront en permanence, mais les images seront «écrasées» au fur et à mesure. Le policier devra activer un bouton pour enregistrer et conserver les images prises jusqu’à 90 secondes avant ladite activation. Une fois enregistrées, ces images ne pourront plus être effacées. Une fois la bodycam posée sur son deck, elles seront envoyées vers le serveur.

Nous avons une police intégrée structurée à deux niveaux. Comme pour le reste du matériel, ce dispositif devrait être uniformisé au niveau national dans les 196 zones de police, et pas seulement dans les six zones de la Région bruxelloise. Nous avons été précurseurs dans le placement de caméras dans les locaux d’interrogatoire des commissariats. Cette mesure a fait diminuer le nombre de plaintes et permis de calmer les relations.

C’est le chef de corps qui définit les usages qui peuvent être faits de la bodycam.

Quand une plainte est déposée au pénal, le citoyen concerné peut demander, par le biais de son avocat, d’accéder aux images. La bodycam n’est pas la panacée. C’est un projet soutenu par notre zone de police. Je vous donne rendez-vous dans quelques mois pour en évaluer les premiers effets.

24 SEPTEMBRE 2018 - Questions de Mme Nagy, M. François, Mme Persoons et M. Wauters concernant l’impact et la gestion de la situation des migrants sur le territoire de la Ville au parc Maximilien Question jointe de Mme Lemaitre concernant les violences policières envers les migrants

Compte rendu

Wauters.- L’incident de lundi passé montre à quel point la situation au parc Maximilien reste tendue, avec des personnes en situation de fragilité extrême qui tombent parfois dans la délinquance et l’agressivité, ce qui est inacceptable. La responsabilité de l’État fédéral et, donc, du secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, est certes engagée dans le chaos présent au parc Maximilien. Ce chaos est d’ailleurs entretenu par des décisions telles que la libération de migrants du centre fermé de Steenokkerzeel et leur transfert vers le parc. Mais la Ville est également responsable de par les contradictions et les incohérences répétées des membres de la majorité. Cet été déjà, des déclarations politiques révélaient les vives tensions qui existaient tant au niveau fédéral qu’au sein de la majorité PS-MR de la Ville. Ainsi, le ministre Theo Francken accusait le Bourgmestre Philippe Close de ne pas jouer son rôle dans la transmission des données à l’Office des étrangers et d’entretenir ainsi la concentration de migrants dans le parc. Le premier échevin Courtois, quant à lui, demandait cet été que le parc soit évacué, voire clôturé. Le Bourgmestre n’avait pas souhaité commenter cette déclaration à l’époque. Les Bruxellois demandent une position claire de la Ville de Bruxelles, même si l’enjeu est plus large. Pour nous, il est primordial de ne pas reproduire un second Calais à Bruxelles. Cette situation est humainement scandaleuse. Il est donc grand temps que la majorité prenne ses responsabilités et arrête d’éluder des problèmes par des discours parfois opportunistes et électoraux qui démontrent ses limites. Il en va de la qualité de vie des riverains, de l’accueil des migrants et des conditions de travail des forces de l’ordre. Je souhaiterais quelques précisions sur l’intervention policière de jeudi passé. Des photos montraient une intervention plutôt musclée. S’agissait-il d’une intervention de la police de la zone ou de la police fédérale ?

Wauters.- À un moment donné, on ne peut plus se rejeter la balle. Le groupe cdH-CD&V exige que les associations citoyennes actives sur le terrain soient écoutées et soutenues. Nous rappelons qu’il y a urgence, car nous sommes à la veille de l’hiver. Plutôt que relancer la balle, la Ville pourrait prendre la main. J’entends qu’Ixelles réagit déjà. Il pourrait y avoir une réponse de la Région et des communes bruxelloises pour faire en sorte d’accueillir ces 300 personnes dans un avenir très proche. Le parc redeviendrait un espace vert. Les habitants pourraient y vivre sereinement et les services de M. Zian ne devraient plus travailler en vain. La Ville doit prendre la main dans ce dossier. Il en va de notre image.

21 NOVEMBRE 2016 - Dossier de l’échevine Hariche, la convention de subvention entre la Ville et la Région de Bruxelles-Capitale pour la mise en œuvre de projets de sécurisation d'abords d'écoles ainsi que de la piscine de Laeken

M. Wauters.-Nous venons de recevoir sur nos bancs le point 89. Il vise la convention de subvention entre la Ville et la Région de Bruxelles-Capitale pour la mise en œuvre de projets de sécurisation d’abords d’écoles ainsi que de la piscine de Laeken.

En quoi consisterait une telle sécurisation de la piscine de Laeken ?

Mme Hariche, échevine.-La présente convention nous permet d’obtenir les moyens financiers nécessaires pour procéder auxdits aménagements. Ces derniers doivent encore être définis.

7 NOVEMBRE 2016 - Les problèmes de sécurité routière rencontrés par les piétons lors de la traversée de la chaussée Romaine à la hauteur de la grande surface récemment ouverte du côté de Wemmel, à la hauteur du numéro 906

M. Wauters.-Il y a quelque mois, une grande surface s’est installée chaussée Romaine, à la hauteur du numéro 906, sur le territoire de la commune de Wemmel. J’ai récemment été interpellé par des habitants de la Cité modèle à propos d’un problème de sécurité piétonne à cet endroit. En effet, pour se rendre à ce supermarché, ils doivent évidemment traverser la chaussée Romaine, qui se trouve à cheval sur Bruxelles et Wemmel.

Ils se plaignent du fait que cette chaussée est une vraie autoroute et que personne ne laisse passer les piétons, pas même sur le passage clouté! Quand vous faites vos courses avec vos enfants, quand vous transportez vos paquets, cela devient vraiment dangereux.

La Ville ne pourrait-elle pas prendre contact avec la commune de Wemmel pour dégager avec elle une solution?

Pourrait-on imaginer un feu de signalisation?

Mme Ampe, échevine.-Nous avons reçu les mêmes plaintes. Nous avons donc demandé à notre bureau d’études de nous soumettre une solution. La police a déjà rendu un avis positif. Ce point sera mis à l’ordre du jour du prochain Collège. Il s’agira d’un passage piéton avec îlot permettant aux habitants qui viennent de la Cité modèle de traverser en sécurité.

7 NOVEMBRE 2016 - La sécurité et l'aménagement du quartier Léopold I et de la rue Marie-Christine

Mme Moussaoui.-La situation dans le quartier Léopold I, à l’angle de la rue Thys-Vanham, et sur la rue Marie-Christine se dégrade. On y assiste à des bagarres et des trafics, notamment.

Serait-il possible de placer, à l’angle de la rue Léopold I et rue Thys Vanham, un casse-vitesse?

Il en va également de la sécurité des enfants qui fréquentent l’école n°33. Et pourquoi pas un gardien de la paix qui pourrait faire traverser les enfants en toute sécurité? L’éclairage n’y est pas très performant.

Citons aussi des problèmes de produits illicites qui circulent dans certains cafés du coin. Une pétition a été lancée par les citoyens.

Pourrait-on prévoir la présence d’agents de Bravvo ou de médiateurs de l’asbl Tranquillité?

Des dépôts clandestins sont souvent présents devant la fresque.

M. Wauters.-Je salue le fait que l’éclairage public autour de la place Bockstael ait été rétabli.

Lors d’une rencontre avec les citoyens, les commerçants et les habitants nous ont signalé une série de problèmes sur le petit square situé au-dessus du métro. Les actes de vandalisme y sont nombreux.

Pourrait-on envisager l’installation de nouvelles caméras de surveillance?

Les commerçants de la rue Marie-Christine m’ont signalé qu’une caméra avait été placée à proximité d’un arbre, ce qui limitait son efficacité.

À Laeken, certains endroits sont couverts de manière récurrente par des dépôts clandestins.

M. le Bourgmestre.-À chaque forum de quartier, et notamment au dernier qui s’est tenu à Laeken et auquel je participais, nous répondons à toutes ces questions.

S’agissant des rues que vous évoquez, le réaménagement du quartier réduira la largeur des voiries et, donc, la vitesse des véhicules. Pour certains aménagements, nous aimerions être suivis par la commune de Jette.

Un radar préventif sera installé, qui nous permettra d’analyser la situation. Le cas échéant, nous installerons ensuite un radar répressif.

Nous sommes favorables à la pose de casse-vitesse, mais cette mesure doit être envisagée en concertation avec la STIB.

J’en viens aux établissements qui posent problème. Nous en avons fermé certains. Des opérations antidrogue ont été menées dans ces établissements et enrue. Des bandes ont été démantelées. La lutte contre le trafic de drogues est une priorité du Collège. Le débat sur les drogues doit avoir lieu, mais au Parlement.

S’agissant des nuisances en rue, nous appliquerons une politique de répression et je remercie les services de police pour leur action. Même si, ce faisant, nous nous attaquons à un marché gigantesque et que cela donne lieu à des représailles, nous poursuivrons dans cette voie. La tâche est ardue, mais les citoyens sont de plus en plus conscients de l’efficacité de notre action.

Dans le quartier, nous avons réalisé de gros investissements en termes de logements, d’équipements collectifs, etc. La situation s’est fortement améliorée, mais ce que les gens acceptaient naguère leur est devenu insupportable aujourd’hui.

S’agissant des dépôts clandestins, on ne peut pas considérer que la Ville en soit responsable. Nous essayons d’endiguer ce phénomène par des actions préventives et répressives.

Pour en revenir au trafic de drogues, je le dis clairement: celui qui se paie de quoi faire un joint paie une balle !

5 SEPTEMBRE 2016 - Le manque cruel d'éclairage de la place Emile Bockstael, ainsi que de l'absence de "plan lumière" pour mettre en évidence le bâtiment du Centre Culturel Bruxelles Nord, Maison de la Création

M. Wauters.- C’est un euphémisme de dire que la place Émile Bockstael est tout sauf un lieu convivial. Alors quelle devrait être un espace de vie et un trait d’union entre les différents quartiers du centre de Laeken, elle n’est qu’un vaste parking balayé par les vents, un espace bien triste urbanistiquement parlant.

Par ailleurs, depuis des mois, voire des années, le centre de la place se retrouve dans le noir la nuit tombée. Et donc, s’il y a beaucoup à dire de cette place – notamment sur les aménagements dont elle devra ou dont elle devrait bénéficier, que ce soit dans le cadre du contrat de quartier durable ou dans celui d’un plan de redynamisation commerciale global -, je me focaliserai aujourd’hui sur le volet éclairage de celle-ci.

Le soir, on peut constater que les lampadaires entourant le centre de la place (ceux longeant le Centre culturel Bruxelles Nord – Maison de la création ainsi que ceux situés sur le passage « spaghetti » entre la place et les arrêts STIB) sont en fait éteints. Si le boulevard et les rues avoisinantes sont bien éclairés, de fait la place donne l’impression d’un vaste trou noir! Outre le triste aspect que cela donne au lieu, cette situation crée également un réel sentiment d’insécurité pour les personnes devant la traverser en soirée. Je rappelle que des incidents parfois graves se produisent régulièrement sur et autour de ladite place.

Est-il vraiment impossible, en dehors de tout réaménagement éventuellement prévu, de faire en sorte que, dès demain, les éclairages existants fonctionnent? Que comptez-vous faire pour remédier à cette situation?

Par ailleurs, l’ancienne maison communale de Laeken – elle abrite aujourd’hui le Centre culturel Bruxelles Nord – Maison de la création, mais aussi la bibliothèque et la police – a été fort bien rénovée. Or, depuis trois ans, je constate qu’aucun plan lumière visant à mettre en évidence ce remarquable édifice ne semble se mettre en place.

Mme Ampe, échevine.- Sibelga, en charge de l’éclairage public, nous signale que les luminaires de la place Bockstael posent une série de problèmes liés à des défauts d’étanchéité et des délais longs pour la fourniture des pièces de rechange. Les installations d’éclairage ne datent que de 2004, mais elles seront renouvelées dans le cadre du contrat de quartier. La mise en évidence des bâtiments et le plan lumière relèvent de l’échevin de l’urbanisme. Je vous propose de lui poser la question lors d’une prochaine séance.

M. Wauters.- J’entends que l’amélioration de l’éclairage sera concomitante au réaménagement de la place. Cela risque de prendre encore du temps. Or l’automne approche et il fait noir de plus en plus tôt. J’aimerais que Sibelga soit rappelée à l’ordre et que la situation évolue rapidement. C’est inacceptable!

Mme Persoons, échevine.- Le réaménagement de la place prévoit la réalisation d’un plan lumière. Toutefois, ces travaux ne sont prévus que pour 2018-2019. Il faudra donc trouver une solution intermédiaire.

23 MAI 2016 - L'accessibilité et l'environnement immédiat de la piscine de Laeken

M. Wauters.– Après une longue attente, les Bruxellois se sont réjouis, à juste titre, de la réouverture de la piscine de Laeken. Nous le savons, elle permet à de nombreux enfants des écoles de la Ville et des environs d’apprendre à nager. Cependant, une série de questions transversales (mobilité et sécurité d’accès, propreté, urbanisme, services à la population autour de la piscine) ont retenu mon attention.

L’accessibilité
Depuis que le sens de circulation de la rue du Champ de l’Église a été modifié et que la piscine a été rouverte, on constate que l’accès est devenu plus compliqué et insécurisant pour les écoles. En effet, les cars qui arrivent par la place de la Maison Rouge peuvent se garer aux emplacements prévus sur la gauche de la rue, alors que les portes d’accès des bus se trouvent à droite. Il en résulte que les professeurs, en plus de devoir faire débarquer leurs élèves sur la voirie, doivent en plus régler la circulation. Souvent, pour éviter ces dangers potentiels, les cars restent sur la voirie le temps de débarquer ou d’embarquer leurs occupants sur le trottoir opposé à la piscine. Ensuite, les professeurs font traverser leurs élèves pour rejoindre le centre omnisport.

J’ai constaté d’étranges aménagements avec des marquages au sol et de petits poteaux métalliques dont on a bien du mal a comprendre l’utilité. Bref, cela ressemble à du bricolage, alors que le plus simple serait de remettre la rue du Champ de l’Église dans son sens initial. La sécurité des enfants serait bien mieux assurée !

Les abords immédiats
Les maisons du 93 et 91 abritaient les usines sidérurgiques Taecke. Il s’agit d’entrepôts en retrait par rapport à l’alignement des maisons de la rue du Champ de l’Église. L’avant de ces maisons est un véritable dépotoir : matelas, palettes, etc.
La Ville devrait réfléchir à la destination de cet espace. Les maisons sont délabrées, les fenêtres cassées.
La Ville ne penserait-elle pas à acquérir ces biens ?

Fonctionnement de la piscine
Il serait judicieux d’étendre les plages d’ouverture permettant un accès du public hors clubs et hors écoles, qui sont encore trop courtes : lundi, jeudi et vendredi, dernier ticket vendu à 16h45, et à 18h45 les autres jours avec fermeture le dimanche.

Et enfin, j’évoquerai à nouveau la buvette de la piscine qui, aujourd’hui n’existe plus. Un tel lieu permettait de se rencontrer et de se parler entre voisins. Il participait réellement à la convivialité du quartier.

Dès lors, quand rouvrirez-vous cette buvette ?

Mme Ampe, échevine.- Le sens de circulation de la rue du Champ de l’Église a été modifié à la demande des habitants de la rue et du concierge de l’époque, M. Jean Berckmans, récemment décédé. Le parking de l’Aldi peut désormais être utilisé par les usagers de la piscine. Les « quais » actuels sont temporaires. Ils visent à aider les petits enfants à leur descente du bus. Normalement, les bus doivent se garer plus loin, mais cela se révèle parfois difficile avec les plus petits enfants.

M. Courtois, premier échevin.– Votre question est, effectivement, transversale.
Les horaires et la présence des Bruxellois
Au niveau des horaires, permettez-moi de vous préciser que le mardi et le mercredi, les horaires d’accès pour les particuliers ont été étendus dans le cadre d’un test qui, à ce jour, n’est pas probant (moyenne de 5 personnes payantes pendant les deux heures complémentaires ouvertes au public). Le test se terminera à la fin juin avec des recommandations à mettre en œuvre dès le mois de juillet 2016.
Je rappelle les heures d’ouverture : ouverture à 7h30 ; vente du dernier ticket à 18h45 ; sortie des bassins à 19h05 ; fermeture de la piscine aux particuliers à 19h30.

Il faut préciser que l’extension de ces horaires pour les particuliers à deux avant- soirées n’existait pas avant la fermeture de la piscine pour travaux en avril 2012. Après la fermeture de la piscine aux particuliers, la place est laissée aux membres des différents clubs (natation, plongée, aquagym). Dans les faits, la piscine est donc ouverte de 7h30 à 22h. Dans le cas de Laeken, les membres des clubs sont, pour leur toute grande majorité, des habitants du quartier au sens large.

À Laeken, la vie associative est plus importante que dans d’autres quartiers de la Ville. C’est pourquoi le nombre de nageurs fréquentant la piscine dans les clubs en soirée et le dimanche toute la journée est fort élevé (3 fois le nombre constaté aux piscines de Neder-over-Heembeek et du Centre). Ces nageurs bruxellois étaient déjà au nombre de 14.584 (+50 % par rapport à 2011, dernière année complète avant la rénovation) pour les 4 premiers mois de 2016 (sur un total de fréquentation de 91.414 personnes pour cette piscine. La piscine de Laeken est donc bien accessible le dimanche, mais seulement dans les clubs du quartier, à l’apparente satisfaction de ces habitants.

Je rappelle mon intention de trouver une solution pour les Bruxellois qui ne sont pas membres d’un club ni d’une école. Nous avons déjà mené trois expériences de piscine temporaire. Elles n’ont pas été concluantes, vu les risques de pollution de l’eau et de présence de salmonelle.

L’absence de buvette
Au vu du désintérêt des exploitants horeca à vouloir gérer une buvette à la piscine de Laeken et eu égard au faible chiffre d’affaires potentiel estimé, une buvette sommaire sous la forme d’un îlot a été animée et exploitée avant 2012 par feu Jean Berckmans, qui, avec son épouse Rose, remplissait aussi la fonction de concierge du complexe. Il s’agissait plus d’un investissement de type « hobby », sans équilibre financier.
En 2012, compte tenu de l’absence de candidats intéressés par l’exploitation d’une buvette sur ce site, mais aussi de l’âge avancé de Jean Berckmans, j’ai décidé de remplacer cette buvette par des distributeurs de boissons, tout en gardant tables et chaises disponibles pour le public. Vers la fin juin 2016, des distributeurs de boissons fraîches et de boissons chaudes (calé, chocolat, thé, potage) ainsi qu’un distributeur de snacks seront installés et exploités par un spécialiste du secteur avec un intéressement au chiffre d’affaires pour l’asbl Bains de Bruxelles. Ils seront complétés par un panneau mural de sensibilisation à la santé qui reprendra le nombre de calories et la quantité de sucre par boisson ou snack acheté.
L’ouverture de buvettes dans les établissements sportifs pose problème, car les chiffres d’affaires réalisés y sont faibles.

M. Wauters.– Je parlais de convivialité, et vous évoquez des distributeurs. Pourquoi ne pas recourir à des bénévoles ? Des pensionnés, par exemple.
J’ignorais que les plages d’ouverture de la piscine de Laeken avaient été élargies à titre d’essai. Le site de la Ville ne l’indique pas. Il devrait être mis à jour.

M. Courtois, premier échevin.– Je partage votre avis. Cela vaut d’ailleurs pour d’autres matières. Le site internet de la Ville est un moyen de communication qui doit être optimisé. Nous y travaillons.
M. Wauters.– S’agissant du sens de circulation et du trafic sur la rue, des aménagements sont indispensables. Les terrains voisins pourrait être transformés en parking.
M. Courtois, premier échevin.– Je retiens vos propositions.
M. le Bourgmestre.– Je partage votre avis sur le rôle social de la buvette.
M. Coomans de Brachène, échevin.– Les terrains voisins n’étaient pas en vente au moment de l’élaboration du projet.

25 AVRIL 2016 - Les actions prévues par le Collège suite aux difficultés du secteur économique dans le Pentagone; nécessaire soutien à l'activité économique dans le Pentagone

Mme Nagy.– Le commerce du centre-ville constitue un enjeu important pour Bruxelles et les écologistes y sont très attentifs. Il s’agit de l’image de Bruxelles pour les Bruxellois et pour les visiteurs. Le centre-ville est le seul pôle commercial d’attractivité régionale, et même nationale. J’ai déjà eu l’occasion d’interroger le Collège à ce sujet.

Les commerçants, les associations du centre-ville, mais aussi BECI et Comeos tirent la sonnette d’alarme sur la situation du commerce, de l’horeca, du secteur hôtelier et du secteur événementiel. Le secteur culturel également s’inquiète de la baisse de fréquentation des salles de spectacles et des théâtres.
Les douloureux événements que notre Ville a vécus ont des conséquences dramatiques et se traduiront, selon les experts, en pertes d’emplois. Il importe donc de prendre des mesures fortes et adéquates pour faire revenir les visiteurs et rassurer les habitants du Pentagone.

Il est toutefois facile de focaliser les critiques sur la création d’un piétonnier dans le centre-ville. Certes, des erreurs ont été commises dans le traitement du projet de réaménagement des boulevards du centre, face à la fronde des commerçants durement touchés. Et la majorité l’a reconnu. Manque de concertation, communication chaotique, projet mal étudié et mal argumenté, absence de cohésion au sein de la majorité. Les victimes, ce sont les habitants du Pentagone et les commerçants. Nous avions mis le Collège en garde sur la mauvaise gestion de ce projet. Dès le début, nous avons soumis des propositions.

Aujourd’hui, nous devons prendre acte d’une situation aggravée par le lockdown, les attentats, la fermeture du métro.
Il faut avant tout changer de type de gouvernance et améliorer la concertation. Notre proposition est de créer un panel citoyen pour accompagner le projet de réaménagement. Le communiqué de presse du MR-Vld n’est pas très clair sur les modifications qu’il propose, mais il met en question le calendrier des travaux. Je m’interroge. Si l’on considère que ce projet de réaménagement urbain, d’amélioration de la qualité de l’air et de diminution de la pression automobile peut attendre, qu’on nous le dise. Car la situation sur le piétonnier n’est pas tenable.

L’attractivité d’une ville du XXIe siècle ne peut se résumer à son accessibilité automobile. Il faut travailler sur la qualité de l’espace public, les stations de tram et de métro, l’offre commerciale, la propreté, la qualité de l’air, les nuisances sonores, etc. Depuis deux ans, nous attendons un projet commercial pour le centre-ville. On nous a d’abord proposé un schéma commercial élaboré par le bureau d’études Geo Consulting, avec une « Brussels avenue » et d’autres concepts qui n’ont jamais été concrétisés ; aujourd’hui, on change encore d’optique.
La Ville manque clairement d’un projet d’accompagnement des commerçants qui soit clair, lisible et opérationnel. Les commerces qui tirent leur épingle du jeu sont les commerces de destination, à savoir ceux qui proposent des produits que l’on ne trouve pas ailleurs. Les secteurs qui souffrent le plus sont ceux de l’horeca et du tourisme. Nous devons travailler à l’image de notre Ville. Nous devons la rendre agréable, accessible, attrayante. Beaucoup de temps a été perdu. Nous payons le discours selon lequel le centre-ville ne serait accessible qu’en voiture. La situation est grave. Bruxelles est aussi le moteur économique de la Belgique. Quand son économie souffre, tout le pays en pâtit.

Nous vous demandons de créer un panel citoyen pour accompagner la mise en œuvre des nouveaux aménagements. Il sera composé de commerçants, d’habitants, de Comeos, d’associations, etc. Son objectif sera de travailler dans la cohésion, une cohésion qui a manqué à l’élaboration du présent projet.

Nous voulons renforcer l’offre de transport public dans le centre-ville. Nous voulons améliorer la signalisation et modifier la tarification des parkings publics. Nous voulons ouvrir une réflexion sur la réduction des taxes commerciales pendant une période déterminée. Nous proposons l’élaboration d’un « pack de bienvenue » intégrant des réductions pour les touristes. Il viserait les salles de spectacles, les restaurants, les commerces, les lieux culturels.

Un problème fréquemment soulevé par les commerçants et les visiteurs est celui de l’accompagnement des SDF présents sur le piétonnier et dans les rues adjacentes. Le Samusocial pourrait être impliqué dans cette démarche.
La remise en question du projet du Collège et la reconnaissance des erreurs commises ne doivent pas se traduire par un retour en arrière. Le projet de piétonnier est susceptible de réduire la pollution dans le centre-ville. Nous devons viser les objectifs de la COP21, améliorer la qualité de l’air et la qualité de vie, promouvoir la mobilité multimodale, accroître l’attractivité de Bruxelles pour ses habitants, pour ses visiteurs et pour ses secteurs économiques.

Mevrouw Debaets. – “Faillissementengolf teistert Brusselse horeca” was vorige week voorpaginanieuws in verscheidene kranten. Het was slechts een van de bezorgde signalen van de horecasector, maar eigenlijk bij uitbreiding van de hele middenstand. Dat is terecht, want er dreigen veel faillissementen, met een enorme werkloosheid tot gevolg. De wanhoop is nabij. De aanwezigheid van vele middenstanders uit de binnenstad –100 of 200, hun aantal is moeilijk te schatten – betekent een noodsignaal. Ik hoop dat de meerderheid daar rekening mee houdt en gepaste maatregelen neemt.

Het klopt dat er verschillende oorzaken zijn voor die toestand: de lockdown van eind vorig jaar heeft de handel sterk getroffen. Dankzij de talrijke inspanningen waren we die toestand langzaam te boven aan het komen. Die inspanningen werden helaas tenietgedaan door de vreselijke aanslagen die onze stad hebben getroffen, en waardoor ze opnieuw, niet alleen maatschappelijk, maar ook economisch diep werd getroffen.

Maar er is meer. Laten we daar eerlijk over debatteren.
De voetgangerszone is een van de oorzaken van de problemen. Niet het idee. Laten we dat vandaag nogmaals uitdrukkelijk zeggen. Mevrouw Milquet zal dat dadelijk in een ruimer kader situeren. We zijn natuurlijk voorstander van de voetgangerszone. Natuurlijk zijn we ervoor dat de stad zuurstof krijg. Het idee is goed, maar de uitwerking ervan niet.
Verschillende overheden hebben inspanningen gedaan om de noodlijdende handel en de economie te versterken. Ik denk aan de Brusselse regering, die de citytaks voor het hotelwezen tijdelijk heeft afgeschaft. De cijfers tonen de noodzaak ervan aan: normale hotelbezetting 70 procent, de jongste weken 30 procent.
Ook de federale regering heeft een aantal maatregelen uitgewerkt.
De enige partner – en laat dat nu net de meest betrokken partner zijn – , de stad Brussel, blijft oorverdovend stil en neemt geen enkel initiatief om de mensen die hier aanwezig zijn en degenen die er niet zijn, ook maar enigszins te hulp te komen.
Ik heb enkele vragen. De eerste, voor de hand liggende vraag is : hebt u overleg gepleegd met de Brusselse handelaars uit de binnenstad en zo ja, welke pijnpunten en welke suggesties kwamen daarbij naar voren?
Welke maatregelen zult u uitwerken? Enkele ervan liggen voor de hand: schaf tijdelijk de terrassentaks af, stel de handelaars vrij van de taks op de uithangborden, werk een modeparcours uit. We hebben over schitterende instellingen om de mensen terug te brengen naar de prachtige winkels in het centrum van onze stad. Doe dat samen met de handelaars, leg uw oor te luister. Werk de website Discover Dansaert verder uit. Met een beetje creativiteit komen we al heel ver.

Ten slotte wil ik nog vragen hoe u ervoor zult zorgen dat de maatregelen complementair zijn aan wat het Gewest doet. Behoed ons voor een scenario zoals we het vorig jaar hebben gekend met de lockdown. Het Gewest had een mooie campagne uitgewerkt met de telefooncellen, die heel wat mensen en journalisten naar Brussel heeft gelokt. Dezelfde dag, enkele uren later, kwam u met een gelijkaardig voorstel. Hoe versnipperd kan het in Brussel zijn?
Wat is uw visie op de handel, op deze mensen die hier vandaag een noodkreet slaken? Als ik uw beleid en de meerderheid bekijk, komt mij maar één beeld voor de geest, namelijk dat van een schip dat stuurloos rondzwalpt.

M. Maingain.– Ces derniers jours, ce sont de véritables cris de détresse qui ont été lancés par le secteur économique, notamment l’horeca, à Bruxelles. Le risque de faillite qui pèse sur de nombreuses entreprises menace ainsi près de 10.000 emplois au sein de notre Région. Ces sorties font écho à nos nombreuses interpellations sur la situation des commerces, principalement du Pentagone et du piétonnier.

Bien évidemment, le piétonnier n’est pas seul responsable de la crise économique que nous connaissons. Les attentats de Paris, le lockdown qui a suivi, la fermeture des tunnels et, plus récemment, les tragiques événements du 22 mars et la gestion chaotique de la réouverture de notre espace aérien ont affecté les commerçants du Pentagone.

J’affirme d’emblée que nous ne pouvons, en aucun cas, mettre sur le même pied les événements tragiques liés au terrorisme en Europe et un projet de réaménagement urbain.

Cela étant dit, comme vous le déclarait la patronne d’un restaurant du centre-ville, il n’y a pas eu d’attentat entre juillet et novembre. Pourtant, plusieurs commerçants tiraient déjà la sonnette d’alarme et signalaient une baisse importante de leur chiffre d’affaires (démontrée déjà en novembre dernier par l’étude d’Atrium) à la suite de l’installation du piétonnier.

Depuis lors, les événements précités ont, certes, aggravé la situation. Toutefois, on ne peut raisonnablement pas exclure qu’une mise en place précipitée du piétonnier, avec un plan de circulation illisible et une communication hasardeuse, ait été un facteur essentiel de la baisse du chiffre d’affaires que connaissent certains commerçants du Pentagone. Qui plus est, dans la réponse globale que nous devons apporter à cette sombre suite d’événements négatifs pesant sur l’image, l’attractivité et la vie commerciale de notre centre-ville, l’on ne peut nier que le piétonnier représente l’une des clés de la mort économique… ou du redémarrage de la dynamique commerciale dans ce même centre-ville.

À ce sujet, force est de constater que vous avez peut-être manqué de réactivité et fait preuve d’un certain entêtement dans l’approche des conséquences qu’aurait cette série d’événements. En effet, à aucun moment et malgré ces coups durs pour l’économie bruxelloise, vous n’avez étudié la possibilité de moduler le piétonnier et/ou son plan de circulation. Or le seul élément sur lequel le pouvoir politique peut avoir une influence directe, c’est le piétonnier.

Le 15 mars dernier, cinq associations de commerçants du centre-ville dressaient un bilan de la phase test du piétonnier bruxellois en cours depuis le 29 juin. Ces représentants des différents quartiers commerçants du centre, parmi lesquels le quartier Dansaert, la place Sainte-Catherine, la rue du Midi ou le boulevard Adolphe Max, estimaient de manière convergente que le piétonnier avait causé une perte moyenne de 30 % de leur chiffre d’affaires. Pourtant, le 21 mars dernier lors d’un débat sur le fléchage des quartiers commerçants du Pentagone, vous me répondiez, et je vous cite : « Je ne peux vous laisser dire que les commerçants ont perdu 30 % de leur chiffre d’affaires et que le centre-ville est en cours de désertification. Vos chiffres sont faux ! ». Cela montre le déni dans lequel vous semblez vous être installé et les œillères qui vous empêchent de voir la réalité du terrain. Au vu des prises de position publiques de plusieurs commerçants témoignant de leur cas concret, continuerez-vous à nier la perte de chiffre d’affaires des commerçants du Pentagone, notamment aux abords du piétonnier ? Dans l’affirmative, cela signifie que vous n’avez toujours pas pris la mesure de la situation et de la détresse de certains secteurs commerçants.

Depuis la mise en œuvre du piétonnier et de son plan de circulation, si je ne conteste pas vos prises de contact avec le terrain, force est de constater, monsieur le Bourgmestre, que vous avez manqué d’empathie et de remise en question face aux critiques, remarques et suggestions qui vous ont été adressées tant par les habitants et les commerçants que par les membres de ce Conseil. C’est sur cet entêtement coupable et cette difficulté à mettre en place un dialogue constructif que se cristallisent aujourd’hui la colère et le sentiment de détresse de nombreux acteurs. Les Bruxellois ne veulent plus d’un Mayeur, mais d’un Bourgmestre, capable de rassembler et non de cliver, capable d’empathie et non d’obstination, de construire et non de casser. Il est temps que vous endossiez le costume de premier Bruxellois afin de consacrer votre indéniable énergie à la réalisation d’un projet pour et avec tous les Bruxellois, sans dogmatisme ni tabou.

Au vu de la gravité de la situation, la seule question à laquelle il vous appartient, en votre âme et conscience, de répondre est de savoir si vous êtes en mesure d’entendre ces voix, de remettre en question votre approche et votre gestion du projet. Si cela n’est pas le cas, la question de votre capacité à porter ce projet et à fédérer autour de celui-ci doit être posée, et vous devrez sans doute envisager votre démission.

Mais il est certain que la gestion du projet, bien que vous l’ayez personnifiée, ne peut vous être uniquement attribuée à tire personnel. Je tiens à dire publiquement que, malgré l’opposition qui nous sépare quant à la mise en œuvre du projet, je ne serai jamais de ceux qui jouent l’homme ! Le débat démocratique se doit d’être la confrontation réciproque d’arguments, de points de vue et de visions d’un projet de Ville, et il ne peut en aucun cas tomber dans l’insulte ou la violence personnelle.

Et il convient à ce titre de rappeler que ce projet est porté par l’ensemble des composantes de votre majorité PS-MR-sp.a-OpenVld. Mais je me dois alors de dénoncer la grande division et la confusion qui semblent régner dans votre majorité et qui posent question quant à la capacité de votre Collège de répondre au défi de la réalisation d’un aussi vaste projet ! J’ai été des plus étonnés, la semaine passée, par la sortie du vice-président bruxellois MR qui reprend des constats que nous dressons et répétons à chaque Conseil depuis longtemps. M. Dilliès semble avoir oublié que la frange libérale de votre majorité a, dans ses compétences, tant le plan de mobilité que la politique commerciale. Or la gestion chaotique et sourde du dossier, tel que reconnu par votre premier échevin ce week-end sur les plateaux de télévision, a compromis tout projet cohérent de mobilité et de soutien à l’activité commerciale. La mise en place précipitée et non concertée du piétonnier et de son plan de circulation a entraîné notre centre-ville dans une spirale négative et créé une barrière psychologique pour de nombreux citoyens et potentiels clients qui ne viennent dès lors plus faire vivre notre cœur de ville et ses commerces.

Mais le mea culpa de M. Courtois n’est pas suffisant ! Le MR ne peut, en effet, tenir un double discours. Si je devais paraphraser une vérité émise jadis par un ancien premier ministre français, je dirais : « Un échevin, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. »

(Rumeurs)

De deux choses l’une : soit le MR bruxellois converge avec l’analyse de M. Dilliès et il acte la rupture de confiance avec le Bourgmestre et le non-respect de l’accord de majorité, et il en tire les conséquences ; soit le MR bruxellois a fait le choix du silence et de l’inaction coupables. Mais je ne peux admettre que les échevins libéraux se défaussent de leurs responsabilités dans ce projet au regard des compétences qu’ils exercent et de ses conséquences néfastes sur le commerce du centre-ville. Il est temps qu’ils assument leur devoir et mettent en place un projet cohérent de mobilité et de soutien à l’activité économique pour faire revivre et redorer l’image de Bruxelles et faire revenir le chaland dans les commerces. Car, si je salue le fait que, sous la pression, les rues de Laeken et du Midi ont été rouvertes (bien qu’il eût été plus opportun que ces modifications aient lieu en mars, voire en septembre dernier afin d’éviter un nouveau déroutement des automobilistes), l’enjeu reste l’accessibilité et l’attractivité du centre-ville.

Je rejoins Mme l’échevine du Commerce dans ses déclarations de la semaine passée sur la complexité de « s’y retrouver en termes d’itinéraires », qui font ainsi écho à mon interpellation sur le fléchage intra-Pentagone des quartiers commerçants lors du Conseil communal du 21 mars dernier. Je ne peux donc que m’indigner du fait que plus d’un mois après mon interpellation, des panneaux de fléchage n’aient toujours pas été ni réparés ni remplacés sur le parcours de la boucle de desserte. Voilà des preuves concrètes de l’inaction du MR dans le dossier du piétonnier.

Mais il n’est jamais trop tard. Je reste persuadé que des solutions existent. Il vous faut d’urgence prendre la mesure de la catastrophe annoncée et agir afin d’éviter la faillite de notre centre-ville. M. Courtois annonçait ce week-end qu’au vu de l’urgence, il fallait se mettre autour de la table, sans tabou, sans symbolique, sans lynchage, pour discuter et se concerter.

Derrière ces grandes déclarations, le Collège peut-il m’indiquer le calendrier, les acteurs et les modalités de cette future concertation qui, je l’espère, verra l’émergence de solutions concrètes et d’un projet partagé permettant la mise en place d’un piétonnier attractif ?

Pour le groupe DéFI, la question de l’étendue de la zone piétonne doit maintenant être objectivée. Jamais, depuis le lancement du projet, nous n’avons pu tenir de débat démocratique sur l’opportunité de la zone piétonne. Entendons-nous bien : depuis le début du projet, nous avons plus d’une fois exprimé notre total soutien à la philosophie urbaine induite par la définition d’un axe piéton afin de redéfinir notre approche de la mobilité et de la vie dans le cœur de notre Ville. Il n’a jamais été dans notre esprit de supprimer purement et simplement le piétonnier. Mais il convient de mener une réflexion sur son opportunité, sa définition et son étendue au regard des chiffres et des indicateurs économiques. Ne serait-il dès lors pas pertinent d’étudier la possibilité de réduire le piétonnier entre la rue du Fossé aux Loups et la place de la Bourse ? De définir un projet identitaire particulier pour la place de Brouckère ? Et de rouvrir, le temps de redéfinir l’identité du projet, le tronçon Bourse-Fontainas ?

Au vu des éléments extérieurs qui cristallisent les critiques, il faut un rééquilibrage, notamment au regard des recours pendants qui menacent l’ensemble du projet. Il convient également de réfléchir au sens même du piétonnier. En effet, la seule fermeture d’une voirie ne suffit pas à développer un projet attractif, ni de vie, ni de mobilité.

À ce titre, nous continuons de plaider pour que la possibilité de voir les transports en commun et les cyclistes (comme cela se fait dans d’autres piétonniers en Europe) emprunter de manière structurée cet axe central soit étudiée. Cette proposition vise également à rééquilibrer l’effort et la répartition de la mobilité afin d’éviter la surcharge des axes parallèles au piétonnier. Car, pour que ce projet de piétonnier réussisse, il faut une propreté impeccable, une bonne accessibilité, une sécurité totale et une image attractive pour notre centre-ville. Or force est de constater que peu de ces conditions sont remplies. Le piétonnier, dans son état actuel, est loin de la chrysalide d’où sortira peut-être un jour un beau papillon. Il est à l’état de larve, traînant une triste image de notre centre-ville. À une propreté encore trop souvent défaillante s’ajoute un manque criant de bien-être et de sentiment de sécurité. Je ne compte plus les témoignages de jeunes femmes dénonçant un harcèlement constant lorsqu’elles s’aventurent sur cet espace urbain. C’est un phénomène malheureux et plus large que nous connaissons dans nos cités, à savoir le harcèlement de rue, mais il semble trouver un écho particulier dans un espace public aussi vaste que celui induit par le piétonnier.

Au-delà des questions d’aménagement, l’image et l’attractivité du piétonnier sont évidemment centrales. Et là aussi, des solutions existent. En partenariat avec le Gouvernement régional, la Ville a lancé le projet Make.Brussels qui a pour objectif de redorer l’image des quartiers commerçants par le biais d’un appel à projets doté de 300.000 €. Il sera lancé pour soutenir dix projets dans dix quartiers Bruxellois.

En parallèle, citons la campagne « Le shopping en Ville, c’est facile » visant à corriger l’erreur de communication originelle par la diffusion d’une carte d’accessibilité du Pentagone. Autant de mesures qui vont dans le bon sens, mais, il faut déjà le dire, cela ne suffira pas.

J’aimerais dès lors connaître les mesures concrètes et les plans que le Collège entend élaborer afin de mener une politique de communication positive pour faire revivre notre centre-ville ? Car la meilleure aide économique aux commerçants, c’est le retour de la clientèle et la reprise de leur chiffre d’affaires, ce qui leur permettra de réembaucher ou de mettre fin au chômage économique qui touche leurs employés. J’aimerais également savoir où en est la conclusion de l’accord-cadre entre Atrium et la Ville de Bruxelles ? A-t-il été entériné ? A-t-il été approuvé par le Collège ? Produit-il ses effets concrets sur le terrain ?

J’en viens finalement à la situation particulière des commerces et hôtels jouxtant la zone piétonne et présents au sein du Pentagone. Dans un plan global, la Région a annoncé, la semaine passée, le lancement d’un plan de soutien à l’économie bruxelloise. Trois mesures concrètes ont ainsi été annoncées :

– Un budget de 12 millions € sera débloqué pour soutenir le secteur hôtelier et ceux-ci seront temporairement exemptés de la city tax.
– La Région pourra se porter garante pour les entreprises qui rencontrent des problèmes de trésorerie.
– Un fonds spécifique de crédit de crise de 3,5 millions € sera destiné aux entreprises qui se situent dans les zones touchées.

J’aimerais dès lors vous interroger sur les mesures concrètes que la Ville entend prendre pour emboîter le pas à la Région et soutenir spécifiquement le secteur économique dans le Pentagone. Le Collège entend-il, par exemple, renoncer à certaines taxes telles que celles sur les terrasses, les parkings dans le Pentagone ou les établissements hôteliers, cela afin de donner un ballon d’oxygène aux commerçants ?

En conclusion, il est plus que temps que votre majorité change son approche et son mode de gestion du projet. Soit vous apportez rapidement les corrections et améliorations au piétonnier et à son plan de mobilité, vous relancez un plan de communication et vous présentez un plan global de soutien économique aux commerçants du Pentagone ; soit notre cœur de Ville courra à sa faillite, entraînant avec lui ses commerces, ses habitants et son âme, et vous en porterez la responsabilité.

Un appel vous est lancé de sortir par le haut de cette situation. Le pouvoir fédéral, la Région, la Ville, tous les acteurs doivent collaborer à maintenir le Pentagone comme cœur de l’économie bruxelloise.

De heer Dhondt. – Voor alle duidelijkheid: onze fractie wil niet knibbelen op de voetgangerszone. Er is al genoeg geknibbeld en gewijzigd. Het is inmiddels vijf voor twaalf, het is tijd dat het College het geweer van schouder verandert. Het is tijd dat dit College inzet op duidelijke communicatie, en dat het de dialoog aangaat met de burgers en met de handelaars. We dringen daar al jaren op aan, maar er is niets gebeurd. Nu komt de boemerang terug.

Mijn vraag dateert van een maand geleden en ze was oorspronkelijk gericht tot schepen Ampe. Die vraag had betrekking op het communicatiebeleid van het college over de verschillende infrastructuurwerken. De voetgangerszone is niet het enige infrastructuurwerk dat Brussel in de komende jaren zal kennen. Er zijn nog andere infrastructuurwerken, die allemaal een belangrijke impact zullen hebben op de bewoners, maar misschien nog meer op de handelaars.
Duidelijke communicatie over die verschillend projecten moet een prioriteit zijn.
Op mijn vraag van 14 maart jongstleden aan de schepen van Openbare Werken over de communicatie die daarover zal worden gevoerd, kreeg ik als antwoord: “De Nieuwstraat is een werf die valt onder de bevoegdheid van schepen Coomans de Brachene. De Zuidstraat is een werf die valt onder de bevoegdheid van mevrouw Persoons en van Beliris. Beliris zal de werken daar uitvoeren. Het is ook Beliris die onder de bevoegdheid van de burgemeester de centrale lanen zal heraanleggen.”
Het antwoord van de schepen toont aan dat een gecoördineerd communicatiebeleid noodzakelijk is opdat iedereen weet wat er zal gebeuren. Dat is een minimumvereiste om een draagvlak te kunnen opbouwen met de bewoners en de handelaars. De fractie Ecolo-Groen is voorstander van een voetgangerszone. De resultaten van de tussentijdse evaluatie hebben aangetoond dat de uitstoot van fijn stof met bijna 80 procent is gedaald. Dat is fantastisch nieuws, dat aantoont dat de keuze voor minder auto’s de bewoners effectief ten goede komt en de levenskwaliteit doet toenemen. Vele handelaars staan in principe positief tegenover een voetgangerszone. Het probleem waarmee we vandaag worden geconfronteerd, is dat we niet weten wat ons te wachten staat.
Ik heb enkele concrete vragen.
Op welke manier zal het College het communicatiebeleid de komende jaren verzorgen, niet alleen wat de voetgangerszone betreft, maar ook met betrekking tot de andere geplande infrastructuurwerken. Zal er sprake zijn van een communicatiebeleid op maat, gericht op bewoners en handelaars? Het is immers belangrijk dat er precieze informatie wordt verstrekt. Welk budget wordt er vrijgemaakt om een communicatiebeleid te kunnen ontwikkelen? Het gaat om het verstrekken van concrete informatie aan handelaars, maar er moet ook een promotiebeleid worden uitgewerkt.

We hebben te maken met een van de belangrijkste veranderingsprocessen in de Vijfhoek. Begeleiding bij het uitwerken van een communicatiebeleid is dan ook verantwoord. Er worden miljoenen uitgeven voor juridisch advies bij de bouw van een stadion, maar we geven amper geld uit voor de begeleiding van het enorme veranderingsproces in het centrum van de stad. Het is hoog tijd dat het College de dialoog aangaat over dit project en een concreet communicatieplan voorstelt. Ik kijk met belangstelling uit naar de antwoorden.

M. Fassi-Fihri.- Notre Conseil communal est en train d’acter la mort clinique de votre projet de piétonnier dans la mouture que vous défendez depuis le début de cette législature. Dès le début, nous avons attiré l’attention du Collège sur les risques liés à votre projet de piétonnier. Nous avons dénoncé vos choix et vos erreurs.

D’abord, la fermeture brutale de tout le périmètre du piétonnier, neuf mois avant le début du premier chantier, au lieu d’interventions par tronçon.
Ensuite, une absence totale de concertation. Une politique de la terre brûlée. Vous avez voulu agir dans l’urgence avant que les critiques ne surgissent et ne gênent votre travail. Vous avez même organisé de fausses consultations en répondant à des demandes ponctuelles, au lieu de consulter l’ensemble des forces vives, des comités de quartier, des représentants des commerçants.

Enfin, vous avez abandonné les commerçants. Vous les avez laissés à leur sort, malgré le fait que le groupe cdH vous ait prévenu, dès le mois de septembre, sur la base d’une enquête de satisfaction que nous avions menée auprès de 217 commerçants du piétonnier. Les résultats étaient limpides : la majorité des commerçants perdaient déjà un tiers de leur chiffre d’affaires. Vous avez simplement rejeté notre étude avec ironie et mépris. Pourtant, elle a été corroborée par la suite par Atrium, la Région, les fédérations de commerçants et les fédérations d’entreprises.

À l’époque, je vous avais reproché de mener une politique de pourrissement. Vous laissez mourir les commerces du centre-ville, simplement parce qu’ils ne correspondent pas à votre projet de piétonnier. Cela vous arrange bien, finalement, qu’ils disparaissent. Vous l’avez d’ailleurs reconnu à demi-mot. Votre échevine du Commerce a reconnu que vous ne souhaitiez pas le maintien des mêmes commerces sur le piétonnier. C’est une politique de pourrissement cynique et coupable dont les commerçants ont payé le prix.

Je pointe aussi les divergences, au sein de votre majorité, sur votre stratégie commerciale. Certains de vos échevins défendent la vision d’un piétonnier accueillant les grandes enseignes internationales ; d’autres défendent les petits commerces qualitatifs, comme à Sainte-Catherine ; d’autres encore évoquent une « Belgian avenue » plus orientée vers les touristes, avec des produits-phares de la culture, de la gastronomie et de la créativité belges ; ce week-end dans la presse, votre échevine du Commerce évoquait plutôt des commerces familiaux. Les commerçants paient la confusion qui règne au sein de votre équipe.

Une autre erreur stratégique a été votre plan de mobilité centré sur un mini-ring qui étouffe les habitants et noie sous la pollution les petites rues traversées par le report de circulation. Avec M. Ceux, nous défendions l’idée de boucles d’accès vers le centre-ville.

À chaque fois, nous avons voulu attirer votre attention, dénoncer vos choix, mais aussi soumettre des propositions : boucles d’accès, réduction du périmètre en supprimant le tronçon Bourse-Fontainas, soutien et accompagnement des commerçants, stratégie commerciale élaborée conjointement avec la Région. Les habitants, les commerçants, les fédérations, les comités de quartier, la Région et même le pouvoir fédéral, tous vous ont soumis des propositions de modification. Jamais vous ne leur avez accordé le moindre crédit.

Ces derniers temps, à la politique de terre brûlée du Collège est venue s’ajouter une série d’événements qui ont rendu la situation encore plus critique dans le centre-ville : lockdown, fermeture des tunnels, attentats, fermeture de l’aéroport… Les pertes en chiffre d’affaires sont passées de 30 à 80 % ; nous assistons à des fermetures, des faillites et des licenciements.

Ce nouveau contexte change la donne. On ne peut plus gérer la Ville comme si rien ne s’était passé. Vous et votre Collège êtes au pied du mur. Vous ne pouvez plus refuser d’entendre. Vous ne pouvez plus faire semblant. Vous devez écouter et agir.

Le groupe cdH vous soumet une série de propositions et de demandes.
D’abord, nous vous demandons d’avoir la lucidité et l’honnêteté intellectuelle et politique d’acter la mort de votre projet de piétonnier tel que vous le concevez et le menez depuis le début de la présente législature.
Nous vous demandons un réexamen complet du projet de piétonnier dans le cadre d’un moratoire. Il devra porter sur trois éléments :
1. Le périmètre doit être revu à la baisse, par la suppression du tronçon Bourse- Fontainas et le maintien de l’axe central Bourse-de Brouckère et Saint-Géry.
2. Le plan de mobilité doit être revu.
3. Une stratégie commerciale doit être élaborée.
Une telle révision du projet de piétonnier doit se faire en concertation avec les parties prenantes : riverains, comités de quartier, commerçants, Région.

Enfin et surtout, nous vous demandons de retisser du lien, de susciter l’adhésion populaire autour de votre projet. Le piétonnier est devenu un espace de rejet, un objet de tension et de division, au lieu d’être un point de rassemblement, d’identification et de fierté des Bruxellois, de reprise économique et commerciale, de sursaut après les événements que nous avons vécus. Pour réussir votre projet, vous devez emporter l’adhésion.

Nous proposons une consultation populaire sur le projet de piétonnier amendé après concertation, car il doit devenir le projet de tous les Bruxellois.

De heer Van den Driessche.– Mijnheer de voorzitter, laat er geen twijfel over bestaan dat ook voor N-VA een verkeersluw centrum een voor de hand liggende stap is. In principe vinden wij dat een heel goede zaak. Maar wat heeft het stadsbestuur ervan gemaakt?

Om te beginnen is er het fundamentele probleem dat de grote assen verkeersvrij worden gemaakt, waardoor het verkeer naar de kleine straten wordt geduwd. Die kleine straten worden een muizenval voor de wagens die daar toevallig terechtkomen. Vanmiddag werd ik nog met zo’n muizenval geconfronteerd (de heer Van den Driessche toont een foto van een grote vrachtwagen). De straat achter het ziekenhuis César De Paepe is een belangrijke straat, die de benedenstad met de centrale lanen verbindt. Omdat de Eikstraat vanmorgen niet toegankelijk was, kwamen er extra veel wagens via een omleiding in die straat terecht. Blijkbaar was er geen rekening gehouden met het feit dat vrachtwagens in die straat bedrijven en handelaars moeten bevoorraden. Het gevolg was een verkeersopstopping van verscheidene honderden meters in de richting van de Kapellekerk.

Waar is het plan? Wij hebben echt het gevoel dat het stadsbestuur het project beschouwt als een labo: testen, bijsturen, opnieuw bijsturen, beloven dat zal worden bijgestuurd of veranderd. Het doet mij denken aan het monopoliespel. Een van de schepenen heeft ongeveer een jaar geleden verklaard dat hij tegen dat kapitalistische

monopoliespel is. Het stadsbestuur doet nochtans mee met dat spel. Handelaars die het moeilijk hebben, worden door het stadsbestuur gecontacteerd en gevraagd of ze eventueel van plan zijn hun zaak over te laten.
Waar zijn het overleg, de transparantie, de planning, de communicatie?

Al die elementen tonen aan dat het project op een vrij amateuristische wijze is aangepakt. Er wordt gezegd dat de bevolking en de handelaars bij het project moeten worden betrokken. Dat zou uiteraard goed zijn, maar als gemeenteraadslid dring ik erop aan dat ook de gemeenteraad erbij wordt betrokken. Waarom moet de gemeenteraad altijd alles via de pers vernemen? Per slot van rekening zijn wij verkozen, wij weten wat er in de stad leeft, wij hebben ideeën. Maar neen, het stadsbestuur beslist alles zelf, en nu zien we wat daarvan het resultaat is.
Wij hebben daarstraks beslist dat we het Observatorium van de voetgangerszone zullen steunen. Het is positief dat er fundamenteel onderzoek wordt gevoerd en dat er observatie is op het vlak van de centrale lanen, maar het is onbegrijpelijk dat in dat onderzoek geen aandacht wordt besteed aan aspecten zoals veiligheid en impact op de hulpdiensten. Het wordt dus weerom een halfslachtige oplossing.
Het beleid van het afgelopen jaar heeft er alleszins toe geleid dat de centrale zone een economisch drama is. Uiteraard heeft dat niet enkel te maken met de invoering van de verkeersvrije zone. Mijn collega’s hebben er al op gewezen en ik zal hun opmerkingen niet herhalen.
Er is een belangrijke psychologische reden waarom onze handel en de leefbaarheid van dat stuk van Brussel momenteel zo dramatisch is.
U heb ongetwijfeld vernomen dat ik vorige week op gewestelijk niveau heb gepleit voor de benoeming van een regeringscommissaris, die het project zou overnemen omdat het stadsbestuur niet in staat blijkt te zijn om dit dossier te beheren.
Het stadsbestuur doet me denken aan de Franse koning Lodewijk XIV, de Roi-Soleil. U weet ongetwijfeld dat Lodewijk XIV verantwoordelijk was voor de meest vernietigende ramp uit de geschiedenis van Brussel. In 1695 vond het bombardement op Brussel plaats, waarbij tussen de vierduizend en de zesduizend woningen tot puin werden herleid. Het stadsbestuur is goed op weg om de Franse koning te kloppen, op economisch vlak wel te verstaan.

Wat moet er gebeuren? Er zijn veel goede voorstellen geformuleerd. We moeten met een wit blad beginnen en alles van begin tot einde opnieuw ter discussie stellen, zonder taboes, zonder rekening te houden met wat er al is gebeurd, zonder vrees voor gezichtsverlies.

Dat betekent dat er een nieuw plan moet komen. Dat zal tijd vergen. Ik wil enkele concrete voorstellen doen die op korte termijn kunnen worden uitgewerkt. Vorige week heb ik in de pers reeds gepleit voor een afschaffing van de taks op uithangborden, terrassen en parkings. Dat is een beslissing die gemakkelijk kan worden genomen en die een belangrijk signaal is. Ik zie niet in waarom de mensen die belastingen moeten blijven betalen, gelet op het amalgaam dat het stadsbestuur heeft gemaakt van de economie in het centrum van de stad.

Ik heb nog een tweede concreet voorstel om de niet-Brusselaar opnieuw naar de stad te lokken om er te winkelen en te consumeren. Wij willen een plan uitwerken om te zorgen voor gratis vervoer met kleine busjes van alle openbare parkings rond de Vijfhoek naar het centrum, naar de plaats die de potentiële shopper kiest. Vele mensen die naar het centrum willen komen, zijn afgeschrikt omdat ze niet weten welke straat ze moeten nemen, in welke richting ze moeten rijden en waar ze kunnen parkeren. Laten wij het transport binnen die zone in handen geven van een netwerk van kleine busjes.

Mme Milquet.- Avec le piétonnier, nous en sommes arrivés à un point de rupture et nous devons analyser la situation pour y réagir de manière adéquate.
– Rupture avec les citoyens : nous avons besoin d’une adhésion populaire pour que le projet de piétonnier réussisse.

– Rupture avec les commerçants, malgré toutes les protestations et les études. Ils vivent une situation inextricable et subissent une vision imposée par une majorité qui refuse d’adapter son projet.

– Rupture au sein de la majorité, dont les partenaires ne partagent pas toujours la même vision de la stratégie commerciale, ni du rapport à la voiture. Mais aussi rupture au sein du MR mise en évidence par les déclarations fracassantes de M. Dilliès.

– Rupture avec une méthode participative qui doit présider à toute gestion communale. Depuis le début, cette logique de participation, d’écoute des citoyens et des comités de quartier est absente.
– Rupture avec une gestion optimale du temps. En règle générale, on réfléchit, on se concerte et on décide, et pas l’inverse. Le piétonnier a été mis en œuvre avant même que les aménagements aient été pensés. La charrue a été mise avant les bœufs…
– Rupture avec une politique de mobilité qui soit cohérente, pensée et intégrée avec les autorités régionales.
– Rupture avec une réelle stratégie de politique commerciale dont la Ville a besoin. Un piétonnier doit être conçu en tenant compte du cadre dans lequel il devra se développer. Des mesures d’accompagnement doivent être prises et anticipées, ce qui n’a pas été le cas.
– Rupture avec une politique de propreté.
– Rupture avec une politique de sécurité. L’on ne se promène pas sur le piétonnier avec un sentiment de gaieté et de convivialité, surtout la nuit tombée.
– Rupture avec l’opposition, malgré notre souhait d’un dialogue constructif. Nous n’avons pas toujours été respectés, alors que nous avons tiré la sonnette d’alarme et soumis des propositions pour que soient entendus les commerçants. Il faut fédérer à nouveau la ville autour d’un projet qui soit convivial.

Votre réponse doit être à la hauteur du malaise. Camus a dit : « La démocratie, c’est l’exercice de la modestie. » C’est une telle modestie que nous attendons de la majorité, car notre ambition n ‘est pas d’avoir le plus grand piétonnier d’Europe, mais le meilleur. Pour ce faire, il faut écouter, fédérer, réconcilier les personnes autour de votre projet dont nous voulons qu’il réussisse, consulter les commerçants, repenser les aménagements, élaborer une stratégie commerciale.

Avec, in fine, une consultation populaire qui viendra conforter un projet élaboré, cette fois, par toute une ville et ses commerçants. C’est ce que nous vous demandons.

M. Oberwoits.– Que de fois n’a-t-on entendu dire, jadis, « Bruxelles se meurt ». Jusqu’en 2013, très peu d’initiatives ont, en effet, été prises pour dynamiser le centre de Bruxelles. Pourtant, très fréquemment, des voix s’élevaient pour dénoncer la paupérisation qui se développait dans le centre-ville, l’insécurité, la saleté de nos rues. Les autorités communales tentaient de sauver les apparences en rénovant des endroits emblématiques de la Ville avec des résultats discutables, comme la place de la Monnaie, la rue Neuve ou les « ramblas » devant la gare centrale. On collait des rustines ici et là, sans s’attaquer véritablement au fond du problème. Le centre de la Ville se vidait de sa population active ; les enseignes commerciales de renom s’évanouissaient dans des quartiers plus huppés ; les boulevards du centre, tout en tristesse, s’enlaidissaient et engouffraient, chaque jour, un peu plus de voitures, tandis que les cyclistes, s’imaginant les rois du bitume par la grâce de quelques pistes cyclables aux marquages désuets assumaient les risques d’une politique désordonnée.

Les autorités de la Ville semblaient comme tétanisées par l’importance des mesures à prendre pour redresser la situation. Des crédits budgétaires étaient bien inscrits pour les aménagements des boulevards, mais les dossiers ne dépassaient pas le stade des études. Si quelques enseignes bordant les boulevards étaient de qualité et attiraient encore quelques fidèles chalands, l’occupation commerciale des lieux était largement inadaptée et décevante. Fuyant la congestion automobile, de nombreux Bruxellois et acteurs économiques avaient déjà fait le choix de quitter le centre-ville, privant les Bruxellois d’emplois à proximité. Le cœur de Bruxelles s’asphyxiait inexorablement.

L’alliance libérale-socialiste qui est sortie majoritaire des urnes au lendemain des dernières élections communales de 2012 a décidé qu’un renouveau en profondeur s’imposait pour faire revivre Bruxelles. Avec courage et détermination, cette majorité refuse de se complaire dans l’immobilisme d’antan. Il est en effet impératif d’entreprendre des travaux d’embellissement du centre de la Ville d’une portée exceptionnelle. Après le voûtement de la Senne au XIXe siècle, la création du prémétro et les derniers aménagements des trottoirs dans les années 70, il importe de rendre aux boulevards de la capitale leur lustre d’antan tout en les inscrivant pleinement dans le XXIe siècle.

C’est dans cette optique que dans son programme de législature, la majorité MR-Open Vld-PS-sp.a prescrit expressément la fermeture des boulevards du centre à la circulation automobile de transit. Cette orientation fait l’objet d’une décision favorable unanime au Conseil communal, majorité et opposition confondues. Tous les mandataires, sans exception, prennent conscience de l’importance de ce dossier et de l’urgence à le traiter effectivement pour le faire aboutir dans les meilleurs délais.

La piétonnisation partielle du centre de la Ville, par ailleurs revendiquée avec force par des groupements associatifs divers et par de nombreux commerçants, est lancée. Les problèmes sont nombreux, difficiles et délicats : améliorer la mobilité par un plan de circulation, assurer une communication de qualité, limiter les nuisances pour les riverains et les commerçants, obtenir un financement, programmer l’intervention des impétrants (eau, gaz, électricité), etc.

La tâche est d’autant plus colossale que les édiles de la Ville doivent assortir leur action aux pouvoirs régional et fédéral, et tenir compte des retombées de leur décision sur les dix-huit autres communes bruxelloises.

Se succèdent alors, en quelques mois, des événements gravissimes et imprévisibles qui perturbent la bonne exécution du projet de piétonnisation. Ils sont totalement étrangers à la volonté de la Ville qui doit en assurer toutes les conséquences profondément défavorables : fermeture du tunnel Stéphanie, mise en alerte de niveau 4 après les attentats de Paris et de Bruxelles, grèves des contrôleurs du ciel. Un dossier déjà difficile devient pratiquement ingérable, car les prévisions initiales qui le conditionnent sont largement déjouées. Il est évident que les édiles communaux ne sont pas responsables du lockdown de Bruxelles !

La chute vertigineuse du chiffre d’affaires des commerçants, dans le secteur horeca du Pentagone, n’est évidemment pas imputable au seul piétonnier. Le même phénomène est enregistré pour la même période dans les plus grandes villes à vocation touristique du pays, comme Anvers ou Bruges.

Confrontée à la désolation des commerçants, des restaurateurs et des hôteliers, et à leur légitime révolte, le Collège de la Ville ne se contente pas d’invoquer la fatalité.

La réalisation du piétonnier réclame une écoute attentive et permanente des plaintes multiples de ceux qui en subissent les nombreux inconvénients. Cette majorité doit être à l’écoute des commerçants qui sont l’âme du cœur de Bruxelles. Sans eux, ce projet est mort-né ! Sans eux, Bruxelles n’existe pas.

Le dossier doit aussi évoluer en fonction des circonstances et des besoins. Il n’est pas acceptable que l’avenir du piétonnier soit fonction du seul ressentiment manifesté à l’égard de l’un ou de l’autre homme politique. L’enjeu est trop important. Sa réussite conditionne l’avenir de notre capitale et le bien-être de tous ses habitants. L’heure est à l’apaisement.

La piétonnisation n’est pas un dossier tabou, fermé à toute réflexion évolutive. C’est dans cette optique que le groupe MR-Open Vld, partenaire loyal au sein de la majorité, entend mener une action constructive pour faire valoir ses priorités qui doivent conduire à des corrections indispensables afin de sauver le piétonnier :

– Les zones de piétonnisation. Il faut revoir l’étendue actuellement définie des zones réservées aux piétons en les réduisant, tenant compte, notamment, du calendrier des travaux à réaliser.

– La sécurité. La réforme de la territorialité de la police doit être menée dans les délais prévus et une attention particulière doit être portée aux boulevards du centre. La police et les agents de prévention doivent contribuer à garantir un cadre de vie urbain agréable et sûr pour tous. Chaque Bruxelloise et Bruxellois doit se sentir en sécurité ! Étant donné la concentration d’activités, une tolérance zéro doit être appliquée en journée, mais aussi pendant la nuit. Des caméras doivent assurer une surveillance de toutes les zones piétonnes et des alentours.
– La clochardisation. Les boulevards doivent être le cœur du dynamisme commercial de Bruxelles et pas un espace de harcèlement ou de mendicité agressive. Ils doivent être des lieux de vie et de convivialité, paisibles et agréables pour les habitants. Les femmes seules doivent pouvoir circuler en toute sécurité, sans être harcelées.
– La communication. Il est impératif de revoir la communication à destination des citoyens et commerçants. Il faut les prévenir en temps utile des modifications qui interviendront sur le terrain.
– La mobilité. Il faut promouvoir un trafic de destination et éliminer le trafic de transit. Il faut faciliter la vie des automobilistes, leur permettre d’accéder aux parkings du centre-ville et les encourager à les rejoindre, notamment par des panneaux lumineux qui renseigneront les itinéraires ainsi que les places vacantes de stationnement.
– Les parkings. Il faut construire de nouveaux parkings avec des accès aisés aux axes de vie et de shopping du cœur de Bruxelles, en appliquant des tarifs attractifs.
– L’urbanisme. Il faut rénover en profondeur tout le sol des rues de façade à façade avec un revêtement de qualité ; encourager activement les propriétaires (en ce compris la Ville) à restaurer les façades de leurs immeubles et leur accorder des moyens financiers pour ce faire, s’il y a lieu ; moderniser le mobilier urbain, notamment les bouches de métro tout en verdurisant ces axes et nouvelles places qui doivent devenir de véritables lieux de vie, de shopping et de tourisme.
– Il faut développer l’activité économique en donnant au boulevard Anspach une affectation commerciale plus forte, plus moderne, en complémentant notamment les atouts des axes commerciaux de la rue Antoine Dansaert et de la rue Neuve.

– Il faut dynamiser les animations culturelles et touristiques qui sont également des vecteurs importants d’emploi et de soutien à l’activité économique. L’extension des espaces collectifs servira au développement de ces animations qui ont déjà démontré leur pouvoir d’attractivité du public vers le centre.

– L’éclairage. Le Plan lumière doit être achevé, tant pour participer à la sécurisation du centre que pour mettre en évidence la majesté de sa richesse patrimoniale.
– La propreté. Des efforts de propreté ont déjà été consentis dans le centre, souvent encore difficilement perceptibles vu l’état de délabrement et de laideur des infrastructures actuelles. Il faut poursuivre nos efforts ! La collecte des immondices doit être repensée fondamentalement avec la Région et Bruxelles-Propreté, car l’amoncellement de sacs-poubelles et de cartons sur les trottoirs n’est pas digne du centre historique de la capitale de l’Europe. Des bulles à verre doivent être installées de façon discrète et enterrées dans les zones d’intérêt culturel et et artistique.

– Les amendes administratives. Il faut renforcer le montant, la surveillance et la perception des amendes administratives pour incivilité et non-respect des règlements en matière d’hygiène. La traque, le ramassage et les sanctions pour dépôt clandestin doivent être renforcés.

Pour le groupe MR-Vld, l’été 2016 doit aussi être l’occasion de relancer une dynamique positive. Les boulevards ne devront pas se transformer en parc public ou en cour de récréation. Partout se prennent des initiatives citoyennes, associatives et commerciales qui veulent participer à un projet visant à faire revivre la Ville. Je ne doute pas un seul instant que le Collège les écoutera et agira en conséquence.

M. Mampaka.– Nous avons voté en faveur de l’idée d’un piétonnier, pas pour en faire le plus grand d’Europe, mais le meilleur. M. le Bourgmestre, vous n’apporterez pas de solution aux Bruxellois sans mettre de l’ordre dans votre majorité. Votre premier échevin, M. Courtois, dit que le piétonnier figure dans l’accord de majorité ; M. Dilliès évoque une perte de chiffre d’affaires de 60 %, dans certains cas. Il faudrait que vous vous mettiez d’accord sur votre accord de majorité… Les Bruxellois ne comprennent plus, devant tant de déclarations contradictoires. Votre majorité comprend des représentants libéraux qui se disent les défenseurs de l’entreprise et du commerce. Je me demande si le MR est bel et bien présent au sein de la majorité. Sa représentation est d’une telle faiblesse qu’elle n’apporte guère de plus-value dans la majorité. Madame Lemesre et monsieur Courtois, à votre place, j’en tirerais les conséquences.

M. Amand.– Voilà plus de 15 ans que le centre-ville périclite. Le Collège précédent, déjà, était soucieux de ce problème et avait envisagé la création d’un piétonnier. C’est après son accord de majorité que le Collège actuel a décidé de structurer ce projet en faisant adopter, par notre Conseil unanime, le principe de la création d’un piétonnier, cela dès la fin juin 2015.

Qu’avons-nous constaté pendant les premières semaines qui ont suivi l’instauration du piétonnier ? Une réappropriation, par la population, de cet espace public, plus particulièrement par les jeunes ; une nette amélioration de la qualité de vie des habitants de ces quartiers ; une diminution notoire de la pollution sonore et atmosphérique.

Bien entendu, un tel espace ne peut pas être aménagé en 48 heures. À Bordeaux, les autorités ont créé le piétonnier en 1974. Elles ont aussi connu des problèmes, des fermetures de commerces, des difficultés avec les transports publics, mais elles ont résolu cela au fil des années. Les principales difficultés que nous rencontrons concernent la mobilité et l’activité commerciale. Dès le début du projet, j’ai plaidé pour la mise en place d’un réseau de bus électriques et pour une participation de la STIB à une politique volontariste et innovante en matière de transport dans le Pentagone. La STIB se doit d’être un acteur et un partenaire beaucoup plus dynamique. Le Collège a constamment écouté les habitants et les commerçants en corrigeant au fur et à mesure le plan de circulation, comme sur la rue de Laeken et la rue du Midi.

Les impacts des attentats de Paris, avec une baisse du tourisme, ont été aggravés encore par les attentats meurtriers du 22 mars. Ces éléments sont la cause principale de la dégradation économique majeure dont ont souffert notre Ville et d’autres du pays. La fermeture du métro et la suppression temporaire de certains arrêts ont amplifié les difficultés.
Notre communication a été imparfaite. Nos concitoyens ont été mal informés. Essayons d’être plus compréhensibles.

La solution extrême préconisée par certains, qui consisterait à abandonner le piétonnier, n’est pas souhaitable. Au contraire, il faut résolument s’engager dans un processus dynamique en matière commerciale et de mobilité. Notre groupe fait confiance à l’équipe du Collège pour apporter aux problèmes liés au piétonnier les solutions adéquates. Comme partout en Europe, notre Ville, qui révolutionne sa structure intérieure, doit avoir le temps de s’y adapter pour que le futur économique et social de Bruxelles soit correctement construit.
Le Collège a montré une détermination unanime et une solidarité que je tiens à souligner. Un effort urgent est à consentir dans les deux domaines que sont la mobilité et le commerce.

Monsieur le Bourgmestre, vous avez été attaqué durement au cours des derniers jours, d’une manière que je déplore. Si des projets exigent un débat démocratique, les attaques ad hominem sont inadmissibles. Le groupe socialiste vous adresse tout son soutien.

M. Wauters.– Déjà avant le lockdown, avant la fermeture des tunnels et avant les attentats, les commerçants étaient au bord de la crise de nerfs. Les plaintes étaient nombreuses, dans le chef des commerçants et dans celui des usagers et des habitants des quartiers. Ces petits commerçants, qui n’ont qu’un magasin, voire deux, qui travaillent en famille ou avec quelques rares employés, ces micro-sociétés, ces toutes petites PME sont la pierre angulaire de l’activité économique de notre Ville. Elles en sont l’âme. Les grandes enseignes internationales présentes dans les centres commerciaux et qui comptent des dizaines de magasins en Belgique, celles-là peuvent supporter les mauvais résultats enregistrés dans l’un de leurs points de vente. Tel n’est pas le cas des petits commerçants. Je demande que le Collège prenne des mesures spécifiques pour aider ces commerçants. Six semaines avant le lockdown, déjà, une brasserie bien connue du centre-ville avait mis trois de ses six serveurs en chômage technique. Quelle que soit la décision que le Collège prendra pour le piétonnier, des solutions doivent être trouvées pour les commerçants.

Mme Temmerman.– Depuis une semaine, il est impossible d’ouvrir un journal ou d’écouter la radio sans entendre des campagnes de protestation contre le piétonnier. Entre affichettes, mise à la porte d’un restaurant et pétitions, on en arriverait à croire que les citoyens souhaitent un retour à la situation de départ, c’est-à-dire une réouverture des boulevards centraux à la circulation automobile. Pourtant, à y réfléchir un tant soit peu, l’on comprend que ni la question ni la réponse ne se situent à ce niveau.

Quel est le fil conducteur de ces cris d’alarme ? Le manque de dialogue, le manque de concertation, le manque de construction commune d’un projet qui était aussi, à l’origine, porté par les citoyens. Malheureusement, ces mêmes citoyens n’ont plus été impliqués après que tous les candidats aux élections eurent annoncé leur volonté de créer un piétonnier dans le centre. On dit qu’il faut se donner les moyens de ses ambitions. S’agissant du projet pour le centre-ville, c’est d’autant plus vrai. Des dizaines de milliers d’habitants sont directement concernées, dont une part considérable a dansé devant la Bourse avec un panier de pique-nique en main. Autant d’habitants qui ne sont pas entendus. Et s’ils le sont, c’est à la tête du client.

Dès le début du projet, notre groupe a posé la question suivante : comment allez-vous impliquer les citoyens ? La seule réponse, à ce jour, a consisté à organiser trois ateliers dits participatifs qui se sont déroulés sur une très courte période et dont l’objet était accessoire. Par exemple, le citoyen a pu formuler des suggestions sur le type de bancs qui seraient installés sur le futur piétonnier. La participation, ce n’est pas ça ! La méthode utilisée ne suffit pas à créer un socle d’adhésion. Il est regrettable que la possibilité n’ait pas été donnée à l’échevine en charge de la participation d’agir dans son champ de compétences. Le Collège a jugé plus opportun de diviser le projet en lots afin que chaque échevinat laboure son propre terrain : mobilité, urbanisme, environnement et, en bout de course, participation. Pourtant, la participation doit constituer le fondement d’un tel projet.

Au lieu de consacrer du temps et de l’argent à une action en justice pour diffamation à l’encontre de ceux et celles qui ont apposé une affiche avec la tête Bourgmestre dans leur devanture, le Collège devrait ouvrir les yeux et se focaliser sur le travail en cours avant qu’il ne soit trop tard. Il faut débattre et échanger pour connaître les avis des uns et des autres. Que l’ensemble des membres du Collège descendent dans l’espace public à la rencontre et à l’écoute de ceux et celles qui souhaitent voir réussir un projet concerté et coconstruit. Ce n’est pas en enlevant un bout de piétonnier ici ou là, comme le propose M. Gosuin, ni en remettant la rue de Laeken à double sens que l’on se retrouvera autour d’une grande table pour partager un même repas.

Monsieur Oberwoits, s’agissant de participation, je vous propose de participer à votre propre majorité, au lieu d’envoyer des communiqués de presse juste avant la tenue de notre Conseil. Cela ne me semble pas très correct vis-à-vis de vos partenaires de coalition.

Mme Lemesre, échevine.– La conjonction des maux dont souffre Bruxelles, et que vous connaissez bien, entraîne effectivement une baisse importante, alarmante, du chiffre d’affaires des commerces et du secteur horeca. Et les enjeux économiques qui en découlent dépassent largement les frontières bruxelloises. Des villes comme Bruges et Gand, en première ligne de la baisse de fréquentation touristique, affichent aussi de sévères reculs de chiffres d’affaires. Nous faisons face à une crise historique, très certainement la plus grave de l’après-guerre.

Vous pouvez l’imaginer, les douloureuses épreuves que connaît aujourd’hui Bruxelles m’affectent particulièrement. L’opposition me reproche de ne pas assez me faire entendre. De manière générale, j’estime pour ma part que l’efficacité y gagne quand il y a plus de travail et moins de commentaires. Car, plus que jamais, le secteur a besoin de mesures d’aide concrètes et chaque niveau de pouvoir doit prendre sa part, en lien avec ses compétences et ses capacités budgétaires. Si les mesures fédérales et régionales sont essentielles, particulièrement en matière de report ou d’exonération de charges (la city tax, par exemple), le Collège a privilégié le soutien en termes d’action et de communication. En effet, exonérer de la taxe sur les enseignes ou de la redevance sur les terrasses représente une goutte d’eau pour le commerçant. Par contre, de telles mesures risquent de peser plus lourdement sur les recettes communales, puisqu’elles ne peuvent s’appliquer que de façon générale, linéaire, sur tout le territoire et pour tous les commerces. Ainsi, l’exonération de la redevance sur les terrasses représente 400.000 € de pertes de recettes. Avant de prendre une telle décision, elle doit donc être évaluée en termes d’impact budgétaire et de correspondance à l’attente des commerçants.

C’est ainsi que je mène ou prépare, en parallèle ou en collaboration avec les autres niveaux de pouvoir, de nombreuses actions à l’échelon de la Ville de Bruxelles pour redonner au commerce bruxellois toute son attractivité, malgré les événements.

Il me semble essentiel de contrer le bashing omniprésent, particulièrement à l’étranger, mais aussi au sein de la population bruxelloise. Une communication positive, fondée sur les qualités que Bruxelles n’a pas perdues, doit être instaurée pour faire revenir les touristes qui manquent cruellement et les chalands qui ne viennent plus dans le centre. Au niveau international, la balle est dans le camp du pouvoir fédéral, mais aussi de la Région, avec visit.brussels. Bruxelles ne peut agir seule, elle n’en a pas les moyens.

Il importe de coordonner nos efforts en ce sens et de replacer Bruxelles comme ville de destination, principalement pour les visiteurs et acteurs économiques anglo-saxons dont les craintes sont encore trop marquées.
(M. Alain Courtois, premier échevin, prend la présidence de la séance.)

Il faut aussi redonner confiance aux Bruxellois de la deuxième couronne. C’est ainsi que nous collaborons étroitement au projet d’Atrium Make.Brussels, plate-forme de crowdsourcing en cours qui crée une belle émulation de « remue-méninges » dans les dix quartiers centraux. Aux Bruxellois de la seconde couronne et aux navetteurs, il convient de continuer à leur expliquer que le cœur de Bruxelles est accessible par tous les moyens de locomotion, y compris la voiture. Ainsi, nous avons encore décidé au Collège, jeudi dernier, la réouverture de rues, ce qui répond à une demande forte des commerçants. Il faudra, certes, adopter des habitudes de circulation différentes de celles d’antan, mais il est important de faire taire cette réputation de centre inaccessible. La situation économique nous force à remettre notre projet sur le métier, fût-ce de façon provisoire en attente des débuts de chantier.

Une autre mesure qui concerne l’accessibilité et l’identité des quartiers a été mise en place par mon cabinet et reprise par la Région. Elle concerne la création, en étroite concertation avec les associations de commerçants, d’une signalétique propre aux spécificités des quartiers commerçants du centre. Elle est encore insuffisante. Le fléchage doit être amplifié et rendu plus visible. Désormais en partenariat avec Bruxelles Mobilité, il est en cours d’installation au départ de la petite ceinture.

L’accord de majorité prévoit aussi un rehaussement de l’offre qualitative commerciale, une mesure porteuse de sens et qui demande du temps. Mon collègue Geoffroy Coomans et moi-même nous y attelons activement dans le cadre de l’examen des demandes de permis impliquant des changements d’affectation.
Le Schéma de développement commercial fait l’objet d’une étude suivie avec GeoConsulting en vue de mieux cerner encore l’identité de cet axe central. C’est ainsi que s’impose progressivement l’idée du thème de la famille impliquant une recherche retail ciblée vers des marques et « concept stores » exerçant une réelle attractivité sur un public familial et un sentiment de sécurité chez les femmes. Dans cette logique, le Collège a décidé de mandater Atrium. Au Mapic de novembre, en collaboration avec la Région, nous présenterons tout le potentiel de développement économique des quartiers centraux. Il s’agira de projets tant publics que privés visant le piétonnier et tous les quartiers centraux adjacents, notamment dans le domaine du logement.

De manière plus structurelle, j’ai fait créer le Web Observatoire du commerce et Entreprendre.Brucity pour aider les investisseurs à mieux prospecter et identifier les besoins en matière commerciale selon la zone d’activité qu’ils entendent atteindre. L’organe Entreprendre.Brucity s’occupe également de mettre en application les mesures de soutien déjà décrites. Une newsletter informe régulièrement les commerçants de toute nouvelle demande de participation concernant directement le commerce. Parlant de participation, je puis vous assurer que les commerçants ont été, à de très nombreuses reprises, invités à exprimer leurs desiderata, cela depuis le lancement du projet. C’est un moyen, outre les nombreuses réunions et visites, de rester en contact permanent et de lutter contre ce « sentiment d’abandon » ou de désespoir que vivent parfois certains commerçants.

Parce que l’organisation de marchés et micro-marchés dans les quartiers participe aussi au renforcement de l’attractivité commerciale, ceux-ci sont désormais mieux régulés et contrôlés, grâce à l’administration. Je rappelle que lorsque je suis entrée en fonction, une telle administration du commerce était inexistante. Un expert pour le marché du Sablon, par exemple, a été nommé. On perçoit une dynamique positive sur nos divers lieux maraîchers. Nous venons de voter la création de trois nouveaux marchés : place de la Chapelle, place de l’Épée et place de l’Alhambra. La réouverture de la rue de Laeken du côté du boulevard d’Anvers ne mettra pas en péril l’organisation du nouveau marché Alhambra tel que souhaité par le comité d’habitants. Au contraire, le nouvel aménagement que mon homologue des Travaux publics prévoit de réaliser rapidement sur cette place prendra en compte l’organisation d’un tel marché.

Malgré la morosité économique, je continue d’appliquer ma stratégie d’amplification d’événements existants. Il s’agit de faire en sorte que se répercutent dans les quartiers et commerces alentour des événements qui attirent déjà nombre de visiteurs et, ainsi, de faire profiter de leur affluence des zones d’activités complémentaires. Dans ce but, les commerçants sont régulièrement invités à participer à des actions spécifiques et se voient recevoir des cadeaux, des lots, de la décoration pour être au diapason de l’événement en question. Ils bénéficient en même temps de la communication mise en place pour l’événement, une forme d’échange gagnant-gagnant. Ainsi, les bus navettes Foire du livre et Art Brussels ont relié Tour & Taxis et la Place Sainte- Catherine/Dansaert ce week-end encore. La prochaine action sera celle du Shop on Jazz, les 20, 21 et 22 mai prochains, qui établit un lien plus étroit entre le Jazz Marathon et les commerces du Sablon/Marolles.

Pour attirer à nouveau les clients qui ne rejoignent plus le centre-ville, par crainte ou par changement d’habitude, un système de « couponing » est en voie d’être proposé aux entreprises de la Région bruxelloise, du Brabant flamand et du Brabant wallon. Il servira, en plus d’offrir des réductions et d’attirer des clients, à faire la promotion des commerces bruxellois.

Enfin, une autre mesure dont les échos sont de plus en plus positifs est l’ouverture autorisée des commerces le dimanche. Avec un effort axé sur le premier dimanche de chaque mois, la machine de communication fait venir de plus en plus de clients à ces dates. Et les expériences sont très encourageantes, même si les comportements d’achat sont longs à modifier. Le public qui vient pour le shopping dominical est plus détendu et le personnel des magasins dit apprécier le type de clientèle différent de celui du samedi, par exemple. L’atmosphère créée lors de ces journées est incitante et la clientèle est plus familiale. Les commerçants et enseignes sont de plus en plus convaincus de l’utilité de « I Shop on First Sundays » et je ne peux que me réjouir de voir que « la sauce prend ». Le projet a d’ailleurs été désigné comme meilleure initiative publique, lundi dernier, par les Visit.Brussels Awards.

J’aimerais conclure en ajoutant que j’ai toujours prêté une oreille particulièrement attentive aux problèmes rencontrés par les commerçants bruxellois. Certains sont aujourd’hui, comme je vous le disais en commençant, en grand désarroi, et ils demandent soutien et empathie. C’est pourquoi, des gestes forts prenant en compte leur situation doivent encore être posés.

Nous aurons encore des moments difficiles à traverser, mais je suis résolument optimiste quant à l’avenir du développement commercial du centre-ville et, de facto, de l’ensemble du pays.
(M. Yvan Mayeur, Bourgmestre, reprend la présidence de la séance.)

Mevrouw Ampe, schepen. – Wij moeten allen toegeven dat de handelaars een moeilijk, zelfs vreselijk jaar achter de rug hebben, in Brugge, in Antwerpen en zeker in Brussel. Brussel wordt in de internationale media omschreven als hellhole, jihadist capital. Op CNN World merken we dat de beelden van Irak veel gelijkenis vertonen met die van Brussel. Het hoeft dus niet te verwonderen dat vele mensen daardoor worden afgeschrikt.

Er waren de negatieve effecten van de invoering van de voetgangerszone en de verkeerswijzigingen. De mensen hebben het inderdaad moeilijk gehad om zich aan te passen aan de nieuwe situatie. Een nieuwe situatie maakt mensen bang om naar Brussel te komen.

Dan was er de lockdown, waardoor Brussel bijna een week lang een dode stad was. Er kwam niemand meer naar de stad omdat alles gesloten was. Daarna was er de sluiting van meerdere tunnels en ten slotte de aanslag, die net geen nekschot betekende voor vele handelszaken.

We moeten luisteren naar de handelaars en maatregelen nemen die hen echt ondersteunen.
Communicatie is belangrijk. Daarom is er voor de invoering van de voetgangerszone een communicatieplan uitgewerkt en werd er een extern bureau ingeschakeld. Na de invoering van de voetgangerszone heeft de burgemeester een communciatiecel opgericht die vroeger niet bestond.

En plus des mesures annoncées par Mme Lemesre, nous devons maintenir le dialogue avec les commerçants et tous les habitants. Monsieur Fassi-Fihri, vous avez plaidé pour des boucles, mais les seules que nous ayons réalisées, à savoir sur les boulevards Max et Jacqmain, ont suscité l’opposition des citoyens, et nous avons déjà corrigé la situation. Les boucles que vous avez proposées sous la précédente législature, aucun commerçant ici présent n’en voulait !

Les pouvoirs publics ont déjà pris plusieurs décisions : réouverture de la voie sur la place de Brouckère devant le Métropole ; doublement du nombre de places de stationnement sur le boulevard Adolphe Max, à la demande des commerçants ; changement du sens de circulation dans la rue Saint-Christophe, avec pour conséquence une baisse du trafic dans le quartier Saint-Géry et un meilleur accès de la rue du Lombard vers le quartier Dansaert ; réouverture au trafic de la rue du Midi dès la semaine prochaine ; réouverture de la Porte d’Anvers ; report de paiement de la taxe hôtelière (mesure régionale) et des charges sociales (mesure fédérale).

Citons aussi la garantie apportée aux entrepreneurs qui veulent emprunter (mesure régionale). Une campagne d’information a été lancée sur l’accès au centre-ville : parkings, transport en commun, etc. Beliris a investi plus de 12 millions € pour redorer l’image des boulevards et du piétonnier. Tout le monde se plaignait de la situation des boulevards, ne l’oublions pas.

Chaque niveau de pouvoir doit prendre ses responsabilités. Nous attendons avec impatience les bus électriques de la STIB, le téléjalonnement pour les parkings, la rénovation des tunnels, la réouverture totale des stations de métro et de l’aéroport de Bruxelles National. Les visiteurs étrangers ont peur de venir à Bruxelles. Il faut donc leur envoyer un message positif.

Nous restons ouverts à toute suggestion constructive, mais sans remettre en cause le concept de piétonnier.

Wij moeten echter realistisch zijn. Een kleinere voetgangerszone zal een grotere toekomst hebben. Daar geloof ik in.
Dit is een project van het volledige College en wij blijven erachter staan.

M. le Bourgmestre.– Je remercie les intervenants qui ont formulé des propositions constructives. Après chaque débat, nous avons retenu les suggestions émises. Le piétonnier, le plan de circulation, le soutien aux commerces, les mesures à l’égard des habitants, tout ce qui a été proposé, y compris par des membres de l’opposition, a fait l’objet d’une analyse par le Collège.

La difficulté du centre-ville est qu’il périclite depuis de nombreuses années. Il est le fruit d’un modèle élaboré dans les années 50, 60 et 70, exclusivement fondé sur l’utilitarisme de la Ville. Il ne repose pas sur un projet de vie pour les habitants. Changer cela, ce que nous essayons de faire, implique un changement radical de conception. Partout où cela a été mis en œuvre, de nombreuses difficultés ont surgi. Il suffit de penser à ce qu’il s’est passé à Gand, dont chacun vante aujourd’hui le modèle. Notre projet est un projet de revitalisation. Lors d’une réunion des maires à Amsterdam, Mme Ampe a reçu les encouragements de tous les représentants des grandes villes européennes, qui l’ont incitée à tenir bon. Car tous ont rencontré des difficultés mais, au final, les citoyens se sont réjouis du fait qu’une telle idée ait enfin été mise en œuvre.

Une autre difficulté, dans notre cas, c’est le temps, les procédures, les nombreux niveaux de pouvoir, autant d’éléments qui ralentissent la concrétisation de nos projets. Nous ne nions pas les difficultés liées à l’accessibilité du centre. Toutefois, lorsque la volonté y est, le monde afflue dans ce même centre-ville : 7.000 personnes à Brussels’ Colours, 10.000 personnes pour le festival Hopla!, une Grand-Place noire de monde pour la performance de Anne Teresa De Keersmaeker.

Notre projet est avant tout un projet de vie et un projet environnemental. Le black carbon est en baisse de 70 %, ce qui n’est pas négligeable.
C’est aussi un projet collectif porté par la majorité PS-MR depuis 2012. Il a fait l’objet d’un vote unanime par le Conseil communal. Il doit servir l’intérêt général, lequel est parfois contradictoire. Ainsi, l’intérêt des commerçants n’est pas toujours celui des habitants et des familles. C’est pour cette raison que nous avons organisé un grand nombre de concertations, au-delà de nos obligations légales. Nous avons rencontré les commerçants à titre individuel, leurs associations, les habitants et les comités, dans de multiples forums. Jamais un projet urbain n’a donné lieu à autant de discussions. Nous avons noué des contacts réguliers avec la Région ; Unizo nous a soumis des propositions concrètes pour le commerce ; le président du secteur horeca a fait de même.

Je ne nie pas les difficultés rencontrées par certains commerces, mais je n’accepte pas la généralisation. Des commerces n’ont pas souffert du piétonnier, d’autres en ont même bénéficié. Des commerçants ont décidé de venir s’installer dans le centre grâce au piétonnier. Les portes de la Ville restent ouvertes pour un dialogue franc et constructif avec chacun. Bien entendu, cela doit se faire dans un certain respect mutuel, dans la dignité, avec un minimum d’honnêteté intellectuelle. Mélanger les difficultés liées au piétonnier, les effets du lockdown et l’impact des attentats, c’est une escroquerie intellectuelle inacceptable sur le plan humain. On ne peut faire l’amalgame entre tous ces éléments.

Oui, la situation est terrible dans le centre-ville, mais aussi ailleurs. Elle affecte le moral de la population et il nous incombe de prendre les mesures adéquates.

J’ai examiné l’idée d’une consultation populaire, comme elle l’a été dans une autre grande ville de ce pays. Le Bourgmestre de cette grande ville, M. Maxime Prévot, lors d’un débat sur les villes auquel nous participions à Mons, a précisé ceci : « Une consultation populaire, ça doit rester ce que c’est : un avis. Il faut sortir de cette idée que le citoyen est roi et expert, qu’il en sait plus que les politiques. À Namur, le piétonnier est devenu un atout majeur de la Ville. Pourtant, au début, une majorité de commerçants étaient contre. Les Bourgmestres doivent parfois prendre des risques pour assumer le changement. Dès qu’on dit qu’on veut un changement architectural fort, on est directement traité de mégalo. » Tel est le verbatim d’une intervention sur la création d’un centre commercial à la place du parc Léopold, à Namur.

(Remarques de Mme Milquet)

Donc, la consultation populaire n’est pas la solution. Il faut continuer à dialoguer. Nous travaillons à améliorer les choses. Ce matin encore, nous avons reçu quatorze représentants d’associations de commerçants. Nous avons entendu une délégation de six associations de commerçants du centre-ville. Tous nous ont dit vouloir maintenir le piétonnier et poursuivre le dialogue pour l’améliorer.

D’autres intervenants seront associés aux discussions afin de consolider le projet, parce qu’il en va de l’intérêt de la Ville et des citoyens, mais aussi de la relance économique du centre-ville qui souffre depuis quinze ans du dépérissement et de la paupérisation. C’est un projet ambitieux qui mettra le centre-ville sur la voie du redressement. C’est l’option que nous avons choisie. Certaines choses doivent être corrigées. Nous agirons avec tous les acteurs concernés, mais nous maintiendrons notre projet, car il permettra de sortir le centre-ville de l’ornière.

Mme Nagy.- Ce débat est important, car il aborde l’avenir du centre-ville. Ce qui me frappe, c’est la différence entre les propos tenus aujourd’hui par les uns et les autres, d’une part, et ceux tenus hier par votre premier échevin à la télévision, d’autre part. D’un côté, un communiqué du Vld-MR et un article du député MR Boris Dilliès qui évoquent un « repoussoir » ; de l’autre, un catalogue des multiples mesures prises par les échevines Lemesre et Ampe.

Je vous ai entendu défendre le projet de réhabilitation de la Ville que nous avons, écologistes, toujours défendu en affirmant que la Ville était un espace de vie qui devait être à même d’attirer les habitants. Pourtant, je n’ai guère reçu de réponse concrète.

Quelle sera votre stratégie de communication pour redorer l’image du piétonnier ? Comptez-vous réduire l’étendue du piétonnier, comme le propose le MR ? Allez-vous modifier le calendrier ?

Je comprends les difficultés rencontrées par les commerçants, mais croire que ramener la voiture dans le centre-ville les résoudra soudainement est une grave erreur. Or je n’ai pas perçu, dans votre propos, de volonté ferme de maintenir le piétonnier. En termes de méthodologie, le calendrier des chantiers sera-t-il respecté ?

Que pensez-vous de l’instauration d’un comité d’accompagnement constitué d’un panel de citoyens ?
Comment gérer les constantes modifications ?
Beaucoup d’éléments doivent être améliorés, mais l’on ne peut pas dire que le piétonnier actuel soit sinistre, monsieur Oberwoits.

Je demande de la cohérence dans le projet et de l’information sur les mesures que vous comptez prendre.

M. Maingain.- Nous n’avons jamais manqué d’ambition pour notre Ville et notre Région. Nos critiques ne visent pas votre ambition de revitaliser la Ville, mais les modalités de mise en œuvre de votre projet, à tâtons, sans destination claire. Le Collège passe son temps à corriger, à revoir, à réfléchir. Il aurait mieux valu prendre le temps de la réflexion afin de définir un projet clair. Vous avez entraîné notre centre-ville dans une spirale négative dont nous devons le sortir. Le défi était suffisamment complexe pour ne pas devoir le sortir du trou que vous avez vous- même creusé.

Certes, nous n’avons pas de prise sur les événements tragiques qui ont mis à mal le tissu économique bruxellois, mais le piétonnier devrait vous permettre d’influer directement sur l’avenir. Il est de votre responsabilité d’agir pour garantir le redressement économique du Pentagone et du centre-ville.

L’heure est à l’ambition, mais aussi à l’action. Que de temps perdu ! Les pertes financières des commerçants ne seront pas compensées.

Je ne vous ai pas entendu sur la proposition de mon groupe, mais aussi de certains membres de la majorité, de revoir l’étendue du piétonnier. Dans le chef du MR, s’agit- il d’une réelle volonté ou d’un effet d’annonce pour se racheter une virginité politique et fuir ses responsabilités ?

Madame Lemesre, vous dites vouloir agir, mais alors que la Région consentit un effort de près de 12 millions, vous refusez une dépense de quelques centaines de milliers d’euros au regard d’un budget de plus de 700 millions.

Il faut que tous les niveaux de pouvoir se mettent au chevet du commerce bruxellois, mais je ne vous ai pas entendue annoncer de mesures concrètes. La situation est à ce pointe urgente que l’on ne peut se contenter de déclarations à l’emporte-pièce ni de bonnes intentions. Il faut des mesures concrètes et, à cet égard, je n’en ai entendu ni au PS ni au MR. Les corrections attendues sont de nouveau reportées aux calendes grecques. Vous attendrez à nouveau d’être mis sous pression pour apporter enfin des solutions aux problèmes que rencontrent les commerçants. C’est aujourd’hui que les commerçants ont besoin de votre aide. Le commerce se meurt, des gens perdent leur emploi. Il y a urgence. Je vous implore d’enfin prendre des mesures concrètes.

Mme Milquet.- Au vu de la situation grave que traversent notre Ville et ses commerçants, j’ai l’impression que tout ce que nous avons dit ou proposé n’aura servi à rien. Mme Lemesre estime que des mesures fortes doivent être prises, mais j’aurais aimé qu’elle nous les détaille. Quelles sont-elles ?
Nous voulons que le projet de piétonnier réussisse. Le Bourgmestre reste dans le déni. Il semble n’avoir écouté ni l’opposition ni les autres. Je ne vous ai pas entendu réagir aux demandes claires du MR.

Quant à la réaction de M. Prévot, l’on peut comprendre son état d’esprit lors du débat en question, puisqu’une consultation populaire venait de rejeter le projet de centre commercial proposé par sa majorité. En outre, le piétonnier de Namur peut être parcouru en trois minutes, ce qui n’est pas le cas de celui de Bruxelles. Si vous comparez la situation de Namur à celle de Bruxelles, cela signifie que vous n’avez pas bien compris ce qu’il se passait dans notre Ville.

Dans une démocratie, il n’est pas absurde de recourir à la consultation populaire pour connaître le sentiment des habitants. Rejeter cela d’un revers de la main me semble un peu facile.

De heer Van den Driessche. – Uit de betogen van de burgemeester en van de schepenen besluit ik dat ik veel antwoorden heb gekregen op boodschappen die de oppositie eigenlijk niet heeft gegeven, en weinig antwoorden op de boodschappen die de oppositie wel heeft gegeven. Dat vind ik ontgoochelend.
Indien werkgevers met hun personeel zouden omgaan zoals het stadsbestuur omgaat met de horeca en de handelaars, dan zou er al een jaar worden gestaakt. Zelfstandigen kunnen echter helaas niet staken.

M. Maingain.– J’aimerais au moins vous entendre sur la réduction du périmètre du piétonnier.
M. le Bourgmestre.- Nous avons entendu toutes les propositions. Nous y travaillons.

14 MARS 2016 - Les doubles files récurrentes rue Marie-Christine, engendrant des problèmes de sécurité et de mobilité

M. Wauters.– Lors du Conseil communal du 25 janvier, les circonstances n’ont pas permis au Collège de répondre à ma question relative aux doubles files récurrentes sur la rue Marie-Christine. Je me permets donc de revenir sur ce sujet qui pose de réels soucis de mobilité et de qualité de vie au centre de Laeken.

Pour rappel, chaque jour, dimanche compris, entre 16h et 19h, la rue Marie-Christine est le siège d’un concert de klaxons et de dizaines de stationnement en double file. Parfois même, les gens en viennent aux mains…
En attendant un plan global, quelles mesures la Ville peut-elle prendre pendant les plages horaires mentionnées pour enrayer ce phénomène qui donne une image encore plus négative de ce quartier ?

J’en ai assez d’entendre les gens me dire qu’ils ne viendront plus dans ce quartier au vu de la situation.

M. le Bourgmestre.– Je comprends parfaitement votre question. La mobilité est effectivement difficile dans la rue Marie-Christine, déjà de par sa configuration de rue commerçante assez étroite avec de multiples carrefours.
Il s’agit, de plus, d’un quartier à forte densité de population avec proportionnellement peu de places de stationnement.

Dans les environs immédiats de ladite rue se trouvent plusieurs écoles. Dès lors, les parents venus récupérer leurs enfants en profitent pour faire, en vitesse, une petite course chez un des commerçants du quartier et ne prennent pas la peine de chercher une place de stationnement (par ailleurs très difficile à trouver…).

Comme il s’agit d’un créneau horaire où les patrouilles BTI sont fortement sollicitées et que les agents DO8 s’occupent de la sortie des écoles, il est souvent difficile d’être présent au bon moment au bon endroit.

La verbalisation a ses limites. Toutefois, 1.200 procès-verbaux ont été dressés entre le 1er janvier et le 9 mars 2016, dont 200 pour des stationnement en double file et 800 pour des stationnements sur zone de livraison (ce qui induit des  »doubles files » de camions et camionnettes de livraison).

Les solutions ne sont pas simples à dégager. Nous sanctionnons déjà beaucoup.

M. Wauters.– Je suis étonné par le nombre de procès-verbaux dressés et qui, malheureusement, ne portent pas leurs fruits. À l’époque, un commissaire de police avait focalisé l’action de ses agents sur un phénomène précis, et cela avait donné de bons résultats. Ne pourrions-nous pas faire de même en l’occurrence ? Bien entendu, la situation ne sera jamais réglée sans aménagement structurel. Le quartier est densément peuplé.
À l’époque, GIB avait soumis un projet de parking public. Il serait intéressant d’étudier à nouveau sa faisabilité.

Mme Lemesre, échevine.– La configuration de ce quartier est identique à celle des Marolles, à savoir un quartier densément peuplé et des riverains propriétaires de véhicules. Il manque de places pour accueillir tous les véhicules munis d’une carte riverain en plus de permettre une rotation liée à l’activité commerciale.

Une réponse adéquate consisterait à créer du parking public dans le bas de la rue Marie-Christine. Cela renforcerait l’attractivité de cette zone, notamment dans la perspective du futur centre commercial Docks.

M. le Bourgmestre.– Quoi qu’il en soit, nous n’avons nullement l’intention de tolérer le stationnement sauvage, comme l’ont fait d’autres communes. Les procès-verbaux donnent des résultats, mais ils ne suffisent pas et nous devrons envisager la construction d’un ou de plusieurs parkings publics.

M. Wauters.– Contrairement à d’autres artères commerciales, la rue Marie-Christine est densément habitée. La création d’une zone rouge n’est pas souhaitable. Une solution structurelle doit être trouvée.

1er DECEMBRE 2014 - La présence ou non d'un support du personnel communal pour assurer la sécurité routière des enfants aux abords des écoles maternelles et primaires sur le territoire de la Ville de Bruxelles

Monsieur le président. J’ai été interpellé par des parents d’enfants de l’école  primaire Maria Assumpta à propos de la non présence d’un encadrement de policiers, de gardiens de la paix ou de steward aux abords de cette école pour assurer une sécurité aux enfants et calmer les comportements de certains parents automobilistes inciviques.

Je me suis donc renseigné pour savoir comment la Ville organisait ou non ce type de service de prévention. Et là, j’ai pu constater que certaines écoles sont encadrées par des policiers, d’autres, par des agents de prévention ou des gardiens de la paix, d’autres encore ne bénéficient de rien…

Donc pour Maria Assumpta, pas d’encadrement, Pour l’Athénée des Pagodes oui, pour l’école Tivoli et Sint Ursula, encadrement et apparemment plus pour l’athénée Bockstael…

Dans la commune voisine de Jette, chaque passage piéton  proche d’une école maternelle ou primaire, du réseau officiel, comme du libre,  est « encadré » par du personnel communal et ceci le matin à l’arrivée des enfants,  à la fin des cours et aussi le mercredi midi! Les services de préventions de la commune vont encore plus loin en proposant des actions ponctuelles comme par exemple pour le moment, alors que les jours raccourcissent et qu’à l’arrivée à l’école il fait encore bien souvent nuit, ils proposent aux écoles de stimuler les enfants à porter des chasubles fluo pour être mieux visibles. La commune d’Evere est aussi très active dans ce domaine.

Outre le fait, que la simple présence d’un « encadrement » ramène chacun à un plus grand respect du code de la route,  il est indéniable que ces actions de deux fois une demi heure par jour ont un effet direct et bénéfique sur la sécurité des enfants, la mobilité autour des écoles et de manière générale sur la convivialité au coeur des quartiers!

J’ai donc pensé à BRAVOO! Comme nous n’avons pas de représentant au sein de son conseil d’administration, j’ai été sur internet pour en savoir un peu plus:

Il est écrit entre autre ceci:

« BRAVVO compte sur le concours de plus de deux cents quarante travailleurs de terrain engagés afin de développer, en partenariat avec tous les autres acteurs sociaux et économiques, des actions à travers cinq axes majeurs de travail.

Un de ces axes est :

L’axe Prévention par la présence dans les quartiers

Il s’agit de la grande équipe des gardiens de la paix. Ces nouveaux métiers de la sécurité visent à combattre les incivilités et à instaurer une convivialité dans les quartiers par la réappropriation de l’espace public. »

Le problème que je soulève aujourd’hui n’est-il pas exactement au coeur même de cet axe de prévention? Ne s’agit-il pas d’une partie de la réalité concrète et quotidienne de tous les  habitants des quartiers de la Ville?

J’en arrive donc à mes questions: Quelle est la politique voulue par la Ville et éventuellement mise en place par BRAVOO par rapport à cette problématique de la sécurisation des abords d’écoles? Quels sont les critères qui régissent une présence du personnel de prévention ou non? Cela se fait-il en fonction du nombre d’élèves? De la situation géographique des écoles et du trafic automobile aux abords de celles-ci? Les services de préventions ont-ils un programme de sensibilisations et d’actions planifié et adressé à toutes les écoles situées sur le territoire de la Ville?

Monsieur le Président, les questions de sécurité routière, et en particulier celle des plus vulnérables que sont les  enfants, mais également les questions de mobilités dans nos quartiers ne sont-il pas des priorités? Avoir une politique équitable et proactive en considérant que tous les enfants doivent bénéficier d’un même service  n’est-il pas une évidence?

M. le Bourgmestre.– Nos 200 implantations scolaires sont intégrées dans un plan global établi avec Bravvo et l’Instruction publique. Des mesures de protection préventives sont prises (emplacements « kiss & ride », aménagements…).
Les écoles n’appartenant pas au réseau de la Ville peuvent bénéficier des mêmes mesures en fonction de leur situation propre et à l’initiative de leur direction. Je tiens le texte de ma réponse complète à votre disposition.

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