L’histoire de Laeken, ma commune !

Laeken (en néerlandais Laken) est une ancienne commune du nord de la Région de Bruxelles-Capitale, rattachée à la ville de Bruxelles depuis 1921.

Voici son histoire depuis le moyen âge:

Une présence humaine est attestée sur le territoire de Laeken dès l’époque romaine. Des fouilles archéologiques ont notamment mis au jour les vestiges d’une villa au bout de la drève Sainte-Anne sur le versant du Stuyvenberg. Ensuite c’est l’obscurité jusqu’au XIe siècle.

La plus ancienne mention du village se trouve dans un diplôme de 1080, où apparaît le nom de Gilbert de Lacha. Au Moyen Âge, Laeken faisait partie de la « cuve », c’est-à-dire la banlieue, de la ville de Bruxelles. Le village fut annexé à la ville sous le règne de Jean III de Brabant en 1331. Il ne redevint une commune qu’en 1795, sous le régime français.

Au milieu du XVe siècle, les «maîtres des chaussées» de Bruxelles dotèrent Laeken de sa première artère pavée : le vieux chemin conduisant de Bruxelles à Leken, qui correspond à la chaussée d’Anvers actuelle. En 1447, cette route fut bordée d’arbres.

Le creusement du canal de Willebroek, qui fut inauguré en 1561, modifia profondément la physionomie de Laeken. Il s’accompagna de l’aménagement de la digue entre Bruxelles et le village de Laeken, l’actuelle l’Allée Verte, qu’on appelait jadis «Digue verte», (« Groenen Dijck » en néerlandais), qui devint un des lieux de promenade favoris des Bruxellois. Au XIXe siècle, elle fut progressivement délaissée au profit de l’avenue Louise.

L’église paroissiale Notre-Dame de Laeken fut ravagée par les calvinistes en 1581. Elle fut restaurée sous le règne de l’archiduc Albert de l’archiduchesse Isabelle.

En 1625, l’archiduchesse Isabelle fit percer la drève Sainte-Anne, appelée à l’époque « avenue du Duc », qui reliait le noyau du village de Laeken à une source considérée comme miraculeuse. La source elle-même fut aménagée en fontaine monumentale, connue sous le nom de Fontaine Sainte-Anne ou des Cinq-Plaies.

En 1782, les gouverneurs généraux des Pays-Bas, le duc Albert de Saxe-Teschen et son épouse, l’archiduchesse Marie-Christine d’Autriche achetèrent le domaine de Schoonenberg pour y construire une habitation de plaisance (1784). Après le départ des Autrichiens, le château resta à l’abandon. Il n’échappa à la ruine que grâce à Napoléon Ier qui le racheta et y signa la déclaration de guerre à la Russie en 1812.

L’établissement d’une résidence archiducale d’abord, royale ensuite, eut des conséquences incalculables pour Laeken. Son territoire se couvrit de résidences construites par des Bruxellois aisés, attirés par le prestige de la proximité du palais. Ce voisinage bénéficia également au cimetière qui s’étendait au pied d l’ancienne église paroissiale : sa superficie fut doublée une première fois en 1832, puis une nouvelle fois en 1855, pour atteindre 2 hectares 46 ares 13 centiares. Aristocrates, membres de la haute bourgeoisie, hommes politiques, écrivains ou artistes célèbres s’y firent ériger des monuments funéraires rivalisant de luxe, si bien que le cimetière a souvent été appelé le Père-Lachaise belge.

L’histoire de Laeken sera de plus en plus étroitement liée à la famille royale au XIXe siècle. Le décès en 1850 de la première reine des Belges, Louise-Marie, infléchira le devenir urbanistique de la commune. La reine, très appréciée de la population, souhaitait être inhumée dans l’église de Laeken. Il en fut fait selon sa volonté. Pour honorer sa mémoire, son époux, le roi Léopold Ier, décida de faire construire une nouvelle église, dont il comptait financer la construction, mais une souscription nationale fut lancée et de nombreux citoyens y contribuèrent. La première pierre de l’édifice fut posée dès 1854, mais les travaux durèrent jusqu’en 1909. L’église fut intégrée dans une perspective urbaine par l’ouverture d’une artère rectiligne large de 30 mètres partant du pont de Laeken, appelée avenue de la Reine. L’ancienne église fut désaffectée dès 1850, mais on continua à y exercer le culte jusqu’à l’inauguration de l’actuelle église Notre-Dame de Laeken en 1871. Du vénérable bâtiment médiéval on ne conserva malheureusement que le choeur qui se trouve dans le cimetière.

L’empreinte royale sur Laeken sera encore plus marquée sous Léopold II. Le souverain caressait pour la commune des projets grandioses sinon mégalomanes. Au début de son règne, il écrivit au baron Goffinet : «Laeken doit devenir pour Bruxelles ce que l’arc de l’Etoile est pour Paris : le point de départ de nombreux boulevards rayonnant tous vers le même point.»

Il poursuivit l’agrandissement de son domaine privé, qui passa de 90 ha à 217 ha, comprenant le domaine royal proprement dit et son château, la villa du Belvédère et le domaine du Stuyvenberg. Le domaine royal étant exonéré d’impôts, on comprendra que les Laekenois aient souvent éprouvé des sentiments mitigés à l’égard d’accroissements qui privaient les finances communales de ressources importantes.

Rattaché à la ville de Bruxelles en 1921, Laeken n’acquit une dimension internationale qu’au moment du sommet européen de Laeken (14 – 15 décembre 2001), marqué par la Déclaration de Laeken.

Laeken en résumé:

  • XVIè siècle: Charles Quint initie l’essor du Canal: développement du port et du chemin de fer
  • XVIIIè siècle: Laeken est devenu une villégiature à la mode ; faubourg de Bruxelles
  • 1782: constuction du château de Laeken.
  • 1830 Laeken est une commune indépendante du royaume. Pas encore rattachée à Bruxelles
  • 1831: recensement: 1806 habitants
  • 1831: Léopold Ier s’installe au château de Laeken qui devient le Palais de Laeken.
  • la zone bordant le Canal doit bénéficier d’une gestion uniforme sous la tutelle de la Ville de Bruxelles. Le nombre d’habitant grimpe en flèche: de 4019 en 1846 il atteint 40681 en 1920 !
  • 1856: le centre de Laeken est détruit par la création du chemin de fer du Nord qui relie Bruxelles à Gand. Il reste aujourd’hui peu de chose du « Vieux Laeken ».
  • 1871: le chemin de fer de l’Ouest reliant Bruxelles Midi à Bruxelles Nord croise la ligne Bruxelles Gand au niveau de la place Emile Bockstael.
  • 1877: Emile Bockstael devient bourgemestre de Laeken.
  • 1891: les premières maison ouvrière du Bureau de bienfaisance voient le jour aux N°1 à 35 de la rue Mode Vliebergh. C’est le début de l’urbanisation de Laeken
  • 1912: inauguration de l’Hotel de Ville de la place communale de Laeken (place Emile Bockstael) qui remplace la petite maison communale de rue des Palais Outre-Pont
  • 1920: création du foyer Laekenois
  • 1921: annexion de Laeken (simultanément avec Neder-over-Hembeek et Haren) en application de la loi « ayant pour objet l’agrandissement de la ville de Bruxelles en vue de l’extension des installations maritimes ». Il s’agissait pour Bruxelles-Ville d’agrandir son port, alors en plein essor.
  • années 1980: le percement du Métro (ligne 1A, devenue ligne 6) éventre et défigure le boulevard Emile Bockstael pendant quelques années
  • 1993: Création du comité de quartier Marie-Christine/Reine/Stéphanie
  • Le nombre d’habitants est de 45688 au dernier recensement.

 

Source : Article Laeken de Wikipédia en français

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