Contrat de quartier

 

23 AVRIL 2018 - Dossier de l'Echevine Barzin - Relatif au contrat de base du contrat de quartier durable Marolles

Compte rendu

M. Wauters.– Dans le cadre du point que le Collège nous présente en vue d’approuver le dossier de base et le rapport sur les incidences environnementales du contrat de quartier durable des Marolles, les Conseillers communaux ont reçu le tableau récapitulatif des opérations. On peut y lire des modifications positives de nature à montrer que la demande générale de rééquilibrage du programme visant à répondre davantage aux besoins des habitants des Marolles a été partiellement entendue. On y voit l’inscription de 100.000 € pour l’étude sur les déchets et la déchetterie ;

l’abandon du budget d’activation des rampes ; le passage en réserve du masterplan Bordet. Certains espaces publics sont remontés en opérations prioritaires. Par contre, une série de requêtes de bon sens et bien argumentées ont été ignorées. Ainsi, l’étude sur l’activation des rampes du Palais de justice reste financée par la
Ville. Selon nous, une telle étude doit être menée dans le cadre d’un autre budget. Le budget pour le restaurant social ou la ressourcerie reste quasiment inchangé. Rien n’est prévu pour des actions sur les logements vides. Il n’y a pas d’ouverture supplémentaire pour l’associatif dans le cadre d’appels à projets socio-économiques. De même, il n’y a pas de rehaussement du budget pour l’appel à initiatives citoyennes. L’accès à la salle de sports baron Steen reste en opération de réserve. Les habitants et associations des Marolles demandent depuis le début une recherche de cohérence dans le programme, cela dans l’intérêt du quartier et de ses habitants. Leur travail a d’ailleurs été remarquable par sa qualité. Il suffit pour s’en convaincre de lire l’avis unanime de la commission de concertation qui reprend une très grande majorité des éléments soutenus par ces mêmes habitants et associations. Pour avoir participé à beaucoup de concertations, je peux vous dire que c’est assez rare pour être souligné.

Pour le groupe cdH/CD&V, un contrat de quartier doit viser à renforcer les dynamiques associatives et citoyennes. Les Marolles sont un quartier populaire, très particulier, où existe un extraordinaire réseau associatif fort d’environ 120 structures. Seule Laeken me semble comparable parmi les quartiers de Bruxelles. Par ailleurs, mon groupe soutient l’idée que renforcer l’existant, plutôt que créer du neuf, c’est utiliser de manière optimale l’argent et les équipements publics. Notre groupe a donc résolument choisi de faire une lecture de ce dossier sous l’angle d’une recherche de cohérence du programme dans l’intérêt du quartier et de ses habitants.
Or c’est bien sous ces deux angles d’approche que le bât blesse. Prenons deux exemples.

D’abord, l’étude d’activation des rampes du Palais de justice ne doit pas, selon nous, être financée par la Ville, mais envisagée dans une réflexion globale avec la Région et les budgets Beliris, par exemple. Les sommes ainsi récupérées pourraient être avantageusement utilisées pour renforcer les projets dits « en coulisse ». Ensuite, le restaurant d’économie sociale. Dans l’argumentaire, il est comparé au restaurant Hazewee à Laeken. Or le contexte est totalement différent. Si le restaurant Hazewee est une vraie réussite parce qu’il n’existait rien du côté de la Cité modèle, la création d’un restaurant social dans les Marolles démontre une fois de plus que le Collège, non seulement nie l’efficacité des divers restaurants sociaux des Marolles, mais refuse aussi de les considérer comme des partenaires à part entière de cet associatif de quartier. Nous demandons donc l’abandon du projet et préconisons au contraire des actions dans les domaines socio-économique et participatif pour soutenir le travail des restaurants sociaux et de l’épicerie sociale existants, et de renforcer les moyens logistiques dont disposent les associations dans le domaine de l’aide alimentaire par la mutualisation des moyens.

Un argument avancé est celui de la formation horeca qui y serait dispensée. C’est une bonne idée, mais utilisons ce budget en partenariat avec les restaurants sociaux existants. Nous demandons que la conception de la ressourcerie-déchetterie implique les habitants, les marchands, les usagers du Vieux marché, mais aussi les partenaires socio-économiques compétents pour fournir des services de recyclage. Nous proposons de ne pas faire appel à un bureau d’étude dans ce cas. La Ville aurait d’ailleurs tout intérêt à recourir plutôt à la procédure d’appel à projets pour ce faire. Ce serait moins coûteux et plus efficace, et ancré dans une réalité que les associations et habitants connaissent mieux que quiconque. S’agissant de son possible emplacement, nous restons persuadés que l’ancienne brasserie Vossen, dont la conception n’est vraiment pas indiquée pour la création de logements, serait une bonne solution. Une autre solution serait l’ancienne implantation de Recyclart Fabrik dans les bâtiments du Foyer bruxellois.

Dans le cadre du réaménagement des six rues – Miroir, Saint-Guislain, Renards, Faucon, Abricotier et Samaritaine-, nous soutenons la demande qui vise à privilégier l’entretien plutôt qu’un réaménagement global et complet, notamment en faisant intervenir la « brigade des paveurs ». Les économies ainsi réalisées permettraient l’entretien, par celle-ci, de toutes les voiries entièrement ou partiellement pavées du quartier.

Les points que je viens d’énumérer montrent que ce que vous nous demandez de voter aujourd’hui ne rencontre pas cette volonté de cohérence dans l’intérêt du quartier et de ses habitants. Les recommandations de la commission de concertation ne sont pas suffisamment rencontrées à nos yeux pour optimiser les résultats du contrat de quartier durable des Marolles. Pour ces raisons essentielles, notre groupe votera contre.

M. Wauters.- Je partage une bonne part des propos de mes collègues. Il existe des fake news, mais aussi des « fake concertations ». Ce n’est pas le nombre de réunions qui fait la concertation et la participation citoyenne. Il y a des rendez-vous manqués.

Le monde associatif de ce quartier me semble ignoré. Je ne nie pas que des projets soient en cours de réalisation, mais vous auriez pu faire beaucoup mieux et le quartier des Marolles aurait mérité une attention particulière. Le monde associatif aurait dû être considéré non pas comme un ennemi, mais comme un partenaire. Cela n’a pas été
le cas, et je le regrette.

4 DECEMBRE 2017 - L'avenir du Guichet logement actuellement assuré par l'asbl Convivence après la fin du contrat de quartier durable Bockstael

M. Wauters.- Dans le cadre du contrat de quartier durable Bockstael, un guichet logement a été instauré. Le contrat de quartier s’achève et, avec lui, ledit guichet logement.

Le problème récurrent est qu’à Laeken, les guichets logement sont liés aux contrats de quartier et sont donc limités dans le temps (4 ans) et dans l’espace, puisque le périmètre d’action est restreint à celui dudit contrat de quartier. Cet accompagnement est actuellement assuré par l’asbl Convivence.

Les avantages de ce guichet logement sont multiples parce qu’ils répondent à une vraie demande de ce quartier populaire à la densité d’habitants très importante et au bâti ancien. Notons qu’il accompagne tant les propriétaires que les locataires.

Ses champs d’action sont:

– la qualité des logements, les pratiques illégales et/ou l’insalubrité des logements;

– l’éducation et l’information sur les droits et obligations des propriétaires et locataires;

– la médiation entre propriétaires et locataires;

– être interlocuteur des autorités compétentes en matière de logement;

– dresser un cadastre des logements vides;

– donner des conseils en rénovation et en économie d’énergie.

La question cruciale qui se pose aujourd’hui est la suivante: à la fin du contrat de quartier durable Bockstael, où les habitants pourront-ils s’adresser pour être accompagnés dans leurs problèmes de logement ?

Vu l’absence d’interlocuteur exerçant une compétence sur le logement dans le quartier, le service assuré actuellement par Convivence est un véritable soutien pour les nombreux acteurs du quartier et les habitants. Ils sont très demandeurs à ce que ce service d’accompagnement logement soit, après le contrat de quartier, pérennisé par l’asbl Convivence qui s’est remarquablement intégrée dans le réseau associatif, qui maîtrise bien la problématique et qui a gagné la confiance des gens, mais également à ce que son périmètre d’action soit étendu à tout Laeken. Cette demande logique et argumentée peut-elle être prise rapidement en considération par le Collège ?

M. Weytsman, échevin.- Votre question me guide dans ma réflexion, notamment sur le contrat de quartier des Marolles. S’agissant du contrat de quartier Bockstael, je partage votre avis sur l’importance du rôle de Convivence.

Il existait un guichet logement mixte Régie foncière et Convivence, mais dans la pratique, c’est cette dernière qui répond aux problématiques de logement, de rénovation et de salubrité, alors que la Régie foncière est davantage tournée vers la mise à disposition des logements.

J’ai rencontré les responsables de Convivence. Je suis très favorable à ce que l’asbl soit maintenue dans l’antenne même. Il lui revient de nous soumettre des propositions en termes de financement ou cofinancement afin d’aboutir à un système plus pérenne.

M. Wauters.- J’entends que vous avez compris l’importance de ce service pour ce quartier. Des solutions plus globales peuvent être envisagées, par exemple avec la Coordination sociale de Laeken, pour dégager des pistes financières, notamment.

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