Culture

 

22 JUIN 2020 - Constitution de la Régie communale autonome pour la gestion future de l’exploitation du bâtiment de la Bourse

Mme la Présidente.- Nous passons au point 1 qui concerne le Palais de la Bourse. Après la présentation de Mme Vandevannet de la Ville et de M. Wielemans de PwC, vous aurez tout loisir de poser vos questions.

Mevrouw Vandevannet.- Mevrouw de voorzitster, deze voorstelling zal ongeveer 20 minuten duren.

Het gaat hier over de exploitatiestructuur van de Beurs. Ik zal in het Nederlands spreken met Franstalige slides en mijn collega in het Frans met Nederlandstalige slides.

We gaan u uitleggen hoe het idee van een autonoom gemeentelijk bedrijf is gegroeid, welke afspraken er gemaakt zijn met de fiscale overheid Financiën op federaal niveau.

Voorts gaan we dieper in op de oprichting van dat autonoom gemeentelijk bedrijf. Ik begin met een korte toelichting bij de context. Het College heeft beslist het

Beursgebouw op een publieke manier uit te baten, een publieke structuur op te zetten met het oog op een participatieve pool, te werken rond culturele activiteiten en economisch self supporting te zijn. Daarnaast moet er ook gewerkt worden aan de bezoekers, nationaal en internationaal, die het hart van de stad nieuw leven moeten inblazen. Het moet een must see attractie worden, maar met een zekere autonome financiële kant en er is een samenwerking met de Belgische brouwers omdat zij een deel van de historiek rond het Belgische bier zullen financieren.

En, last but not least, is er een belangrijke financiële bijdrage van EFRO die ook op economisch vlak resultaten wensen te bereiken.

Ik toon u een doorsnede van de Beurs en ik overloop snel de verschillende activiteiten die er zullen plaatshebben.

In de ondergrond ziet u de oude archeologische site. Op de verdieping 01 zullen technische ruimtes komen en zal er materieel worden opgeslagen.

Op de gelijkvloerse verdieping, dus op het niveau van het voetpad, komen nieuwe publieke toiletten die bij de aanvang van het gebouw waren gepland. Er komen ook vergaderruimtes, co-working spaces, een museale ruimte die de geschiedenis van het gebouw uiteen zal zetten, maar die ook een introductie zal zijn tot de archeologische site. Via datzelfde gelijkvloer komt er een toegang tot die archeologische site. Er zullen enkele kantoorruimtes zijn, alsook de keuken voor een toekomstig restaurant. Op het eerste verdiep zullen heel wat activiteiten plaatsvinden. Het is ook het verdiep waar de toegang voor het publiek gratis is. Het wordt dus een publieke galerij. Daar komt ook de ticketbalie voor de verdiepingen. Er is ook een aularuimte die gehuurd of gebruikt kan worden. Er komt een restaurant op de plaats waar vroeger een restaurant was.

De grote hal kan dienen voor activiteiten rond het verenigingsleven, een tribune voor de Brusselse bevolking en tevens voor allerhande evenementen.

Op de bovenste verdiepingen, de mezzanines die zich bevinden rond de grote hal, komt een historisch multimediaparcours rond de Belgische brouwkunst doorheen de geschiedenis.

Op het dak komt een nieuwe constructie. Dat wordt een heel groot terras met een skybar die het parcours beëindigt met een bierdegustatie.

Tot zover in het kort alle activiteiten.

M. Wielemans.- Le projet implique évidemment un budget assez important pour la réalisation des travaux, puisque le bâtiment ne va pas changer, mais subira une profonde rénovation afin d’être rendu accessible au public. Pour l’heure, ce budget est estimé à 36 millions d’euros (hors TVA), le projet étant financé en très large partie sur fonds propres de la Ville de Bruxelles, en partie par le secteur privé, l’Association des Brasseurs belges et d’autres organismes subsidiants comme le Feder, les Monuments et sites et la Région de Bruxelles-Capitale.

Un autre aspect, plus détaillé dans la suite de la présentation, est que pour les travaux, la charge de la TVA est estimée à quelque 8 millions d’euros, un coût potentiellement

ajouté à l’enveloppe globale, et nous verrons comment, en fin de compte, ce coût ne sera pas supporté par la Ville.

Voici un bref rappel des différentes étapes déjà franchies dans ce dossier : le projet avait déjà suscité beaucoup de réflexion avant 2017. En 2017, plusieurs études ont été réalisées sur la faisabilité du projet ainsi que sur le choix du véhicule financier à utiliser pour le porter. Dans ce cadre, le Conseil communal a voté le 25 juin l’approbation de principe de la création d’une Régie communale autonome (RCA) pour l’exploitation de la Bourse.

Depuis cette date, on a préparé l’ensemble des documents nécessaires à la création de cette Régie et obtenu un accord du Service des décisions anticipées – soit un ruling fiscal – afin de sécuriser la structure et le modèle d’exploitation. Entre-temps, le projet a été présenté au Collège communal et l’idée, aujourd’hui, est de vous présenter cela le plus clairement possible.

L’objectif est de créer cette RCA sans perte de temps, même si on table sur une ouverture au premier trimestre de 2023. Il y a énormément de travaux préparatoires à mettre en place dans l’intervalle, ce qui implique la mise en œuvre de la Régie. Il faut donc mettre cette équipe en place et lancer les actions nécessaires au projet.

Pour rappel, sur le choix du véhicule (nous avions présenté ce tableau en 2018) : Pourquoi une RCA ? Car cette structure offre le plus d’avantages et le moins d’obstacles par rapport à toutes celles envisageables. C’est un outil flexible qui garantit une transparence très importante vis-à-vis du Conseil communal et permet une exploitation économique, ce qui n’est pas classique pour la Ville de Bruxelles.

La Ville est propriétaire du bâtiment de la Bourse. C’est elle qui va porter les travaux. Le marché des travaux a déjà été lancé et ceux-ci ont démarré. Les grands travaux sont programmés en septembre prochain. C’est à la Ville qu’ils seront facturés par les entrepreneurs et que sera attribué le financement des partenaires privés et publics.

Ensuite, le bâtiment sera mis à la disposition de la RCA via un simple contrat de bail.

La propriété n’est pas transférée, elle reste à la Ville et la Régie exploitera le bâtiment soit de façon directe, avec son propre personnel, soit en faisant appel à des sous- traitants pour certaines activités, émanant notamment du secteur horeca pour celles qui requièrent des compétences particulières.

En matière de TVA, les entreprises factureront à la Ville qui pourra récupérer l’intégralité de la taxe, l’exploitation de la Bourse étant cédée à la Régie par un contrat de bail lui-même soumis à la TVA. L’exploitation par la RCA le sera également, ce qui nous place dans une chaîne de facturation et déduction de la TVA, répercutée jusqu’au niveau de l’utilisateur final. Comme je l’ai dit plus tôt, cela permettra d’économiser quelque 8 millions d’euros sur le coût global du chantier.

Sur ce point, la Ville a déjà dû endosser une série de dépenses en frais d’architectes, études et autres. Elle a déjà récupéré une grande partie de la TVA liée à ces factures, soit environ 530.000 euros.

Plus en détail, au vu du type d’exploitation et du traitement TVA applicable, pour tout ce qui est horeca, on passera a priori par des contrats de concession ou location des espaces, eux-mêmes soumis à la TVA. Le Belgian Beer World (BBW) et le Museum Shop seront directement exploités par la RCA et son personnel, activités également soumises à la TVA. Il en va de même pour les diverses salles polyvalentes, comme c’est le cas dans d’autres sites comme le Parc des expositions.

Un point plus technique concerne le statut TVA de la RCA. Celle-ci est assujettie à la TVA, avec un droit de déduction parce qu’elle peut démontrer un but lucratif. En effet, son activité va être rentable, à savoir que la Régie sera financièrement autonome et en matière de TVA, les entrées de la Belgian Beer Experience seront grevées de 6 % de TVA, alors que quand des activités du même type sont logées dans des asbl, ou dans des lieux relevant de l’autorité publique – musées, etc. -, elles en sont exemptées. Mais dans ce cas-ci, il s’agit d’une structure classique, la même qui s’applique à toutes les régies communales autonomes du pays, totalement soumises au régime de la TVA en Wallonie comme en Flandre.

Un point sur la nef : c’est l’espace central du bâtiment qui sera ouvert au public. Il y avait des doutes sur le fait de pouvoir récupérer la TVA sur les travaux affectés à cet espace, vu son ouverture au public. Cette récupération a été confirmée, sur l’ensemble des travaux à réaliser dans ce grand espace, puisqu’il fait partie intégrante de toutes les activités : accès au BBW, boutique, restaurant, etc.

Mevrouw Vandevannet.- Het autonoom gemeentebedrijf vraagt dat er bij de oprichting heel wat documenten worden bijgevoegd. Zo moet er een project van financieel plan zijn, de statuten voor de oprichting, een bedrijfsplan en een beheersovereenkomst tussen het autonoom gemeentelijk bedrijf en de stad Brussel. Dat is allemaal heel gedetailleerd beschreven in een ordonnantie. Daar is heel wat denkwerk aan voorafgegaan.

Vanaf het College van 11 juni zouden we dit als tijdlijn zien. Als we vandaag een goedkeuring bekomen zouden er 20 dagen moeten zijn tussen de beslissing van de toezichthoudende overheid en de beslissing van de gemeenteraad. Dat betekent dat de beslissing van de toezichthoudende overheid op 13 juli kan vallen. Dan zijn er opnieuw 30 dagen vooraleer de statuten officieel kunnen worden neergelegd.

Aangezien de opening van de Beurs – we hadden al aangekondigd dat de werken zijn gestart – is gepland voor 2023 is het echt noodzakelijk het project verder uit te diepen binnen deze officiële nieuwe structuur.

M. Wielemans.- Le premier document important concerne le projet d’entreprise. Tous ces documents sont précisément définis par la loi communale, mais aussi par la nouvelle ordonnance de 2018. Le projet d’entreprise sera donc tenu de reprendre différents éléments : but de la création de la Régie, nature de ses missions, mode de fonctionnement de l’organisation interne et mode de financement.

Un plan triennal de financement a été établi, un exercice évidemment difficile en partant d’une page blanche, mais on est parti sur différentes études de consultants spécialisés dans ce type de projets, qui étaient très optimistes sur le plan financier vu la situation du lieu sur le passage de tous les touristes qui se présenteraient en Belgique, et par ailleurs vu son attrait pour les Bruxellois.

Le plan financier réalisé avec l’équipe de la Ville est parti d’hypothèses quelque peu plus pessimistes, prenant notamment en compte des effets de la crise du Covid et tablant sur un démarrage sensiblement moins rapide que prévu initialement. Toute prédiction est naturellement difficile, mais sur la base de la documentation dont nous avons pu disposer, nous avons visé le plus haut niveau de précision possible.

Le plan de financement impute notamment les coûts principaux aux charges salariales puisque la Régie devra recruter différentes personnes pour assurer son propre fonctionnement, soit 20 personnes au départ et jusqu’à 40 ou 45 par la suite. Ce qui répond d’ailleurs à l’un des objectif de la RCA : dynamiser l’économie et l’emploi.

Il est prévu dans le plan financier que les premières années soient en perte, ce qui est inévitable pour ce type d’infrastructure. Mais à partir de l’année 4, on est quasi à l’équilibre, pour arriver à des soldes positifs en année 5.

Autre élément essentiel, le contrat de gestion définira les droits et les obligations de la RCA, régissant entre autres le contrôle de la Ville sur celle-ci. On y retrouve tous les objectifs, avec les Key Performance Indicators (KPI), ou les critères d’évaluation de la Régie, dont la tarification démocratique des prix, la bonne gestion, etc.

Mevrouw Vandevannet.- In de beheersovereenkomst staan heel wat verplichtingen van het autonoom gemeentelijk bedrijf ten opzichte van de stad Brussel. Dat gaat onder andere over goed bestuur, maar vooral over de resultaten. Er worden heel duidelijke indicatoren in beschreven. Er wordt toegekeken op een zeer toegankelijke prijssetting, het moet financieel zo goed en zo dynamisch mogelijk beheerd worden. Er moet zeker jobs worden gecreëerd, in samenspraak met de organen van de stad die tewerkstelling helpen vinden en Actiris. Er moet speciale aandacht gaan naar de beurs als participatieve pool en als een plek waar de Brusselaar zich in kan vinden, een beetje het verlengde van de dynamiek op de trappen van de Beurs.

Bovendien moeten er rond die evaluatie heel duidelijk resultaten worden gerealiseerd, zowel op het vlak van de promotie van de stad als op het vlak van de bezoekers, op het vlak van de financiële resultaten en op het vlak van het stimuleren van kleine en middelgrote bedrijven die rond de activiteiten van de Beurs hangen.

Daarnaast zijn de verantwoordelijkheden voor de stad ten opzichte van het autonoom gemeentelijk bedrijf dat het zal instaan voor de leningen van het orgaan, dat er een administratieve en technische ondersteuning kan zijn, bijvoorbeeld voor wat betreft de geschiedenis van het gebouw, het technisch beheer van het gebouw dat goed gekend is bij de stadsdiensten. Er zal ook een eventuele subsidiebijdrage zijn mocht het financieel nodig zijn.

La RCA est un nouveau type de structure qui ne fonctionne pas comme la Régie foncière de la Ville, par exemple. La RCA est une entité juridique autonome à part entière qui s’apparenterait plutôt à une société anonyme, mais dans un cadre étroitement organisé par la loi communale et l’ordonnance de la Région bruxelloise. Il y aura dans son conseil d’administration (CA) une majorité obligatoire de représentants du Conseil communal. Les statuts prévoient ainsi 6 administrateurs issus du Conseil – toujours en majorité, donc – plus 5 membres non élus, sélectionnés dans une liste à présenter par le Collège.

Sous ce CA, la Régie nécessitant une gestion journalière et assez dynamique, un comité de direction se composera d’un administrateur délégué et d’un administrateur directeur. Ces différents organes garantissent le contrôle et la transparence vis-à-vis du Conseil communal, aussi organisés par la loi, sur tous les actes pris par la Régie et les aspects financiers.

Dernier point, une obligation supplémentaire a été imposée dans le cadre du permis de bâtir pour la mise en place d’une commission consultative culturelle afin de s’assurer que le site de la Bourse puisse aussi présenter une offre culturelle diversifiée et organisée. Il conviendra de déterminer qui en seront les membres.

Mevrouw Vandevannet.- Notre présentation est terminée.

Mevrouw Hoessen.- Mevrouw de voorzitster, de presentatie was zeer verhelderend, ook op het vlak van structuur want dat is voor leken zeker niet vanzelfsprekend, waarvoor dank.

Voor Ecolo-Groen is de publieke toegankelijkheid van het gebouw, ook op het straatniveau, van groot belang. Heb ik het goed begrepen dat het gelijkvloers dat open zal gaan toegang zal geven aan het publiek? Het is immers van belang dat het gebouw er niet alleen is voor de toeristen, maar ook voor de Brusselaars.NL (Heel duidelijk presentatie… Toegangelekheid…)

M. Wauters.- J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt, mais il serait utile que nous recevions les slides.
Vous dites que la Ville porte les travaux en matière de financement. Mais au moment de la mise en place de la RCA, j’aimerais savoir de quels fonds elle disposera au démarrage. D’après votre plan financier, on prévoit des recettes, mais qu’y aura-t-il dans la caisse au départ ? Et combien nous incombe ? C’est quand même important, et c’est un commerçant qui vous le dit !

Une série d’aspects seront gérés par la Régie autonome et d’autres via des concessions, dites-vous. Mais qu’en est-il du restaurant : sera-t-il géré par la RCA ou dans le cadre d’une concession, ce qui constituerait d’importantes rentrées pour la Régie ?

S’agissant des activités soumises à la TVA, vous décrivez le statut de la RCA comme celui d’une entreprise lucrative, commerciale. Cela vaut-il également pour le site archéologique ? En comparaison avec les Grottes de Han (si cet exemple est approprié, bien sûr), un site géologique exploité par une société commerciale, parle-t- on d’un type de gestion similaire ?

Sur le support administratif par la Ville, qu’en est-il exactement ? Cette Régie autonome et commerciale va devoir gérer à la fois ses déclarations TVA, tout ce qui relève de l’aspect économique et rentable de l’activité. En quoi consiste le support en question ? De l’informatique, par exemple, via i-City.brussels, ou les comptables de la Ville qui seront amenés à gérer la comptabilité d’une entreprise commerciale – et donc indépendante, selon moi ?

Nous sommes là pour approuver des comptes. Nous parlons ici de l’argent de la Ville de Bruxelles et des contribuables. Par un hasard du calendrier, vous nous présentez aujourd’hui un plan relatif à la création de cette Régie communale autonome et évoquez l’ordonnance de 2018. Dans ce type d’opérations, monsieur le Bourgmestre, il me semble que les dispositions précédant cette ordonnance visaient à éviter que les pouvoirs publics – surtout locaux – ne s’exposent à des risques dans une association quelque peu douteuse. Oui, douteuse, parfaitement, toute SA ne comportant-elle pas des risques ? Je parle ici sans préjugés. Je suis un centriste, pas un socialiste ni un libéraliste du XVIIIe siècle, et plaide simplement pour une gestion « en bon père de famille ».

Pour toute clarté sur le contrat de gestion de la RCA, les montants annoncés sont exorbitants, avec 36 millions pour le montage proprement dit. Quant aux attentes et obligations des deux parties, je n’ai rien vu dans ce contrat de gestion sur les obligations de la Régie. Sans trop m’écarter du sujet, le principe est selon moi qu’en tant que propriétaire du Marché matinal, du Parc des expositions et autres, le jour viendra où nous devrons gérer ces bijoux de famille avec rigueur, c’est-à-dire en utilisant nos outils de production pour soulager nos finances communales, soit les impôts prélevés dans la cassette de nos concitoyens.

Ce qui est commercial est commercial et doit donc être géré comme le ferait un commerçant, pas un bon père de famille. Une telle gestion doit rapporter de l’argent. Pour financer notre police, entre autres. Et je suis donc inquiet car je ne vois pas dans votre présentation quand les produits et dividendes reviendront à la Ville qui n’en porte pas moins la lourde responsabilité de garantir les prêts. Sans doute nous tournerons-nous à cet effet vers les grands patrons de BECI ou autres grands gestionnaires capitalistes de la Région – si réputés pour leur bonne gouvernance ! – comme dans le cas du Parc des expositions.

Mon inquiétude est donc que la Ville soit toujours ponctionnée telle une poule aux œufs d’or. Car ce n’est pas le premier montage pour lequel il faudra un jour demander que les murs (tels ceux que nous louons au Marché matinal, au Parc d’expositions,…) rapportent de l’argent à leurs propriétaires, à savoir les 185.000 Bruxellois.

Je reviens sur cette problématique depuis des années ! Parlant du patrimoine de la Régie foncière, la Bourse, celle-ci continuera-t-elle à percevoir un loyer ? Sans ambiguïté, sera-ce bien le cas, oui ou non ?

Vous pouvez rire, chers collègues, mais il y a ici 2 responsables dans ce dossier, dont l’un répond que oui et l’autre que non ! Comprenez donc mon insistance sur ce point essentiel. Si vous jugez que je suis exubérant, comme vos sourires l’attestent, il faut bien admettre que je ne suis pas le seul membre de notre assemblée à ne pas avoir compris ce qu’il en est au juste !

En conclusion, j’aimerais comprendre une fois pour toutes les flux financiers au moment de la création de la RCA et la composition de son CA. Cette RCA n’a d’intérêt, selon moi, que si elle peut garantir à notre municipalité une plus-value afin de réduire les coûts – financés par les impôts de nos concitoyens – de notre police, notre corps enseignant, ou encore nos voiries.

M. Coomans de Brachène.- Je suis ce dossier de la Bourse depuis longtemps. En 2011, j’ai publié un premier communiqué de presse à ce sujet et me réjouissais alors de la reprise de la Bourse par la Ville de Bruxelles, à la condition très importante que la Ville aille suffisamment vite. Neuf ans ont passé. Vous me direz sans doute, monsieur le Bourgmestre, que j’étais dans la majorité ces dernières années et qu’il m’était loisible de faire avancer les choses, mais je rappelle un point essentiel : cette compétence était exclusivement dans des mains socialistes.

M. le Bourgmestre.- Ce serait beaucoup mieux si la Bourse était dans les mains socialistes, plutôt que libérales.

M. Coomans de Brachène.- Non, on vous a laissé agir et vous le savez très bien ! Mais vous aller évidemment toujours jouer là-dessus.

La rapidité était pour nous une clé dans ce dossier. Aujourd’hui, le chantier n’a pas même commencé et nous le regrettons. Et la facture, par contre, a explosé. Je vous invite à vérifier, ce qui n’est pas aisé car ce dossier a changé 3 fois de nom : Beer Palace, Beer Temple et maintenant Belgian Beer World. Cela complique les recherches dans les archives et dans la presse, mais je vous encourage néanmoins, ainsi que les citoyens, à le faire pour vous rendre compte que la facture, elle, a décuplé.

De 15 millions en 2011, puis 20, et puis s’ajoute le coût du bâtiment de 5 millions d’euros, et ensuite 25 millions, hors coût du bâtiment ! Depuis le dernier budget, on est à 45 millions. Bâtiment inclus ? Eh bien non, m’a-t-on répondu avec un léger malaise… Donc, 45 millions plus les 5 du bâtiment, soit 4,7 millions à Euronext pour la reprise, puis 200.000 de plus à Euronext pour se réorganiser dans le bâtiment, et j’apprends maintenant que 530.000 euros ont été investis depuis pour son maintien en état. Et ce budget pourrait encore être surévalué.

En poursuivant sur ces chiffres, j’entends une brève explication : les brasseurs mettent 5 millions, la Ville 10, la Région 12, le Feder 7 et les Monuments et sites, 8 millions. Le compte n’y est pas, puisque la somme fait 42 millions. C’est moins que dans les chiffres de votre présentation, soit 43,65 ou à peu près, et 45 dans les budgets – un calcul à la grosse louche, je présume. Les chiffres manquent donc de clarté. La différence est faible, me direz-vous, mais les Bruxellois ont droit à la clarté. Surtout en constatant qu’avant même le chantier, les budgets explosent littéralement ! J’ai exprimé la même inquiétude à plusieurs reprises, mais nous n’avons toujours aucun élément pour nous rassurer, au contraire.

Rappelons aussi cette explication faite sous la dernière législature, quand M. le Bourgmestre présentait le projet aux riverains : le Beer Palace (à l’époque) ne représentera qu’une petite partie du bâtiment, parmi d’autres activités. Je constate ici que la majeure partie des étages sera occupée par le BBW, c’est le second point à éclaircir. Nous sommes manifestement bien au-delà des 30 % de la présentation initiale. Mais le calcul est difficile puisque l’on ne nous fournit ici aucun pourcentage.

À ce propos, vous nous avez transmis en pièces jointes une série d’éléments, dont le plan financier qui se résume aux fameux 45 millions, hors bâtiment : 2 pages A4.

Bravo ! J’y compte en tout 21 chiffres ou pourcentages. C’est la totalité de ce qu’on nous présente comme plan financier. Je crains pour les finances de la Ville, car ce sont elles qui sont engagées. Je n’ai rien inventé, c’est bien ce plan que vous avez mis à la disposition du public. La pauvreté de celui-ci me laisse augurer le pire sur de potentiels dérapages à venir !

Autre question importante, celle les équivalents temps plein (ETP) : 20 ETP dès 2020 et 40 à 45 par la suite. J’aimerais avoir une évaluation du coût en personnel. Dans le budget global, on a donné le chiffre de 35 %, puis de 40 %. Il y a certaines contradictions et il importe de préciser la masse budgétaire qui nous attend.

Ensuite, pour rassurer mes collègues Mampaka et Zian, il y a bien un loyer, puisque les documents ici transmis annoncent 800.000 euros de loyer annuel, et jusqu’à 950.000 dans un second temps. Pouvez-vous confirmer que ce sera bien ce loyer à terme, et à partir de quand il commencera à être versé ? J’imagine que c’est au premier trimestre 2023, date prévue pour la mise en exploitation du futur musée.

Enfin, sur les représentants du Conseil communal au sein de cette structure, des membres de l’opposition feront-ils partie des 11 personnes annoncées, et si oui, dans quelle proportion ?

Mevrouw Dhont.- Mevrouw de voorzitster, ik heb vier vragen of opmerkingen. De eerste is dat het lijkt alsof de stad Brussel, de regio, de federale subsidies, de subsidies van historische monumenten een cadeau geven aan de brouwers, aan de horeca en allerlei groepen die gaan komen. Wij betalen dus de verbouwingen, de infrastructuur en dan komen zij. Wij geven dus een enorm cadeau en over wat we terugkrijgen hoor ik alleen iets over de btw.

Een tweede punt, daarbij aansluitend, is dat ik hoor dat er een financieel plan is gemaakt dat eerder pessimistisch is. Voor mij is dat echter een eerder optimistisch plan. Als dat plan niet uitvoerbaar is, waar komt dan het geld vandaan om alle financiële lasten te dragen?

Dan heb ik een derde punt. Ik vind dat men veel verwacht van de bezoekers. Ik lees twee keer “wat verwacht men van de dépenses moyennes?”, dus van de uitgaven die de bezoekers zullen doen. Uiteindelijk lees ik dat de gemiddelde bezoeker 16 euro gaat uitgeven via Beerworld en in de skybar nog eens 8 euro. Er wordt dus veel verwacht van de bezoekers die het gebouw bezoeken want zij moeten zorgen voor de inkomsten.

Mijn vierde vraag baart mij veel zorgen en heeft betrekking op de polyvalente zalen. Brussel heeft nood aan toegankelijke zalen voor jongerengroepen, voor culturele groepen tegen toegankelijke prijzen. Er is nood aan zalen om activiteiten in te organiseren. Wij organiseren genoeg activiteiten om te weten wat de huur van een zaal in Brussel kost. We hebben hier te maken met een publiek gebouw dat men wil teruggeven aan de stad en zijn bewoners maar ik ben bang. Ik lees in de tekst dat men ervan uit kan gaan dat ook de polyvalente zalen eventueel in concessie kunnen worden gegeven aan de horeca-uitbaters of aan degenen die de drank uitbaten, enzovoort. We weten genoeg wat dat inhoudt. Betekent dit dat zij die daar iets willen organiseren, verplicht zijn de dranken af te nemen van de brouwers die daar aanwezig zijn? Als men dat in concessie geeft, hoeveel zal er dan moeten worden betaald om een zaal te huren? Ik zie hier welke cijfers men plakt op het jaarlijkse inkomen door de verhuur van polyvalente zalen. Voor het eerste jaar is dat 200.000 euro om in de volgende jaren te komen tot 350.000 euro.

Ik maak mij zorgen om onze jongeren, onze artiesten, de culturele wereld. Zullen zij op een toegankelijke manier van deze Beurs kunnen genieten?

Mme El Bakri.- Brièvement, je voudrais ajouter 3 questions. Premièrement, vous avez décrit le montage avec la RCA, notamment pour déduire la TVA. Mais comme vous annoncez aussi que la Ville sera remboursée par les investisseurs privés pour toutes les factures rentrées, le montage permet en fait surtout au secteur privé de bénéficier d’une réduction sur la TVA, c’est du moins ce que j’ai compris lors de votre exposé.

Ensuite, le coût principal sera d’après vous la charge salariale. S’agit-il de 20 emplois ou de 20 ETP ? Il y aura plus tard 40 emplois, mais à partir de quand exactement ?

Enfin, a-t-on déjà mis en place sur notre territoire une structure semblable à celle de la RCA ? Et pour quel projet ?

De heer Vanden Borre.- Mevrouw de voorzitster, mijn eerste korte vraag betreft het terras op het dak van het gebouw. Is dat publiek toegankelijk voor de mensen zonder dat ze een consumptie moeten nemen of kan je er enkel op als je consumeert?

Het tweede aspect is de doelstelling van het bierbelevingsmuseum. Er zijn voorbeelden in het buitenland zoals Guinness en Heineken. Moeten we ons daar aan spiegelen? Is dat het concept dat het College voorstaat of dat jullie voorstaan? Er is daarover wel wat bezorgdheid bij de mensen en er is discussie mogelijk over het feit of het nu volledig commercieel moet zijn of minder. Ik spreek me daar niet over uit. Ik wil enkel benadrukken dat het aspect kwaliteit moet primeren. Je moet er echt een kwalitatieve beleving hebben, je moet het gevoel hebben dat het geld dat je voor die tour betaalt, een meerwaarde heeft voor onze stad, voor de Brusselaars. Het is niet gemakkelijk meer om de mensen een wow-gevoel te geven, maar dat moet toch zo goed mogelijk benaderd worden.

Ik weet niet met welke partners jullie daarvoor samenwerken. Het lijkt mij echt belangrijk dat de juiste spelers worden aangetrokken die kennis van zaken hebben, die weten hoe zo’n beleving vorm moet worden gegeven. Daar zal het verschil mee moeten worden gemaakt.

Voor wat betreft de keuze voor een autonoom gemeentebedrijf, ben ik van mening dat het op zich beter is dan een vzw of een andere structuur. Het biedt voordelen, ook op het vlak van transparantie. Wat waren de argumenten tegen de keuze voor een volledig privébedrijf? Als ik het goed begrijp zal het toch vooral een commercieel doel dienen. Ik vermoed dat het toch de bedoeling is om zelfbedruipend of op termijn zelfs winstgevend te zijn. Waarom dan geen zuivere commerciële uitbating?

Tot slot, en dat houdt minder verband met de Beurs, zien we dat vandaag de cafés, de horecasector onder een immense druk staan. We horen veel noodkreten uit de sector. Bij velen staat het water aan de lippen. We hebben hier een groot symbooldossier, maar ik wil hier toch even een lans breken voor de honderden horecazaken die het moeilijk hebben in Brussel. Zij zijn een rijkdom van de stad. We staan bekend voor de cafécultuur. Laat dat toch niet verloren gaan.

Ik verwijs dan niet alleen naar het centrum van Brussel, dat uiteraard de meeste bezoekers aantrekt, maar ook naar andere buurten in de stad. Ik denk bijvoorbeeld aan Laken, Neder-over-Heembeek en Haren waar er veel dorpscafés zijn die het echt heel moeilijk hebben. Ik vraag de stad om te onderzoeken of er daar nog iets kan worden gedaan teneinde faillissementen te voorkomen.

M. le Bourgmestre.- Je me concentrerai sur les aspects politiques et laisserai les questions plus techniques aux techniciens.

Sur la question d’autres structures similaires sur le territoire de la Ville, il y a actuellement 4 RCA en Région bruxelloise, dont la piscine d’Etterbeek est un bon exemple. Il y en a aussi beaucoup en Flandre. Auparavant, on tendait plutôt à créer des asbl. Comparaison n’est pas raison, mais ce procédé était parfois privilégié en vue de déconcentrer certains services, alors que la structure des RCA est plus contraignante, plus étroitement liée à la Ville. On a donc fait le choix d’établir une RCA. Les plus anciens conseillers s’en souviennent, des consultants étaient déjà venus nous exposer les raisons de privilégier ce choix. Je pense qu’il contribue à renforcer la faculté de contrôle dans le chef des pouvoirs publics. 

Ce bâtiment est remarquable. J’ai déjà dit plusieurs fois ici que j’étais fier de notre collaboration avec la Direction des monuments et sites (DMS). Si j’ai pu critiquer celle-ci dans le passé, ici le travail a été long à cause de cet aspect remarquable. Je rappelle que la Bourse est restée quasiment vide pendant 15 ans et que son affectation a suscité un grand débat, y compris sur le plan architectural. On a organisé un concours d’architectes, en y impliquant le bouwmeester, les instances régionales, la DMS. Il y avait plus de vingt personnes dans le jury.

Ce n’est pas tous les jours que l’on rénove de tels bâtiments. Il convenait donc de prendre le temps nécessaire, tout en réfléchissant à la réversibilité de celui-ci, pour paraphraser un membre de la DMS. On croit beaucoup dans ce projet, mais il faut pouvoir se projeter parce que c’est un bâtiment qui a plus d’un siècle, qui a vraiment marqué l’histoire de Bruxelles et qui sera enfin ouvert au public. Parce que, avant 2010, les expositions temporaires qui y ont eu lieu étaient réservées à une petite élite et personne d’autre ne pouvait entrer dans le bâtiment.

Le budget est élevé parce que le bâtiment en vaut la peine. Nous l’assumons, ce n’est pas votre cas et je le respecte, monsieur Coomans de Brachène. Nous pensons qu’il faut y investir, que c’est un vrai pôle d’attraction pour le centre-ville, quelque chose de fort. Les études réalisées à l’époque avec tous types d’intervenants démontraient cette attractivité et que cela méritait l’investissement.

Ne l’oublions pas, on va tout de même récupérer 8 millions de TVA, ce n’est pas rien. On est aussi allé chercher beaucoup de subsides : des fonds européens, fédéraux, régionaux, et des fonds privés, madame Dhont.

Une partie est donc consacrée aux brasseurs, grands et petits. On y retrouvera 95 % de ce qu’il se fait en Belgique. La contribution qui a été demandée aux entreprises brassicoles s’élève à 5 millions d’euros, sachant qu’elles n’occuperont pas tout le bâtiment. Il faut être clair, c’était le pari et l’un des critères qui ont permis à l’équipe d’architectes de remporter le projet : le principe d’ouverture. On a laissé les bureaux plancher sur une référence qui n’est peut-être pas tout à fait juste, mais suffisamment imagée, à savoir la Galerie de la Reine, un espace privé mais à usage public. Ici, l’idée est de donner une forme de respiration au bâtiment, que l’on pourra traverser d’un bout à l’autre.

Et si on veut visiter le musée, pour répondre à une question qui m’a été posée, sa gestion restera aux mains des services de la culture. Dans ce bâtiment, le musée sera bien mieux mis en valeur que dans sa situation actuelle, mais la responsabilité de sa gestion ne change pas d’affectation. On y donnera évidemment accès via la RCA, qui reste une entité déconcentrée sous contrôle de la Ville.

Donc oui, Madame Dhont, le but est évidemment de le rendre au public et je suis moi-même plutôt content qu’on ait trouvé un accord sur le produit, un produit qu’il me semble important de faire rayonner à l’étranger. Notre culture brassicole a tout de même de la valeur, et on ne l’a pas assez mise en avant. Il y a un vrai savoir-faire en Belgique, de nombreux emplois qui en dépendent, et une vraie fierté que nous apporte la bière belge. Mais à côté, il y a aussi l’attrait patrimonial du bâtiment. Tout le monde ne sera donc pas obligé d’expérimenter toutes les bières belges, même si j’espère qu’un maximum de visiteurs s’y prêteront. 

Mme Vandevannet va répondre sur les aspects plus techniques, je crois avoir couvert tous les points de politique.

Mevrouw Vandevannet.- Mevrouw de voorzitster, ik zal beginnen met te antwoorden op de laatste vraag van de heer Vanden Borre betreffende de steun aan de horeca. Dat is ook een van de vragen die EFRO stelt. Wij moeten aantonen dat we de kleine en middelgrote bedrijven uit de horecasector hiermee ondersteunen.

Zoals de burgemeester zegt, is de samenwerking met de brouwers uniek. Er zijn vandaag 103 grote en kleine brouwers die zich bij het project aansluiten. Zij leveren een bijdrage aan de financiering, maar de historische etiquette van het Belgisch bier wordt hiermee ook uiteengezet in de hoofdstad van België en Europa. Ze hopen dat dit hun eigen activiteiten zal ondersteunen. De associatie met de brouwers biedt ook de garantie dat we de typische estaminet- of cafécultuur in Brussel vrijwaren. Het is dus zeker niet de bedoeling om van de Beurs een café te maken. Die sfeer is er niet en het gebouw dient daar ook niet voor. Het is de bedoeling een historisch overzicht te hebben, niet gelinkt aan merknamen, maar aan de hele cultuur. We gaan ook onder de aandacht brengen dat de biercultuur erkend is door UNESCO. Het is dus echt wel een Belgische cultuur. Het is de garantie dat we niet zomaar iets in de stad willen na- apen. We leggen de diversiteit van de biercultuur uit, de oorsprong van de biercultuur van de middeleeuwen, te beginnen met Jan Primus die begraven ligt onder de Beurs, tot vandaag.

Deze samenwerking is uniek en ik voeg er ook nog aan toe dat heel wat Brusselse, ook kleinere, brouwers achter het project staan.

De vraag over het terras. In de bouwvergunning voor het terras werd expliciet gevraagd het terras publiekstoegankelijk te maken gedurende de dag. De skybar daarentegen zien we als een soort eindstadium van het parcours. Zolang Beerworld open is zal die moeilijk toegankelijk zijn maar na de openingsuren kan het eventueel wel. Het is een kleine bar, eigenlijk een degustatiebar, maar ook daar is het weer niet de bedoeling om in concurrentie te gaan met de omliggende horecazaken.

Waarom geen privébedrijf? De keuze is gemaakt door het College, het is dus ook een ideologische beslissing. Men wilde het gebouw in publieke handen houden omdat er inderdaad heel wat publiek geld naartoe gaat. Het autonoom gemeentelijk bedrijf zal ook een huur betalen aan de stad. Ergens zal de investering van de stad rechtstreeks ten goede komen aan de stad. Volgens het financieringsplan, en we geven toe dat het nog geen gedetailleerd plan is maar daar moet aan gewerkt worden zodra de structuur wordt opgericht, zal er ongeveer 900.000 euro per jaar aan huur aan de stad worden betaald. Er is niet gekozen voor een privébedrijf omdat we met deze structuur kunnen toezien op het goed beheer en de kwaliteit, maar ook op de activiteit die een publiek gebouw vereist.

Van bij de beginfase is er in het concept ook expliciet gevraagd om te voorzien in een publieke ruimte, om het gebouw terug te geven aan de Brusselaar. Dat is moeilijk wanneer je dat in privéhanden geeft.

M. Wielemans.- Een stad kan normaal geen NVoprichten, dus een AGB was de beste Sur la question du financement initial de la RCA, la Régie part de zéro. Bien que des recettes soient attendues après l’ouverture, les coûts vont commencer à s’accumuler à partir de la date d’ouverture. En fait, la seule option envisageable est que la Ville travaille sur le principe d’un fonds de roulement, sous forme d’avances qui lui seront ensuite remboursées par la RCA.

Comme vous pouvez le voir dans le plan financier, les pertes générées sur les premiers exercices pourront ensuite être compensées par des profits qui serviront à rembourser la Ville et à payer les loyers. Autre élément important, également prévu par la loi communale, les recettes seront versées à la caisse communale. Dès le moment où la Régie parviendra à dégager un bénéfice et aura constitué des réserves (cela est aussi prévu dans le fonds de roulement) permettant d’assurer la maintenance et de poursuivre la rénovation de la Bourse, tout profit éventuel sera donc aussitôt versé à la caisse communale. C’est ce qui constituera le retour sur investissement pour la Ville de Bruxelles.

Mme Vandevannet.- Pour compléter la question posée sur la prise de risque, dans une optique de modestie et de prudence, on est parti d’un modèle comparable, celui de la Cité du vin créée par la ville de Bordeaux, qui enregistre plus d’un million de visiteurs deux ans après son ouverture. Dans le même temps, 29 emplois ont été créés. Les responsables de ce projet nous ont appris ce qu’il ne faut surtout pas faire : créer une fondation. Ce type de structure a été très difficile à mettre sur pied et il nous a donc été suggéré de privilégier une structure transparente, publique, mais avec une comptabilité calquée sur celle d’une entreprise.

L’activité ici envisagée est assez similaire. Elle est évidemment axée sur le vin, mais là aussi avec un parcours générique et culturel. La construction est neuve, mais avec une exposition également très dynamique. Les activités y sont très diverses : bibliothèque, salle de concerts, expositions temporaires… avec pour nœud économique les visiteurs de ce parcours.

Om te antwoorden op de vraag van mevrouw Dhont moet ik zeggen dat we inderdaad veel verwachten van die bezoekers van de Belgian Beerworld, want dat is de betalende activiteit en ze zal de mogelijkheid bieden om de rest van het gebouw te kunnen beheren en dus ook eventuele andere publieke activiteiten te organiseren.

M. Wielemans.- Un aspect intéressant est que le projet de la Cité du vin a lui aussi été soutenu par le Feder, avec des fonds régionaux. Les similitudes sont nombreuses et nous ont beaucoup appris. La seule différence est sa situation dans un nouveau quartier de Bordeaux, hors de l’hypercentre. C’est un grand atout de la Bourse : rien n’est plus central. De plus, le bâtiment de la Cité n’est consacré qu’à sa fonction unique et principale : le vin. Mais le montage est similaire, avec l’Office de promotion du vin plutôt que les brasseurs.

Mais dans le projet de la Bourse, le bâtiment n’est pas exclusivement dédié à la bière. Il peut servir à la culture, à des associations. C’est le côté mixte dont nous parlions.

L’intérêt de la comparaison tient dans la façon très similaire dont les deux modèles ont été financés et construits.

M. Wauters.- Quelle est la responsabilité financière de la ville de Bordeaux ?

M. Wielemans.- Comme dans ce cas-ci, la municipalité a piloté tout le projet de A à Z, y compris pour l’obtention des fonds européens.

Mme Vandevannet.- La question de la concession doit encore être affinée. Pour l’instant, nous étudions des modèles comparables comme l’Atomium, dont le restaurant fonctionne de cette même façon. On y a appris ce qui est à faire et ce qu’il faut éviter dans le cadre d’un tel contrat. Mais les aspects qui appellent une activité spécifiquement professionnelle seront naturellement mis en concession.

Le BBW sera sans doute directement exploités par la RCA. Le site archéologique reste indépendant en tant que musée de la Ville, mais toutes les activités culturelles ou d’ordre public relèveront de la Régie. Mais des concessions seront sûrement organisées pour le Skybar et le restaurant.

M. Wielemans.- Je souhaiterais clarifier le montage lié à la réduction TVA. Les entrepreneurs vont donc facturer les travaux à la Ville. Pour l’heure, celle-ci ne récupère pas de TVA sur ces factures d’entreprises. Comme pour toute municipalité, c’est un coût comme un autre. Le schéma qui nous intéresse n’est pas un montage fiscal et il a été sécurisé avec l’aval de la commission de ruling, car il importe pour une autorité publique de travailler sur une base « sécuritaire ». Il n’y a donc ni montage ni aucune astuce, juste une application de la législation. En clair, des entrepreneurs vont facturer à la Ville qui récupérera la TVA. Différentes enveloppes de subsides sont prévues, TVA incluse ou non, cela pose encore question. Mais les enveloppes sont là. Et donc, le fait de pouvoir récupérer et économiser la taxe tant pour la Ville que pour la RCA va tout simplement permettre de libérer du budget, d’abord pour la Ville et ensuite pour la Régie elle-même. Il ne s’agit pas du tout de financer ou favoriser des entrepreneurs.

M.Wauters.- Ce projet imposant soulève effectivement beaucoup de questions qui n’ont pas encore toutes été tranchées et j’espère que nous pourrons recevoir votre présentation de ce jour. Je voudrais revenir sur la question très pertinente de mon collègue Mampaka. La gestion en bon père de famille est effectivement primordiale pour Bruxelles et la création d’une société commerciale ne peut avoir pour objectif que de générer des recettes, pour la Ville, ses projets et besoins multiples. Cela doit être l’objectif de tout pouvoir public, me semble-t-il. Parlant du loyer de 900.000 euros, le bail est-il modulable ? Et si oui, sur quels critères ? En fonction des bénéfices engrangés ou non ? Par la fréquentation des touristes, par exemple. Les consommations des visiteurs devraient à un moment donné permettre de dégager du profit. Pour préciser ce qui a été expliqué plus tôt, j’ai bien compris que les éventuels bénéfices seront versés à la caisse communale. C’est pour moi essentiel et cela répond d’ailleurs à la question, mais le montant du bail sera-t-il modulable en fonction du résultat ? Du moins après un certain nombre d’années, bien sûr. Je ne le sais que trop bien : en matière d’investissement, il ne faut pas s’attendre à être en boni avant quelques années, c’est absolument clair.

Concernant l’entretien du bâtiment, M. le Bourgmestre a souligné fort à propos que c’est un lieu remarquable et qu’il mérite qu’on y mette les moyens nécessaires, c’est bien d’accord. Mais une fois rénové et aménagé de la façon que vous envisagez, il faudra encore l’entretenir. Qui s’en chargera ? La RCA ou la Ville ?

Et j’aimerais encore entendre votre réponse à la question de la gestion administrative. Ce point reste à déterminer, or c’est un aspect crucial parce que si c’est porté financièrement, donc par des employés payés par la RCA, cela réduit la marge bénéficiaire.

M. Wielemans.- Le bail modulable n’est pas encore établi. Comme nous l’avons expliqué, la structure doit se mettre en place et s’il se révèle utile de rendre le bail modulable afin d’optimiser les flux financiers entre la Ville et sa Régie, c’est une option certes envisageable et qui paraît absolument sensée. Il ne faut cependant pas oublier que la Ville, sans être une société lucrative, est en quelque sorte l’actionnaire de la RCA. Elle en détient le contrôle, mais peut aussi en ressortir du profit puisque via le CA, c’est bien la Ville qui statuera sur l’affectation des recettes, comme le prévoit la loi communale, ce qui garantit une certaine transparence.

Le Palais de la Bourse va évidemment nécessiter une rénovation importante, mais également un entretien et des travaux en continu par la suite. Les plans financiers prévoient donc des budgets à cet effet.

Son autonomie financière implique que tous les frais d’entretien et autres seront à sa charge. L’idée que la Ville puisse fournir un soutien administratif à sa Régie, d’une façon qui n’est pas encore totalement définie, renvoie par exemple au fait que la RCA est soumise à la législation sur les marchés publics. Dans ce contexte très complexe, la Ville et ses équipes pourraient assister la RCA dans la préparation de certains marchés publics, notamment pour initier un contrat de concession ou dans des cas similaires.

Au sujet de la comptabilité, celle de la Régie est tout à fait distincte de la comptabilité municipale usuelle. Une comptabilité commerciale qui impliquera un suivi au jour le jour parce qu’il y aura des recettes, des caisses, etc. Ce suivi quotidien ne sera pas réalisé par le département des finances de la Ville, qui pourra par contre être chargé de missions de contrôle par le Conseil communal.

M. Wauters.- C’est une bonne chose et cela répond à mes questions.

M. Coomans de Brachène.- Je ne pense pas avoir reçu de réponse à ces questions : Comment est-on passé d’un budget initial de 25/30 millions à ce budget actuel de 45 millions, hors bâtiment ? Comment s’explique la différence entre les 42 millions que j’ai détaillés à l’instant et les 43 ou 45 de la présentation ? C’est essentiel. Ce ne sont pas de petits montants. Ce projet sera probablement le plus important de cette législature et cela mérite que l’on y voie suffisamment clair.

Quel budget sera-t-il dédié au personnel ? Que feront d’ailleurs ces 20 salariés tant que c’est fermé et que coûteront-ils quand ils seront 40 ou 45 ? Pour ce qui est des représentants de la Ville dans le CA, comment y sera représentée l’opposition ? C’est une question plus politique.

Et j’ajouterai deux parenthèses, puisque vous l’évoquiez. On estime que Jean Ier de Brabant est enterré sous la Bourse et on nous avait initialement annoncé que les deux musées seraient étroitement liés, ce personnage ayant un lien indéniable avec l’histoire de la bière, sous le nom néerlandais de Jan Primus et la légende de Gambrinus, roi légendaire et dieu de la bière. Et je voyais tout l’intérêt que le personnage considéré comme créateur de la faro et du lambic relie le musée ancien, historique, à celui de la bière.

M. le Bourgmestre.- Comme nous l’avons déjà précisé, le musée en tant que tel, sa conservation, restera aux mains des Musées de Bruxelles et les visiteurs de la Bourse pourront y accéder.

Mevrouw Dhont.- Mevrouw de voorzitster, ik wil nog even terugkomen op die polyvalente zalen. Maak die alsjeblief toegankelijk voor gewone groepen en niet alleen voor mensen of groepen met veel geld.

Ik heb nog een aanbeveling. Als het gaat over de raad van bestuur, spreekt men over vijf leden buiten de gemeenteraad. Is het dan niet goed dat er bij die vijf ook vertegenwoordigers zijn van het middenveld? Wij hebben rond de beurs genoeg acties gevoerd met Inter Environnement, met sociale en culturele groepen. Het zou niet slecht zijn enkele vertegenwoordigers te hebben van le tissu social de la ville de Bruxelles. Ik zou dat toch voorstellen. Ik wil wel meedoen.

 

M. le Bourgmestre.- Les différents montants sont explicités en détail dans les slides qui vous seront transmis à la suite de la présentation à laquelle nous venons d’assister. J’insiste encore une fois sur notre fierté d’avoir pu réunir autant de subsides pour ce projet dédié à un de nos bâtiments les plus remarquables. Bien que les budgets en question soient importants, il nous paraît justifié, tout en les respectant, d’investir à la hauteur que mérite cette pièce de notre patrimoine plutôt que de nous en tenir à une rénovation insuffisante. Ce genre d’erreur a déjà été commise dans notre pays, avec l’Atomium par exemple, qui a dû attendre 42 ans pour être rénovée. En dépit des difficultés actuelles, cette rénovation mérite effectivement notre fierté.

La Bourse est à mes yeux un symbole tout aussi évocateur que l’Atomium, ce qui justifie le montant élevé du budget que nous avons décidé d’y consacrer. L’Europe, le gouvernement fédéral et la Région ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Les chiffres exacts vous seront communiqués. Et nous pourrons y revenir par après, en toute connaissance de cause.

D’autre part, madame Dhont, nous étudions aussi avec M. Pinxteren la participation et l’affectation des salles afin d’envisager sans parti pris avec le monde associatif comment elle pourront être le mieux utilisées. Comme vous le savez, on a aussi ouvert les lieux à nombre de manifestations citoyennes et pas seulement à des expositions temporaires. Mais il faut maintenant laisser la place à la rénovation et y consacrer le délai nécessaire. C’est un chantier de taille qui est en cours et il prendra évidemment beaucoup de temps.

Je pense que les aspects liés à la TVA ont été suffisamment développés. Au sujet de la RCA, le même procédé pourrait aussi servir dans le cas d’autres institutions. Comme je l’ai signalé, Etterbeek y a déjà recouru pour la gestion des piscines. Sur la question de reverser les recettes à la Ville, mon point de vue est qu’il vaut mieux réinjecter ces sommes au sein de l’outil.

Mabru et Brussels Expo fonctionnent déjà sur ce principe : 100 % des recettes de ces institutions sont affectées à l’amélioration de l’outil. Cela signifie qu’elles ne reçoivent pas de subsides. Je ne vois pas quel intérêt elles auraient à reverser leurs profits à la Ville qui assumerait ensuite les rénovations nécessaires. A contrario, Prosport ne rénove pas le stade Roi Baudouin. Elle assure son propre fonctionnement et ce sont le département du patrimoine public et le service des sports qui effectuent les travaux. C’est la principale différence avec Mabru et Brussels Expo.

En réponse à la question pertinente de M. Wauters, il faudra en effet capitaliser au lancement de la RCA. On parlera plutôt après d’un fonds de roulement puisqu’on partira de zéro et que des frais seront engagés dès le premier jour. On a essayé d’innover en s’inspirant de la façon dont procédaient déjà beaucoup de communes flamandes. Le principe des RCA, c’est vrai, s’est surtout développé en Flandre, et cette méthode nous paraissait intéressante, notamment parce qu’elle permet aux pouvoirs publics de garder un contrôle plus strict que dans le cas d’une asbl.

M. Coomans de Brachène.- Ces questions simples restent sans réponses : l’opposition sera-t-elle représentée dans le CA de la Régie ? Et les chiffres ? Cela fait un an que je vous demande ces données

M. le Bourgmestre.- La question de la composition du CA reviendra sur cette table. Il n’a pas encore été composé et comprendra des membres du privé, des administrateurs indépendants…, le tout dans le respect de la charte de gouvernance toujours suivie par la Ville.

20 AVRIL 2020 - Dossier de Mme l’échevine Persoons concernant le secteur culturel

M. Wauters.- Les acteurs du secteur culturel traversent des moments difficiles, notamment vu les spécificités de leurs contrats. Dans ce cadre, l’échevine a annoncé le maintien des subsides à la culture, ce qui est une bonne chose. Toutefois, je ne voudrais pas qu’ils ne servent qu’aux grosses structures qui ne les utiliseraient que pour payer leurs frais de fonctionnement. Il faut que les artistes, musiciens, danseurs, chorégraphes, régisseurs et autres soient, in fine, les bénéficiaires de ce maintien des subsides. Je pense aux associations de quartiers, par exemple, qui engageront des artistes pour animer la Ville au lendemain du déconfinement et qui devront disposer des moyens nécessaires pour payer ces mêmes artistes.

Mme Houba, échevine.- Nous suivons la situation. Le Conseil national de sécurité a décidé d’interdire les événements de masse jusqu’au 31 août. C’est une terrible nouvelle pour le secteur, en cette période habituée aux événements culturels et événementiels. Nous attendons plus de détails, puisque seuls les événements de masse semblent être concernés jusqu’ici. Nous avons pris la décision de maintenir tous les subsides de fonctionnement octroyés aux lieux culturels qui relèvent directement de l’autorité de la Ville, à savoir nos théâtres, nos musées et nos centres culturels, sachant que beaucoup de métiers sont concernés.

Pour les grands événements, nous interviendrons au cas par cas. Nous suivons la situation au jour le jour avec les partenaires et porteurs de projets. Notre intention est d’apporter un maximum de soutien à ce secteur essentiel sur le plan social, et nous sommes attentifs à tous les métiers concernés. La culture consiste à créer du lien.

Beaucoup de personnes vivent dans l’isolement, et la culture figure parmi les éléments qui permettront d’y répondre.

M. Wauters.- Je me réjouis de constater que les subsides seront maintenus. Ils doivent servir à assumer les frais de fonctionnement, bien sûr, mais surtout à aider les acteurs du secteur culturel qui se trouvent souvent dans des situations très précaires.

23 AVRIL 2018 - Question de M. Wauters relative à la bibliothèque de la rue de la Paille

Compte rendu

M. Wauters.– Mme l’échevine a répondu pour une bonne part à mes questions. Les gens s’inquiétaient de la fermeture de la bibliothèque. Or j’entends que tel n’est pas le cas et qu’ils ne devront pas se déplacer loin pour reprendre ou déposer des livres. Ce qui a manqué, c’est l’information. Il serait peut-être bon de réagir à ce niveau-là.

Mme Hariche, échevine. Vous avez totalement raison. La communication organisée sur le site de la bibliothèque était très mal conçue. Nous l’avons fait modifier. Toutes les informations que je viens de vous donner sont déjà disponibles, si ce n’est le point relais qui doit encore faire l’objet d’un bail avec un propriétaire privé. Neuf cents mètres, ce n’est pas une grande distance, mais cela peut poser problème à certaines personnes. En attendant, nous leur proposerons une solution alternative. Nous pouvons nous réjouir du fait que la grande majorité des usagers de la bibliothèque, à savoir les élèves (1.600), bénéficieront des animations à l’école même.

Toutes les informations figurent dès à présent sur le site de la bibliothèque.

18 DECEMBRE 2017 - L'avenir du Magasin 4 et sa possible relocalisation

M. Wauters.- Le 13 décembre dernier, j’ai lu dans un article du Soir que le Magasin 4 devrait fermer ses portes et quitter l’avenue du Port pour le 1er novembre 2018. Même si ce n’est pas une surprise et que nous savons depuis longtemps que cette rive du canal va être transformée en parc, cela reste une triste nouvelle pour cette salle à part consacrée à la musique alternative et qui fonctionne depuis 20 ans grâce notamment à l’investissement de bénévoles.

Je pense que nous partageons l’analyse selon laquelle ce projet musical alternatif est créatif et original, et surtout qu’il est le seul à proposer un lieu si grand, puisqu’il peu accueillir jusqu’à 500 personnes pour ce type de musique.

Alors qu’ils ont obtenu un contrat-programme de cinq ans de la Fédération Wallonie- Bruxelles, il semble qu’à ce jour, les responsables du Magasin 4 n’ont pas encore trouvé d’autre endroit pour leurs activités.

Je crois me souvenir que la Ville s’était engagée à soutenir la pérennité du Magasin 4 et que le Collège avait demandé à la Région, dans une résolution prise en mai 2016, de relocaliser les occupants du Magasin 4 de manière à ne pas interrompre leurs activités. Des discussions ont-elles lieu à ce sujet entre la Ville et la Région ?

A-t-on déjà des pistes de solutions qui seraient de nature à rassurer les responsables, les nombreux bénévoles et le public du Magasin 4 ?

Mme Lalieux, échevine.- Votre question me fait plaisir, car la Ville, particulièrement son Bourgmestre, soutient ce lieu depuis toujours. Vous avez raison de dire que c’est le seul lieu de ce style en Région bruxelloise. Si vous voulez nous aider, allez frapper à la porte de Mme Fremault. Car si quelqu’un empêche la réalisation de ce que la Ville avait demandé et de ce sur quoi il nous semblait que nous avions conclu un accord avec la Région, à savoir le maintien du Magasin 4 et de certains hangars proches pour les répétitions, c’est bien Mme Fremault, cela pour créer un parc qui aurait pu être un peu plus petit (15 mètres à peine…). Par contre, je suis ravi de la décision de Mme Greoli qui octroie un contrat-programme pour un lieu que Mme Fremault veut raser. Le dialogue au sein du cdH est assez remarquable…

Pour autant, nous ne restons pas sans rien faire. Le Bourgmestre et moi-même, nous rencontrons régulièrement les personnes, dont les bénévoles, actives au Magasin 4. Par ailleurs, le ministre-président régional, en réponse à une question d’actualité en séance plénière de vendredi, a annoncé que des solutions alternatives étaient explorées, mais sans garantie. Pour la Ville et le Collège, la situation est claire : le Magasin 4 ne peut pas disparaître et sa programmation ne peut pas être interrompue. Autrement dit, que l’on ne nous dise pas que le Magasin 4 sera rasé et rouvert dans deux ans, car cela signifierait la mort de ce lieu. Pour nous, ce serait totalement inacceptable. Allez le dire à Mme Fremault, que nous avons rencontrée il y a plus de trois ans. Même Bruxelles Environnement était d’accord avec nous. C’est la minister qui bloque le dossier.

M. Wauters.- Vos propos ne sont pas tout à fait exacts. Des pistes sont explorées. Il est important que des discussions aient lieu entre la Ville de Bruxelles et la Région. Ce n’est pas à moi d’aller voir Mme Fremault. Vous pouvez le faire. Il n’y a pas d’incohérence au sein de notre parti. Ma question visait à vous inciter à renouer le dialogue dans ce dossier.

18 FÉVRIER 2013 - L’annulation de l’exposition «The Human Body» qui devait se tenir à la Bourse

M. Wauters.– L’exposition « The Human Body » qui devait se tenir du 7 février au 10 juin à la Bourse de Bruxelles a été annulée.

Cette exposition fut interdite en France, la Cour de cassation ayant estimé, en 2009, l’exhibition de cadavres humains à des fins commerciales indécente et illégale. La décision d’annuler l’exposition en dernière minute serait uniquement motivée par des choix commerciaux et ne résulterait donc pas d’une polémique éthique.

Quelles sont les raisons commerciales qui ont poussé à l’annulation ?
Est-ce le résultat de la faible fréquentation (50.000 personnes) de l’exposition organisée au casino d’Ostende du 16 juin au 9 septembre dernier, comme expliqué dans la presse ? Le cas échéant, la fréquentation de la dernière exposition vaut-elle argument ? Une telle situation serait source d’incertitude, car, souvent, les expositions sont programmées bien à l’avance. Attendre deux mois avant d’estimer qu’une exposition est commercialement viable relève du non-sens économique le plus total.

Si telle n’est pas la raison de l’annulation, quelle est-elle ?

Réponse du Collège

M. Close, échevin.– Comme vous le savez, la Ville de Bruxelles a acquis le bâtiment de la Bourse pour permettre au grand public de jouir de ce joyau de notre patrimoine en plein centre-ville. Nous avons eu l’occasion d’en débattre lors du dernier Conseil communal. Nous avons confié au Parc des Expositions la programmation culturelle et événementielle de la Bourse en attendant l’élaboration d’un projet pérenne : une attraction culturelle et touristique phare dans le centre de Bruxelles, inscrite dans l’accord de majorité pour cette législature.
Il faut savoir qu’une telle programmation culturelle, qui repose sur l’organisation à Bruxelles d’expositions pour le grand public, internationales et itinérantes, n’est pas chose aisée. Il faut évaluer les opportunités en fonction des disponibilités de ces expositions et du Palais de la Bourse pour éviter au maximum que le lieu reste vide et inexploité pendant de trop longues périodes. Ces agendas sont de véritables casse- tête !
Si la venue de l’exposition « Human Body » a été annoncée au mois de juin, avant même l’accueil de l’exposition à Ostende, les agendas d’occupation du Palais de la Bourse et celui de l’exposition en question n’ont finalement pas pu coïncider, considérant également les autres opportunités d’expositions temporaires qui s’offraient à nous.
Les raisons de cette « non-programmation » ne sont donc pas éthiques et n’ont rien à voir avec le succès mitigé de l’exposition d’Ostende. Je pense en effet que les fréquentations d’une exposition présentée à Bruxelles ou à Ostende ne sont en rien comparables, notre capitale ayant un pouvoir d’attraction de visiteurs bien plus important.
Nous pourrons bientôt annoncer les événements organisés prochainement à la Bourse, dont une grande exposition « Da Vinci, The Genius » du 21 mars au 1er septembre, qui présentera les inventions de ce dernier. Dans l’intervalle, nous sommes ravis du succès de la première exposition du genre hébergée à la Bourse, à savoir Terracotta Army. Elle s’est clôturée hier après avoir accueilli quelque 70.000 visiteurs en 90 jours. Cette première expérience au Palais de la Bourse nous a permis de mieux évaluer les possibilités d’exploitation du lieu pour l’organisation de ce genre d’expositions.

M. le Bourgmestre.– La parole est à M. Wauters.

M. Wauters.– Ce dossier montre l’importance de se doter d’un plan de gestion du bâtiment de la Bourse pour éviter les vacances éventuelles du lieu. Et je suis heureux d’apprendre que ladite annulation ne fasse l’objet d’aucune autre polémique.

Mes interventions au conseil communal

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