Urbanisme

4 DECEMBRE 2017 - Dossiers de M. l’échevin Zian - L'élaboration d'un inventaire des espaces végétalisables qui ne sont pas encore des espaces verts publics sur le territoire de la Ville

M. Wauters.- Je voudrais intervenir sur le point 29 relatif à l’élaboration d’un inventaire des espaces végétalisables qui ne sont pas encore des espaces verts publics sur le territoire de la Ville.

Le cahier des charges évoque un inventaire des espaces susceptibles d’être végétalisés. Je juge cette démarche très intéressante. L’exploitation des données ainsi collectées fera-t-elle l’objet d’un travail transversal entre les différents services ? Par exemple, certains quartiers de la Ville comptent de beaux intérieurs d’îlot. Ladite étude permettra-t-elle une collaboration avec les services de l’urbanisme dans le but de protéger ces intérieurs d’îlot ?

M. Maingain.- J’ai introduit une question sur l’identification du potentiel des potagers urbains, notamment. Je n’ai pas encore reçu réponse. La végétalisation passive est prévue dans les ordonnances régionales, mais une végétalisation active est également possible. Je voudrais être certain que l’ensemble de ces projets sont repris dans le champ de votre étude.

M. Zian, échevin.- Je peux répondre positivement à vos deux interpellations. Il est demandé au promoteur de l’étude de nous fournir une série de données chiffrées et géolocalisables avec la typologie des terrains (îlot, friche…). Cela nous permettra d’élaborer un véritable outil de gestion des projets de la Ville et des particuliers. Nous pourrons dès lors délivrer des autorisations aux citoyens qui souhaitent végétaliser une façade ou un coin de rue, par exemple. Il s’agit d’une matière transversale et l’ensemble des services de la Ville seront mobilisés.

7 NOVEMBRE 2016 - Question orale de Mme Moussaoui et M. Wauters sur «la sécurité et l'aménagement du quartier LéopoldI et de la rue Marie-Christine

Mme Moussaoui.-La situation dans le quartier LéopoldI, à l’angle de la rue Thys-Vanham, et sur la rue Marie-Christine se dégrade. On y assiste à des bagarres et des trafics, notamment.

Serait-il possible de placer, à l’angle de la rue LéopoldI et rue Thys Vanham, un casse-vitesse?

Il en va également de la sécurité des enfants qui fréquentent l’école n°33. Et pourquoi pas un gardien de la paix qui pourrait faire traverser les enfants en toute sécurité? L’éclairage n’y est pas très performant.

Citons aussi des problèmes de produits illicites qui circulent dans certains cafés du coin. Une pétition a été lancée par les citoyens.

Pourrait-on prévoir la présence d’agents de Bravvo ou de médiateurs de l’asbl Tranquillité?

Des dépôts clandestins sont souvent présents devant la fresque.

M. Wauters.-Je salue le fait que l’éclairage public autour de la place Bockstael ait été rétabli.

Lors d’une rencontre avec les citoyens, les commerçants et les habitants nous ont signalé une série de problèmes sur le petit square situé au-dessus du métro. Les actes de vandalisme y sont nombreux.

Pourrait-on envisager l’installation de nouvelles caméras de surveillance?

Les commerçants de la rue Marie-Christine m’ont signalé qu’une caméra avait été placée à proximité d’un arbre, ce qui limitait son efficacité.

À Laeken, certains endroits sont couverts de manière récurrente par des dépôts clandestins.

M. le Bourgmestre.-À chaque forum de quartier, et notamment au dernier qui s’est tenu à Laeken et auquel je participais, nous répondons à toutes ces questions.

S’agissant des rues que vous évoquez, le réaménagement du quartier réduira la largeur des voiries et, donc, la vitesse des véhicules. Pour certains aménagements, nous aimerions être suivis par la commune de Jette.

Un radar préventif sera installé, qui nous permettra d’analyser la situation. Le cas échéant, nous installerons ensuite un radar répressif.

Nous sommes favorables à la pose de casse-vitesse, mais cette mesure doit être envisagée en concertation avec la STIB.

J’en viens aux établissements qui posent problème. Nous en avons fermé certains. Des opérations antidrogue ont été menées dans ces établissements et enrue. Des bandes ont été démantelées. La lutte contre le trafic de drogues est une priorité du Collège. Le débat sur les drogues doit avoir lieu, mais au Parlement.

S’agissant des nuisances en rue, nous appliquerons une politique de répression et je remercie les services de police pour leur action. Même si, ce faisant, nous nous attaquons à un marché gigantesque et que cela donne lieu à des représailles, nous poursuivrons dans cette voie. La tâche est ardue, mais les citoyens sont de plus en plus conscients de l’efficacité de notre action.

Dans le quartier, nous avons réalisé de gros investissements en termes de logements, d’équipements collectifs, etc. La situation s’est fortement améliorée, mais ce que les gens acceptaient naguère leur est devenu insupportable aujourd’hui.

S’agissant des dépôts clandestins, on ne peut pas considérer que la Ville en soit responsable. Nous essayons d’endiguer ce phénomène par des actions préventives et répressives.

Pour en revenir au trafic de drogues, je le dis clairement: celui qui se paie de quoi faire un joint paie une balle !

17 OCTOBRE 2016 - Question d'actualité de M. Wauters concernant «la destruction de deux maisons»

M. Wauters.- Une maison été totalement détruite à Laeken, mais les abords du chantier ne sont pas sécurisés, ce qui pose des problèmes de sécurité. Sur la rue Haute, une grue a totalement démoli la façade d’une maison. Qu’en est-il pour le commerçant qui occupait le rez-de-chaussée du bâtiment?

M. Coomans de Brachène, échevin.- S’agissant de votre première question, nous ne disposons d’aucun dossier y afférent. Un agent de la cellule contrôle se rendra demain sur place afin d’y effectuer les contrôles utiles. Je considère comme une démarche citoyenne le fait de dénoncer de telles destructions de bâtiments.

S’agissant de la rue Haute, mes équipes étaient sur place dès le matin. L’après-midi, j’ai rencontré le propriétaire de l’immeuble, lequel gère le commerce situé au rez-de-chaussée. Il faudra des mois pour remettre le bâtiment en état. Nous espérons dégager rapidement une solution pour le propriétaire et commerçant du lieu.

Mme Lemesre, échevine.-Le bâtiment venait d’être rénové en vue d’être loué. J’ai rencontré les propriétaires. Avec la Régie foncière de la Ville, nous les aiderons à trouver un local à proximité où ils pourront poursuivre leurs activités.

M. Wauters.-Je vous remercie pour votre réponse. L’essentiel, en effet, est d’assurer un suivi et de soutenir ces victimes qui ont traversé des moments très pénibles. J’espère qu’une solution sera rapidement trouvée.

5 SEPTEMBRE 2016 - Question relative au « manque cruel d'éclairage de la place Émile Bockstael, ainsi qu'à l'absence d'un plan lumière pour mettre en évidence le bâtiment du centre culturel Bruxelles Nord, Maison de la Création »

M. Wauters.- C’est un euphémisme de dire que la place Émile Bockstael est tout sauf un lieu convivial. Alors quelle devrait être un espace de vie et un trait d’union entre les différents quartiers du centre de Laeken, elle n’est qu’un vaste parking balayé par les vents, un espace bien triste urbanistiquement parlant.

Par ailleurs, depuis des mois, voire des années, le centre de la place se retrouve dans le noir la nuit tombée. Et donc, s’il y a beaucoup à dire de cette place – notamment sur les aménagements dont elle devra ou dont elle devrait bénéficier, que ce soit dans le cadre du contrat de quartier durable ou dans celui d’un plan de redynamisation commerciale global -, je me focaliserai aujourd’hui sur le volet éclairage de celle-ci.

Le soir, on peut constater que les lampadaires entourant le centre de la place (ceux longeant le Centre culturel Bruxelles Nord – Maison de la création ainsi que ceux situés sur le passage « spaghetti » entre la place et les arrêts STIB) sont en fait éteints. Si le boulevard et les rues avoisinantes sont bien éclairés, de fait la place donne l’impression d’un vaste trou noir! Outre le triste aspect que cela donne au lieu, cette situation crée également un réel sentiment d’insécurité pour les personnes devant la traverser en soirée. Je rappelle que des incidents parfois graves se produisent régulièrement sur et autour de ladite place.

Est-il vraiment impossible, en dehors de tout réaménagement éventuellement prévu, de faire en sorte que, dès demain, les éclairages existants fonctionnent? Que comptez-vous faire pour remédier à cette situation?

Par ailleurs, l’ancienne maison communale de Laeken – elle abrite aujourd’hui le Centre culturel Bruxelles Nord – Maison de la création, mais aussi la bibliothèque et la police – a été fort bien rénovée. Or, depuis trois ans, je constate qu’aucun plan lumière visant à mettre en évidence ce remarquable édifice ne semble se mettre en place.

Mme Ampe, échevine.- Sibelga, en charge de l’éclairage public, nous signale que les luminaires de la place Bockstael posent une série de problèmes liés à des défauts d’étanchéité et des délais longs pour la fourniture des pièces de rechange. Les installations d’éclairage ne datent que de 2004, mais elles seront renouvelées dans le cadre du contrat de quartier. La mise en évidence des bâtiments et le plan lumière relèvent de l’échevin de l’urbanisme. Je vous propose de lui poser la question lors d’une prochaine séance.

M. Wauters.- J’entends que l’amélioration de l’éclairage sera concomitante au réaménagement de la place. Cela risque de prendre encore du temps. Or l’automne approche et il fait noir de plus en plus tôt. J’aimerais que Sibelga soit rappelée à l’ordre et que la situation évolue rapidement. C’est inacceptable!

Mme Persoons, échevine.- Le réaménagement de la place prévoit la réalisation d’un plan lumière. Toutefois, ces travaux ne sont prévus que pour 2018-2019. Il faudra donc trouver une solution intermédiaire.

Question à propos du rejet du recours introduits par des commerçants du centre-ville contre les travaux du piétonnier

Monsieur le Président, le 29 janvier dernier, nous apprenions par la presse que le recours introduit par les commerçants du centre-ville contre le permis autorisant les travaux d’aménagement du piétonnier était rejeté par le conseil d’État.

Au delà de la décision même, il est particulièrement intéressant d’ajouter que Le Conseil d’Etat a également estimé dans son attendu que la suspension du permis et des travaux demandés par ces commerçants ne ferait qu’empirer leur situation. 

Implicitement donc, le conseil d’Etat reconnais que depuis deux ans, la situation est difficile, voire grave pour pas mal de commerçants du centre-ville! 

Il ajoute un élément important : Ce n’est pas le piétonnier mais le plan de circulation qui est la source de nuisances pour les commerçants.

Je ne vais pas vous rappeler ici combien de fois notre groupe s’est exprimé à ce sujet en plaidant pour un plan de circulation différent et à nos yeux, mieux pensé.

Fin de l’année dernière Monsieur le Bourgmestre s’est exprimé sur une chaîne de télévision en parlant d’emphatie nécessaire dans le cadre de ce gros chantier et en disant que 2018 serait le moment de renouer un contact fort entre les commerçants du centre ville et l’autorité publique. Nous ne pouvons que nous en réjouir… 

Mais monsieur le bourgemestre, votre Echevine Els Ampe est-elle sur la même longueur d’onde que vous? Prévoyez-vous de mettre enfin en place un vrai plan de circulation concerté avec les habitants et les commerçants du centre ville? Quels sont vos pistes d’actions et quand comptez-vous les mettre en oeuvre?  

6 JUIN 2016 - Question orale de M. Wauters concernant « l'aménagement du parking situé en surface au centre de l'avenue Louise, entre la rue du Bailli et la rue Defacqz »

M. Wauters.– Le parking situé en surface au centre de l’avenue Louise, entre la rue du Bailli et la rue Defacqz, est un passage très fréquenté par les piétons. Cependant, il faut bien constater que ce parking sert aussi de « bypass » aux automobilistes qui veulent gagner du temps, ce qui met en danger lesdits piétons. En outre, à l’endroit où ces piétons traversent, ils sont cachés des automobilistes par deux bulles à verre.

La Ville pourrait-elle intervenir auprès de la Région pour que cet endroit soit sécurisé ?

Mme Ampe, échevine.– Nous relaierons votre demande.

6 JUIN 2016 - Dossier de Mme l'Echevine Persoons sur la requalification de la place Bockstael

Mme Jellab.– Je souhaiterais intervenir sur la requalification de la place Bockstael. J’en viens à me demander pourquoi des contrats de quartier durable sont conclus. Beaucoup d’habitants se sont investis dans le processus participatif, depuis le début du projet, et y ont cru. Or, in fine, la Ville impose son projet. Depuis le début, les

habitants espèrent un projet phare pour ce quartier. Ils demandent que la place communale soit libérée des voitures, mais avec des solutions alternatives. Depuis 2013, vous avez eu le temps de réfléchir, de déployer des places de parking dans le quartier et de nous présenter un projet qui crée un vrai cœur pour Laeken. Car Laeken est abandonnée et l’on ne s’intéresse guère à ses habitants.

J’ai participé à l’assemblée générale et aux commissions de quartier. Lors de la dernière commission, il n’y avait que deux habitants présents. Les gens n’y croient plus… En septembre dernier, les habitants vous ont demandé de réfléchir à un aménagement du quartier qui garantisse leur quiétude, leur sécurité et leur santé. Bruxelles Mobilité indique que le boulevard Bockstael et sa place se situent en zone rouge, en termes d’accidents. Traverser cette place est extrêmement dangereux.

S’agissant de l’étude de mobilité, vous avez choisi l’option 3, laquelle ne correspond absolument pas aux attentes des riverains, puisqu’elle ne limite en rien la pression automobile. Vous prévoyez même de réduire la largeur des trottoirs, une idée totalement anachronique. La place Bockstael est un nœud modal exceptionnel : ligne de tram, lignes de bus, lignes de métro, gare ferroviaire. Pourquoi ne pas exploiter ses atouts ? Je vous défie de me montrer des enfants à vélo dans le quartier. Aucun parent ne laisserait son enfant aller à l’école à vélo. Votre plan de mobilité n’est pas bon.

En outre, vous supprimez plus de places de parking que vous n’en créez.

Je regrette qu’une fois de plus, la parole des habitants ne soit pas écoutée. Dans deux ou trois ans, il ne restera rien d’un projet pourtant censé susciter la cohésion et privilégier un mode de vie orienté vers le futur.

M. Wauters.– Comme dans le cas du piétonnier, la réussite de tout projet requiert l’adhésion de la population. Depuis plusieurs années, les associations et les habitants discutent, avec les échevins, de la manière de faire fonctionner un quartier densément peuplé, commercial, mais en perte de vitesse.

Les propositions qui ont été soumises posent de vrais problèmes de mobilité, notamment pour le passage entre Laeken et Jette.

Depuis très longtemps, je soumets au Collège des propositions, notamment en matière de parking. Comme les habitants, comme les associations, je demande que la place Bockstael devienne le centre de ce quartier. Je n’ai rien contre le fait que l’on supprime la voiture sur cette zone, mais il faut proposer des solutions alternatives en termes de parking et de circulation. Selon moi, le même problème se pose que dans le cas du piétonnier : il faut obtenir l’adhésion de la population.

Mme Persoons, échevine.– Madame Jellab, je vous trouve malhonnête envers ceux qui s’investissent dans le contrat de quartier Bockstael. Jamais un contrat de quartier n’aura suscité autant d’intérêt. Il donne lieu à une série d’initiatives citoyennes et les projets sont en cours de réalisation : salle de sports, crèche, pocket parks. Beaucoup d’habitants sont impliqués. Je vous invite à participer aux assemblées générales et aux commissions quartier où les projets ont été approuvés.

Il est exact que des problèmes de parking se posent sur la place Bockstael. Nous sommes à la recherche de solutions alternatives. Un bureau d’études envisage les différentes possibilités. Entre-temps, nous avons décidé de réorganiser le parking sans perdre de places. Les trottoirs n’ont pas été réduits.

La STIB étudie la possibilité de revoir son plan de circulation dans la zone. Le projet prévoit la sécurisation des passages pour piétons et des pistes cyclables dans le quartier.

Mme Jellab.– Je salue, bien entendu, le travail mené par l’équipe du contrat de quartier qui, elle, est à l’écoute des riverains. Vous dites rechercher des solutions alternatives, mais qu’avez-vous fait pendant trois ans ? Les trottoirs seront effectivement réduits, dans un quartier où les gens se bousculent. Cette mesure est prévue à la page 72 de l’étude de mobilité sur le quartier Bockstael.

Mme Persoons, échevine.– La voirie de liaison entre Laeken et Jette sera maintenue.

M. Wauters.– Des solutions existent pour le parking, mais il faut une volonté politique de les concrétiser, comme dans tous les quartiers de la Ville.

 

Mes interventions au conseil communal

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