Urbanisme

 

 

Question orale de M. Wauters concernant « l'aménagement du parking situé en surface au centre de l'avenue Louise, entre la rue du Bailli et la rue Defacqz » - LE 6 JUIN 2016

M. Wauters.– Le parking situé en surface au centre de l’avenue Louise, entre la rue du Bailli et la rue Defacqz, est un passage très fréquenté par les piétons. Cependant, il faut bien constater que ce parking sert aussi de « bypass » aux automobilistes qui veulent gagner du temps, ce qui met en danger lesdits piétons. En outre, à l’endroit où ces piétons traversent, ils sont cachés des automobilistes par deux bulles à verre.

La Ville pourrait-elle intervenir auprès de la Région pour que cet endroit soit sécurisé ?

Mme Ampe, échevine.– Nous relaierons votre demande.

Dossier de Mme l'Echevine Persoons sur la requalification de la place Bockstael - LE 6 JUIN 2016

Mme Jellab.– Je souhaiterais intervenir sur la requalification de la place Bockstael. J’en viens à me demander pourquoi des contrats de quartier durable sont conclus. Beaucoup d’habitants se sont investis dans le processus participatif, depuis le début du projet, et y ont cru. Or, in fine, la Ville impose son projet. Depuis le début, les

habitants espèrent un projet phare pour ce quartier. Ils demandent que la place communale soit libérée des voitures, mais avec des solutions alternatives. Depuis 2013, vous avez eu le temps de réfléchir, de déployer des places de parking dans le quartier et de nous présenter un projet qui crée un vrai cœur pour Laeken. Car Laeken est abandonnée et l’on ne s’intéresse guère à ses habitants.

J’ai participé à l’assemblée générale et aux commissions de quartier. Lors de la dernière commission, il n’y avait que deux habitants présents. Les gens n’y croient plus… En septembre dernier, les habitants vous ont demandé de réfléchir à un aménagement du quartier qui garantisse leur quiétude, leur sécurité et leur santé. Bruxelles Mobilité indique que le boulevard Bockstael et sa place se situent en zone rouge, en termes d’accidents. Traverser cette place est extrêmement dangereux.

S’agissant de l’étude de mobilité, vous avez choisi l’option 3, laquelle ne correspond absolument pas aux attentes des riverains, puisqu’elle ne limite en rien la pression automobile. Vous prévoyez même de réduire la largeur des trottoirs, une idée totalement anachronique. La place Bockstael est un nœud modal exceptionnel : ligne de tram, lignes de bus, lignes de métro, gare ferroviaire. Pourquoi ne pas exploiter ses atouts ? Je vous défie de me montrer des enfants à vélo dans le quartier. Aucun parent ne laisserait son enfant aller à l’école à vélo. Votre plan de mobilité n’est pas bon.

En outre, vous supprimez plus de places de parking que vous n’en créez.

Je regrette qu’une fois de plus, la parole des habitants ne soit pas écoutée. Dans deux ou trois ans, il ne restera rien d’un projet pourtant censé susciter la cohésion et privilégier un mode de vie orienté vers le futur.

M. Wauters.– Comme dans le cas du piétonnier, la réussite de tout projet requiert l’adhésion de la population. Depuis plusieurs années, les associations et les habitants discutent, avec les échevins, de la manière de faire fonctionner un quartier densément peuplé, commercial, mais en perte de vitesse.

Les propositions qui ont été soumises posent de vrais problèmes de mobilité, notamment pour le passage entre Laeken et Jette.

Depuis très longtemps, je soumets au Collège des propositions, notamment en matière de parking. Comme les habitants, comme les associations, je demande que la place Bockstael devienne le centre de ce quartier. Je n’ai rien contre le fait que l’on supprime la voiture sur cette zone, mais il faut proposer des solutions alternatives en termes de parking et de circulation. Selon moi, le même problème se pose que dans le cas du piétonnier : il faut obtenir l’adhésion de la population.

Mme Persoons, échevine.– Madame Jellab, je vous trouve malhonnête envers ceux qui s’investissent dans le contrat de quartier Bockstael. Jamais un contrat de quartier n’aura suscité autant d’intérêt. Il donne lieu à une série d’initiatives citoyennes et les projets sont en cours de réalisation : salle de sports, crèche, pocket parks. Beaucoup d’habitants sont impliqués. Je vous invite à participer aux assemblées générales et aux commissions quartier où les projets ont été approuvés.

Il est exact que des problèmes de parking se posent sur la place Bockstael. Nous sommes à la recherche de solutions alternatives. Un bureau d’études envisage les différentes possibilités. Entre-temps, nous avons décidé de réorganiser le parking sans perdre de places. Les trottoirs n’ont pas été réduits.

La STIB étudie la possibilité de revoir son plan de circulation dans la zone. Le projet prévoit la sécurisation des passages pour piétons et des pistes cyclables dans le quartier.

Mme Jellab.– Je salue, bien entendu, le travail mené par l’équipe du contrat de quartier qui, elle, est à l’écoute des riverains. Vous dites rechercher des solutions alternatives, mais qu’avez-vous fait pendant trois ans ? Les trottoirs seront effectivement réduits, dans un quartier où les gens se bousculent. Cette mesure est prévue à la page 72 de l’étude de mobilité sur le quartier Bockstael.

Mme Persoons, échevine.– La voirie de liaison entre Laeken et Jette sera maintenue.

M. Wauters.– Des solutions existent pour le parking, mais il faut une volonté politique de les concrétiser, comme dans tous les quartiers de la Ville.

 
Share This

Partagez avec vos amis!