Urbanisme

11 JANVIER 2021 - Proposition de motion introduite par M. WAUTERS et Mme DEBAETS, concernant le réaménagement de la Place Royale

M. Wauters, – Madame la Présidente, chers collègues, 

En 2018, Beliris déposait un projet de réaménagement de la place Royale.

Les options de ce projet étaient les suivantes :

  • améliorer le confort et la fonctionnalité des espaces publics pour les modes doux, avec élargissement des trottoirs en dalles de pierre bleue ;
  • faciliter la lecture de l’espace de la place ;
  • surélever l’espace central dédié au tram ;
  • réutiliser de manière optimale les matériaux existants.

Le quartier Royal s’articule autour de deux grands ensembles : la place Royale et le Parc de Bruxelles. Tous deux présentent un patrimoine bâti et urbanistique exceptionnel des XVIIIe et XIXe siècles et font preuve d’un aménagement d’une remarquable cohérence. Le réaménagement du quartier est l’exemple le plus abouti de l’articulation réussie des dimensions urbanistique, artistique et patrimoniale que recouvre un espace public de grande qualité. Mis en œuvre pour la première fois au quartier Royal, le trottoir fait physiquement et conceptuellement corps avec les autres éléments urbains

Cette invention du trottoir, qui constituait une “première“ européenne, confère à la place Royale le statut de lieu de mémoire collective, utile et indispensable aux générations futures pour bien comprendre les ressorts de l’évolution de l’aménagement de la ville et entrevoir à leur tour des interventions de qualité équivalente.

Cet état d’esprit à conserver, qui justifie des trottoirs surélevés pour délimiter « l’espace privé » de ceux-ci, n’est pas incompatible avec la circulation des cyclistes pouvant être intégrée dans l’espace carrossable qui les jouxte. Cette protection des piétons se justifie d’autant plus que le lieu est hautement fréquenté par la dimension muséale internationale de le place Royale et de ses environs immédiats.

Mme. Debaets, –  Car en effet, aujourd’hui,  autour de cette place Royale, on peut trouver de nombreuses institutions culturelles de Bruxelles : le musée BELvue, les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, le musée des instruments de musique, les vestiges de l’ancien palais de Bruxelles et le musée Magritte.

Notre ville est concernée au premier chef par le réaménagement de la Place Royale, car celle-ci fait partie intégrante de notre patrimoine urbanistique, culturel et historique. Des touristes du monde entier la traversent.

On ne fait pas fi de cela sous prétexte qu’il faut tout mettre à plat pour faciliter la vie des cyclistes. Les trottoirs ont une fonction, notamment celle de permettre aux personnes malvoyantes de se situer dans l’espace public. Les pavés ont une histoire. Et à l’heure où l’on prône l’économie circulaire, il serait tout à fait contradictoire de ne pas les réutiliser.

Le 24 octobre 2018, la commission de concertation a rendu l’avis suivant :

  • prévoir un plain-pied de façade à façade ;
  • canaliser les flux des véhicules par des bornes en pierre bleue ;
  • envisager la réduction de la largeur de la partie carrossable de la rue Montagne de la Cour au niveau de son débouché sur la place Royale.

Aujourd’hui,  les étapes suivantes sont connues concernant les plans modifiés de Beliris dont 

un nouvel avis de la commission de concertation, ainsi que l’avis de la Ville.

Nous avons constaté que suite au dépôt de notre motion, le Collège a ajouté le point 78 à l’ordre du jour de ce conseil, pour information… Ce point composé d’un arrêté du Conseil et d’un plan, nous explique que le Collège de la Ville de Bruxelles donne son accord de principe sur les plans modifiés.

M. Wauters,– Nous nous permettons quelques remarques à ce sujet :

  • A notre connaissance, “Quartier des arts“ n’a pas été consulté concernant cette nouvelle proposition. Il y a donc fort à parier que l’Arau non plus. Ce n’est pas cela une politique co construite, et encore moins participative.
  • Sur le plan, nous pouvons voir que les rails de trams ne passent plus de part et d’autre de la statue, mais toutes les deux du côté “Montagne de la Cour“. Cela est justifié par la volonté d’agrandissement des surfaces réservées aux piétons. Nous soutenons évidemment le principe, mais nous contestons la proposition telle que reprise sur le plan. En effet,  s’il fallait vraiment déplacer les voies de tram, il aurait mieux valu les mettre de l’autre côté (Saint Jacques) pour permettre de développer deux grands espaces du côté du musée Magritte et du côté du musée des instruments de musique, là où se trouve potentiellement le plus de promeneurs. C’est une simple question de cohérence.  
  • Par ailleurs, abandonner l’aspect giratoire des voies de tram, créera des conflit de circulation trams/véhicules…

A la lecture de ce point 78, la motion que nous vous présentons aujourd’hui est plus que jamais pertinente et mérite à tout le moins toute votre attention, car à ce stade, les décisions ne sont pas encore figées.

Mme. Debaets, – Que dit et surtout que demande notre motion ?

Nous demandons que le Conseil Communal de la Ville de Bruxelles invite le gouvernement Bruxellois à : 

  • A revenir au contenu et aux objectifs urbanistiques de la demande de permis d’urbanisme d’origine, déposée par Beliris en 2018, et de poursuivre en ce sens la procédure administrative en cours ;
  • A s’inscrire dans les principes de la durabilité et de l’économie circulaire par le réemploi maximum des matériaux en place à l’occasion du réaménagement de la place Royale;

M. Wauters,- A veiller à faciliter et sécuriser la traversée cycliste intégrée dans l’espace carrossable qui jouxte les trottoirs de la place par l’usage de pierre bleues, du type de celles utilisées par la Ville de Bruxelles sur son piétonnier (également conforme aux ambitions de la démarche de Good Move)

  • A entamer une procédure de classement de la place Royale, sur avis préalable de la Commission Royale des Monuments et des Sites.

Chers collègues, nous espérons qu’à la lecture de nos arguments étayés, vous pourrez ré envisager les choses et soutenir notre motion.

Tout geste urbanistique de transformation de la Place Royale, notre Place de la Concorde à nous, devrait se faire avec respect, sobriété et humilité ;

et  surtout pas par dogmatisme.

Nous vous remercions pour votre écoute.

23 NOVEMBRE 2020 - Dossier de M. Hellings concernant pump track à Tivoli

M. Coomans de Brachène.- Je voudrais aborder 2 points dans un point. Le premier est relatif à la finalité de ce terrain. Lorsqu’il avait été question de construire le projet Tivoli, il était envisagé qu’on puisse le faire en y intégrant des espaces publics. On parlait de la place qui est au cœur du projet Tivoli, avec ce grand arbre que nous avions pu conserver à l’époque. Il était également question d’un second espace où puissent se réunir les familles, les enfants, et qui puisse être un lieu de respiration dans un quartier qui en manque cruellement.

Nous savons que Tivoli a un gabarit assez élevé par rapport aux immeubles voisins. J’avais plaidé à l’époque pour que Citydev.brussels fasse un effort. Ils ont finalement refusé de répondre et, comme vous le savez, c’est la Région qui délivrait le permis. Nous avions pourtant plaidé pour que ce soit un espace public. Jusqu’ici on peut se réjouir qu’ils n’aient toujours rien construit là- dessus et que la Ville de Bruxelles ait pu obtenir un avenant, un contrat temporaire pour l’occupation du site qui peut donc être utilisé pour la pratique du sport. Mais à ma connaissance, nous n’avons toujours pas aujourd’hui de garantie sur la finalité, à savoir que nous pourrions en faire un espace à destination des familles.

C’est une bonne chose de faire un pump track. Si vous allez sur l’internet, vous en verrez de très beaux et très bien aménagés. Par contre, dès qu’il pleut, le nôtre ressemble à un champ de boue dans la gadoue. C’est un peu triste. Je comprends qu’on n’ait pas envie d’investir des mille et des cents dans un projet temporaire tel qu’inscrit dans la convention, mais ce qui m’étonne – et c’est mon deuxième point – c’est la proposition du premier échevin d’asphalter certaines zones du parcours. Le lieu est en pleine terre et on nous propose l’asphaltage du site. Même s’il est partiel, je ne comprends plus la politique de la Ville. On nous a dit que nous étions en état d’urgence climatique et qu’il fallait faire le nécessaire. Il y a quelques minutes, en commission du développement territorial, une des membres de votre propre majorité parlait encore de la problématique des îlots de chaleur à Bruxelles, et vous voulez asphalter à cet endroit ?

En plein été, lorsque nous avions une canicule, vous dénonciez dans de petits visuels le fait que la ville était trop asphaltée, qu’il y avait trop d’espaces minéraux. L’espace que vous projeter d’asphalter pourrait justement être verdurisé. On pourrait y planter des arbres, réaliser une série de choses qui soient valorisantes à destination des familles, et pourquoi pas y installer des infrastructures sportives. 

Je ne comprends pas cette volonté d’asphalter, je trouve cela sidérant et je ne soutiendrai pas ce projet que je considère comme allant à l’encontre du programme de majorité et de ce que je pense. Quand nous avons des zones de pleine terre, nous devons essayer de les préserver et de les valoriser.

M. Wauters.- Sur ce point, je rejoins mon collègue Coomans de Brachène. Quand le pump track a été inauguré avec beaucoup de publicité, le communiqué de Citydev disait : « Installation du premier pump track bruxellois durable qui allie sport, écologie urbaine, etc. », en expliquant que l’ensemble de l’infrastructure sportive est entièrement recyclée et recyclable, et détaillant les matériaux utilisés.

Aujourd’hui, sur une surface d’un peu moins de 1.300 m2, on propose d’asphalter sur à peu près 300 m2, soit un quart de la superficie totale du site dont l’aménagement actuel est provisoire. Je me pose également la question de la cohérence en termes de durabilité. On nous l’a vendu en grandes pompes récemment et maintenant on parle d’un avenant pour un asphaltage du terrain et qu’on devra peut-être retirer. Je ne comprends pas non plus la cohérence de ce projet, et j’espère que M. l’échevin va nous l’expliquer parce qu’il est effectivement difficile à soutenir en l’état.

M. Hellings, échevin.- L’objectif de la Ville et de Citydev est de faire en sorte que sur ce terrain vague situé au milieu de Tivoli, quartier le plus durable du monde – ce dont la Ville et la Région peuvent être fiers – soit construit un pump track. Il s’agit d’une piste sécurisée permettant de faire du vélo, du roller, de la trottinette ou du skateboard sur une piste aménagée à cet effet. C’est donc un endroit particulièrement intéressant pour permettre aux jeunes, et aux enfants en particulier, d’apprendre à faire du vélo dans un endroit sécurisé.

Nous avons fait en sorte de signer une convention avec un opérateur qui anime l’espace. En effet, ce n’est pas tout de créer un espace, il faut également l’animer. Pendant tout le premier déconfinement, cette société a animé ce terrain qui, il est vrai, a été construit rapidement dans un premier temps, avec pour objectif d’offrir un espace sportif aux jeunes qui se déconfinaient pendant l’été. Je constate que le pump track a joué son rôle mais a aussi été construit dans l’urgence et dès qu’il pleut, c’est un peu mouillé.

La surface actuelle est précisément de 1.612 m2. La zone concernée par l’asphaltage ne concerne que 300 m2, soit le parcours du pump track. C’est le cas pour tous les pump tracks du monde, comme en Allemagne, par exemple. J’étais en Bavière cet été et tous les pumps tracks y étaient en asphalte. Ce sont des pistes asphaltées.

À travers cet avenant que nous vous proposons aujourd’hui, nous faisons le travail qui aurait dû être fait d’emblée, mais nous voulions ouvrir rapidement pour permettre aux jeunes de Tivoli et d’ailleurs d’y avoir accès pendant le déconfinement. L’asphaltage concerne donc une portion congrue, réduite, de l’espace vert qui le restera. Nous n’allons donc pas asphalter les 1.600 m2 et ce projet n’est évidemment pas contraire aux objectifs climatiques que la Région et la Ville se sont fixés, que du contraire. Offrir de tels espaces, qui du temps de M. Coomans étaient laissés à l’abandon, c’est justement permettre aux jeunes de faire du sport et de valoriser un espace qui n’était pas utilisé.

M. Coomans de Brachène.- Je ne peux pas adhérer à ces explications. Il y a une part de populisme dans le chef de M. Hellings, notamment quand il dit : « Du temps de M. Coomans, c’était laissé à l’abandon. » Je vous signale qu’à cette époque, c’était une zone de travaux dans le cadre d’un chantier qui était en cours.

Et lorsque M. Hellings s’empresse de nous parler d’urgence climatique en nous disant que cet endroit sera vert et verdoyant, je me demande s’il a été voir ce pump track, parce que je ne vois nulle part sur ce terrain rien de vert ou verdoyant, si ce n’est peut-être quelques plantes qui ont poussé par hasard entre les voitures. M. Hellings montre la façon dont il espère l’aménager et pas la situation réelle et actuelle du site. Il nous explique que Tivoli est la zone la plus verte du monde, mais à ma connaissance Ecolo n’est pas à la base de tout cela.

J’ai voulu être constructif quand j’évoquais le fait que nous n’avions pas pu trouver d’accord avec Citydev. Je me serais réjoui avec vous et vous aurais félicité si vous aviez pu me dire qu’au-delà de cet accord temporaire nous avons pu pérenniser cet espace et en faire un véritable espace vert, comme nous le demandons. Nous en manquons cruellement dans cette zone. Nous n’avons pas attendu Ecolo pour plaider depuis longtemps pour des espaces verts dans ce quartier populaire de Laeken qui en a grand besoin – je le redis !

Je demande de la cohérence. Vous parlez d’urgence climatique et vous avez raison. Vous parlez de durabilité, mais où est-elle dans ce dossier ? On ne va pas faire une fondation, on construit un pump track en attendant, certes sur 300 m2, mais de quoi est fait l’asphalte ? De produits issus du pétrole ! Cela n’est pas cohérent avec votre discours sur l’urgence climatique.

Il y a de belles alternatives et vous pouvez les trouver. Je vous encourage à aller visiter le Salon de l’espace public. Il existe des structures en matériaux durables et recyclables qui permettent de drainer l’eau. Ils ont déjà été utilisés sur de nombreux espaces verts, y compris à Bruxelles. Demandez à M. El Ktibi qui les utilise depuis longtemps. Ces matériaux permettent de conserver la durabilité des terrains. Je demande simplement que vous puissiez étudier la question afin d’éviter l’asphaltage.

Je m’étonne d’entendre dire que cela a toujours été fait ainsi dans le monde : c’est un peu comme si vous nous parliez d’une station-service. Nous pouvons peut-être évoluer et faire mieux. L’aménagement est temporaire et il serait bon d’éviter de polluer un sol qu’on espère un jour transformer en parc, c’est mon souhait, et d’être plus cohérent avec les objectifs climatiques que vous vous êtes fixés. Je ne suivrai donc pas votre avis et nous nous opposerons, avec mon parti politique, à ce point. Cela va dans le sens inverse de l’Histoire.

M. Wauters.- Que dire après la réponse de M. Hellings ? Je parlais du contraste entre les effets d’annonce relatifs à l’ouverture du pump track, qui a effectivement servi à la sortie du premier confinement, je le reconnais, et un asphaltage qui serait nécessaire.

Quand on nous l’a vendu, avec des effets d’annonces et des conférences de presse, le discours portait sur la durabilité. Je cite : « Composé de gravats, terre et sable pour les fondations, de plastique recyclé pour les pumps, d’éléments en bois pour les virages, etc. » Et aujourd’hui, vous dites que nous avons toujours eu besoin d’asphalte pour le réaliser. Je trouve cela incohérent en termes de durabilité, voire presque loufoque. Le fait que ce soit un échevin Ecolo qui nous le vende rend ce projet encore moins crédible.

En conséquence, nous ne soutiendrons pas non plus ce point. En tant qu’habitant de Laeken, comme d’autres échevins à la Ville de Bruxelles, je sais que les espaces verts sont une denrée très rare. Dire qu’il ne s’agit que de 300 m2 sur 1.600 est un argument qui ne tient pas la route. Si on voulait être cohérent en termes de durabilité, il faudrait faire preuve de créativité, aller voir ailleurs ce qui se fait et imaginer que cette piste de pump track puisse être construite avec un matériau plus durable et, sur ce point, je rejoins M. Coomans : ce n’est pas cohérent !

5 OCTOBRE 2020 - Dossier de M. Zian concernant la rénovation douce des Marolles

M. Wauters.- J’aimerais me faire le porte-parole d’un quartier où je vis, les Marolles. Je vois que le Conseil communal s’apprête à voter aujourd’hui un budget d’un peu plus de 1 million d’euros pour lancer un projet de la Régie foncière visant la démolition et la reconstruction de logements rue des Renards. On avait déjà parlé de ce dossier, dont j’ai revu les éléments afin de mieux comprendre les craintes et revendications des habitants et commerçants du quartier. La Régie les avait déjà rencontrés en juin 2019 et avait visiblement contourné les questions qui portaient sur l’option d’une rénovation légère. En octobre 2019, les habitants et les personnes qui ont participé à ces discussions étaient surpris de constater que les points concernant la rénovation douce n’étaient pas actés dans les PV de ces réunions. Donc, face à l’absence de suivi, une trentaine d’habitants et commerçants vous ont écrit – ainsi qu’au Collège, au Bourgmestre, à MM. Maingain et Pinxteren – en plaidant une nouvelle fois pour cette rénovation légère et en joignant un avis d’expert qui confirmait la possibilité de ce scénario.

Je pose ces questions, monsieur Zian, car la situation est assez complexe dans les Marolles, notamment du fait que les travaux s’enchaînent dans le cadre du contrat de quartier. L’année passée, c’est toute la rue Haute qui a été impactée, même si M. Maingain avait alors essayé de faire en sorte qu’elle reste accessible. Cela fait des mois que ce quartier souffre et, depuis la crise sanitaire, la situation est devenue catastrophique puisque le cœur même du quartier, le marché aux puces, a été affecté également, ayant d’abord été fermé puis rouvert. Je comprends qu’il s’agit de circonstances exceptionnelles, mais aujourd’hui les problèmes s’accumulent, d’où mon intervention.

En mars 2020, une nouvelle réunion proposée par M. Maingain pour donner suite à ces questions a dû être annulée pour cause de confinement sanitaire. Aujourd’hui, le quartier voit donc avec émoi et étonnement ressurgir ce même point relatif à cette démolition-reconstruction.

Ce projet est-il modifié ou bien demeure-t-il tel qu’il avait été initialement présenté aux habitants et pour le moins mal accueilli ? Avez-vous évalué les conséquences en termes de nuisance de ce chantier pour la rue des Renards, une rue historique, étroite et commerçante, et un lien essentiel entre la rue Haute et la place du Jeu de Balle ?

Rappellons qu’il y a quelques années, c’est l’aménagement du centre Bruegel qui avait très longtemps bloqué la rue. Cette accumulation de chantiers exaspère les habitants et commerçants voisins. Qu’en est-il également de la prise en compte des effets sociaux et économiques de ce projet ? En filigrane – et j’ai cité 3 échevins : vous-même, M. Maingain et M. Pinxteren pour la participation citoyenne –, nous sommes face à un Collège et une majorité qui se veulent progressistes et qui, comme nous, défendent la participation citoyenne, la co- construction et le dialogue entre les citoyens et la Ville. Mais qu’en est-il aujourd’hui de cette culture participative, cette transparence et ce dialogue ? Je serais très intéressé d’entendre vos réponses ici, en public, parce qu’elles sont attendues par les habitants et commerçants des Marolles qui sont très inquiets par rapport à ce projet. 

Mme Dhont.- Nous avons également reçu et entendu ce message des habitants et commerçants de la petite rue des Renards, qui sont effectivement très préoccupés par ce nouveau projet de chantier. Eux optent clairement pour une rénovation plutôt qu’une démolition-reconstruction.

M. Zian, échevin.- Ayant hérité de ce dossier lors de ma prise de fonction en juin 2019, je m’y suis directement attelé avec l’aide du Collège. Je vous répondrai point par point.

D’abord, comme l’ensemble du Collège, j’ai également été sensibilisé par le courrier de certains habitants et commerçants du quartier de la rue des Renards. Comme pour un certain nombre de dossiers dits « polémiques », on tend souvent facilement à critiquer les autorités publiques, en soulignant le temps perdu et leur responsabilité dans l’état de la situation. Je ne vais pas mesurer ici le niveau de responsabilité que porte la Ville pour ne pas avoir pu agir beaucoup plus tôt, mais lorsque l’autorité agit et qu’elle le fait avec circonspection, concertation et après un certain laps de temps – ce dossier existe en effet depuis plusieurs années et nous sommes face à un nouveau blocage, mais je reste pour autant ouvert au dialogue –, elle doit à un moment donné prendre des décisions, et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a été institutée. 

Si vous le permettez, je vais faire rapidement le rétroacte de ce dossier afin de répondre précisément à M. Wauters et Mme Dhont. Dans le cadre de ce projet, la rénovation légère a été étudiée mais elle ne permet pas de répondre aux différentes normes, y compris acoustiques, ni au règlement régional d’urbanisme, aux règles de performance énergétique des bâtiments ou autres normes des pompiers. Dès lors, en vue de répondre à ces objectifs qui sont impératifs et incontournables, mais également aux besoins en termes de confort et de sécurité, seules les rénovations lourdes et les nouvelles constructions ont été retenues. 

Du point de vue de la stabilité, il a été constaté que le bâtiment présente actuellement d’importants désordres au niveau des planchers et la façade striée de fissures témoigne d’un affouillement. De plus, l’humidité présente dans le bâtiment nécessitera le remplacement d’éléments structurels. Il faut prévoir au minimum de renouveler les planchers, la toiture, une dalle de sol et la reprise en sous-œuvre, c’est-à-dire directement dans les fondations.

En outre, le choix de conserver la maison avant (qui ne sera pas démolie) et de reconstruire les annexes arrières – c’est donc là qu’il s’agit de démolition- reconstruction – a été motivé notamment par l’analyse réalisée par la cellule du patrimoine historique de Bruxelles qui fait état d’un intérêt patrimonial certain de cette maison d’origine très ancienne et préservée, contrairement aux annexes qui ont subi des transformations successives. Cette validation en termes de patrimoine a effectivement permis d’ouvrir une réflexion sur le développement de l’intérieur d’îlot et d’augmenter sa qualité architecturale.

En plus des ambitions énergétiques soutenues par la Ville, la nouvelle implantation permet d’ouvrir, par la compacité de la nouvelle volumétrie, la cour actuellement trop étroite et peu ensoleillée. Nous pensons de même que la vie en collectivité, si importante dans le quartier, sera améliorée dans le cadre de la reconfiguration des lieux. En effet, en réorganisant les volumes mitoyens, nous agrandissons la cour commune physiquement et visuellement en l’alliant au jardin privé distinct, lui offrant ainsi plus d’ensoleillement.

Le projet maintient les relations entre les habitants par de l’interconnectivité entre les espaces privés et collectifs, de l’escalier extérieur aux espaces extérieurs privatifs en jonction avec la cour. Nous pensons que cette réorganisation des volumes sera également profitable pour les voisins qui bénéficieront de plus de luminosité, les gabarits s’adaptant aux mitoyens existants.

Une rénovation lourde de la partie arrière demanderait de tels travaux qu’elle dénaturerait complètement la construction et engendrerait autant, voire plus, de nuisances qu’une nouvelle construction aux implications contrôlées, sans apporter le confort qu’on est en droit d’attendre d’une rénovation actuelle. Comme le démontre le développement sur la stabilité, l’écart entre une rénovation lourde et une reconstruction est, dans le cas actuel, minime. Dès lors, les choix conceptuels d’un projet sont une succession multiple de questionnements, d’essais, d’études, d’invalidations et de validations, qui amènent à une proposition globale et cohérente au regard de tous les aspects liés à l’architecture, à l’urbanisme et aux besoins des habitants.

Concernant les travaux proprement dit, la Régie a étudié différents systèmes constructifs en relation avec les installations de chantier qui y sont liées afin de limiter l’impact en voirie. La solution préconisée est celle d’une construction traditionnelle à base de maçonnerie et planchers en bois permettant d’acheminer des petits éléments en intérieur d’îlot. Ceci pour éviter l’encombrement de la rue qui est fort étroite et organiser un lieu de stockage sur site. 

Nous avons bien conscience des enjeux liés aux activités commerciales et je confirme que nous évaluons, dans le cahier spécial des charges soumis à l’entrepreneur, l’aspect lié aux délais et aux incidences de chantier. Dès que l’entreprise sera désignée, sur la base des critères prescrits dans le cahier des charges, une réunion sera organisée avec les riverains pour exposer la proposition d’organisation de chantier. Les locataires qui sont encore présents sur le site seront bien évidemment prioritaires dans les nouvelles attributions de biens administrés par la Régie.

La caractéristique du point que nous vous présentons aujourd’hui, est celle du lancement d’un marché par appel d’offres et non par adjudication, ce qui nous permet un dialogue constant avec l’entrepreneur de façon à pouvoir éventuellement modifier ou ajuster un certain nombre de décisions qui auront été prises en concertation avec les riverains et les commerçants. 

Il y a un intérêt patrimonial évident à classer la partie avant qui est néanmoins conservée. En conformité avec le règlement régional d’urbanisme, un certain nombre de normes doivent être observées, notamment en ce qui concerne la taille des pièces et le nombre de chambres. Le bâtiment est entièrement passif et l’usage des matériaux de construction appropriés sera privilégié dans la mesure du possible. 

Nous avons tenu compte des demandes de tous les habitants. L’option de la rénovation lourde n’est pas retenue parce que les travaux qu’il y a à faire n’apportent aucune pertinence à cette option, et nous maintenons grâce à l’appel d’offres un dialogue constant avec les habitants et les commerçants de façon à pouvoir rectifier, le cas échéant, l’organisation du chantier.

M. Wauters.- Comme je l’ai dit d’entrée de jeu, ce que je voulais mettre en évidence et qui apparaît en filigrane de tout cela est justement le manque de dialogue. Les éléments que vous citez et sur lesquels certains experts auraient peut-être un avis divergent, notamment en ce qui concerne la façade avant, le gabarit et le caractère historique de cette rue, sont pour moi très importants. 

Mais pourquoi n’y a-t-il pas eu cette réunion, au moins par vidéoconférence, qui aurait permis d’éviter ce stress aux citoyens du lieu qui ont déjà beaucoup souffert et craignent que ce chantier puisse durer des années, encombrer le quartier et l’empêcher de vivre ? Vous nous donnez pourtant des éléments de réponses qui sont de nature, je l’espère, à les rassurer, entre autres sur la possibilité de garder un dialogue constant pour éventuellement modifier des choses et sur la priorité accordée aux locataires de la Régie.

Est-ce que les locataires actuels pourront revenir dans la maison une fois les travaux finis ? C’est important également de savoir que l’avant de la maison est conservé. Je peux évidemment entendre les normes impératives de logement mais franchement, c’est parce que je pose la question que vous m’informez de ces éléments. Je dis cela parce que c’était le fil conducteur de votre politique pour les 6 ans, à savoir la co-construction, la transparence et le dialogue avec les citoyens. Or, si vous-même, ainsi que les co-responsables de ce dossier, en aviez discutés avec les habitants, nous ne serions pas dans cette situation malheureuse et emblématique quant au manque de dialogue. C’est un simple constat, je ne demande pas de réponse.

M. Zian, échevin.- Je suis content que vous notiez les éléments qualitatifs du projet qui sont extrêmement pertinents pour la rénovation de ce quartier. Je pense que l’esprit marollien veut conserver cette tradition qui englobe des liens de solidarité très forts, et cette façon d’envisager la ville. Il ne s’agit pas, bien entendu, de détruire cela. Il faut préserver cette âme marollienne, mais comme je vous l’ai dit en préambule de mon intervention, on a suffisamment reproché à la Ville de ne pas agir ou d’agir trop tard.

Lorsqu’une décision est prise au niveau du Collège, elle s’appuie sur des arguments solides – même s’il y aura toujours des experts pour donner des avis différents. Nous avons fait le choix d’une intervention qui ait le moins d’impact possible sur les habitants et les commerces et sommes conscients de la difficulté qu’ils connaissent actuellement pour maintenir la tête hors de l’eau. 

Les locataires seront effectivement prioritaires pour réintégrer leur logement dans les meilleures conditions financières possibles, je m’en assurerai. La Régie adapte ses loyers en fonction des investissements qui auront lieu. Je veillerai également à ce que ce retour se fasse de façon la plus naturelle possible. Et en matière de concertation, je tordrais la vérité en omettant de mentionner tout le travail accompli par M. Maingain auprès les commerçants avant que je sois intervenu dans le cadre de ce projet.

20 AVRIL 2020 - Dossier de Mme l’échevine Persoons concernant le marché public de la ZIR4

M. Wauters.- Ce marché public concerne la ZIR 4. Ce point est soumis pour information. Cela signifie-t-il que la décision a été prise par le Collège et que le Conseil ne doit pas accorder son approbation ?

Allez-vous définir un schéma directeur définitif en même temps, avant ou après la concertation avec les habitants ?

Sur ce dossier, nous avons l’impression que vous travaillez avec vos services en vase clos alors que nous vous avions à l’époque interpellée sur l’aspect participatif du processus.

M. Coomans de Brachène.- Un tel processus participatif a déjà eu lieu sous la précédente législature. Plusieurs réunions avaient été organisées avec un panel citoyen. Il serait dommage d’oublier tout ce qui a été fait pour repartir de zéro.

Mme Persoons, échevine.- Le point qui vous est soumis vise la désignation d’un bureau pour l’étude d’incidences environnementales. Il est exact que plusieurs étapes de la procédure ont déjà été finalisées. Notre but n’est pas de partir d’une page blanche. Nous souhaiterions organiser un atelier participative pour l’étude d’incidences environnementales et publier sur internet l’évolution du processus pour que les Heembeekois connaissent l’état d’avancement du projet.

M. Wauters.- Ce qui intéresse les habitants de Neder-over-Heembeek, c’est le calendrier. La ZIR 4 est la porte d’entrée de Neder-over-Heembeek. L’information est une chose, mais la concertation citoyenne en est une autre, au moins aussi importante. Il serait bon de connaître le timing du marché public qui est proposé.

Mme Persoons, échevine.- Nous souhaitons désigner un bureau d’études le plus rapidement possible. Nous avons perdu beaucoup de temps, car aucun n’a répondu à notre premier appel au marché. Une fois désigné, ce bureau aura trois mois pour réaliser l’étude d’incidences environnementales.

Toutes les phases consultatives ont eu lieu à l’époque de M. Coomans de Brachène, mais la Région exige désormais un rapport d’incidences environnementales. Plusieurs options alternatives ressortiront de ladite étude et nous les intégrerons dans nos propositions relatives au projet de ZIR 4. Nous reviendrons devant le Conseil pour en discuter.

M. Coomans de Brachène.- Je félicite Mme Persoons. Elle réussit la gageure qui consiste à faire de la politique lorsqu’on a des enfants…

(Sourires)

Nous suivrons ce dossier avec beaucoup d’attention. Je me réjouis que vous ayez tenu compte de ce qui a déjà été fait. Les habitants étaient heureux d’être associés à ce projet dans un processus participatif, lequel doit encore être renforcé.

 

20 MARS 2020 - Question orale de M. Wauters concernant la modification de l'emplacement de la Foire du Midi à l’été 2020

M. Wauters.- La Foire du Midi est une référence à Bruxelles depuis de très longues années. Avec des attractions pour petits et grands, elle propose des divertissements pour les personnes de toute la Région bruxelloise et bien au-delà. Tous les jours, du 18 juillet au 23 août 2020, des centaines d’attractions seront proposées le long du boulevard du Midi et du boulevard de l’Abattoir.

Au milieu de l’année passée, on a pourtant entendu l’information selon laquelle la Foire du Midi allait devoir déménager à hauteur du Heysel, cela en raison des travaux prévus pour la station de métro Toots Thielemans. À cause de ces travaux qui couperaient la foire en deux, celle-ci devrait déménager et certaines grandes attractions risquaient d’être compromises. Un scénario dans lequel la foire se déplacerait vers le canal avait été rejeté, car un peu plus loin, en direction de la porte de Ninove, des arbres empêcheraient l’implantation des attractions.

La semaine passée, cependant, les riverains ont appris que la foire se déplacerait tout de même vers la porte de Ninove et ne déménagerait donc pas, comme cela avait été initialement indiqué. Les comités de quartier déclarent ne pas avoir été impliqués dans cette décision. Pourtant, les nuisances (sonores) sont ici beaucoup plus importantes pour le quartier.

Pouvez-vous à nouveau nous expliquer comment vous êtes arrivés à cette décision ? Sur la base de quels arguments avez-vous opté pour la relocalisation de la foire vers la porte de Ninove ?

Un citoyen affecté par ces changements a envoyé un courriel et n’a pas reçu de réponse du Collège alors que l’échevin compétent s’était fait fort de consulter toutes les parties prenantes. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de concertation avec les riverains ?

Quels acteurs du quartier avez-vous contactés ?

Au début de la législature, le Collège avait dit miser énormément sur la participation des citoyens. Comment considérez-vous l’approche top-down dans un dossier comme celui-ci où la tranquillité des riverains peut être malmenée pendant plus d’un mois ?

Quand prévoyez-vous un moment pour évaluer l’emplacement actuel de la Foire du Midi avec les habitants du quartier ?

Y a-t-il également eu des contacts avec les autorités communales d’Anderlecht et de Molenbeek, sachant que ces communes nous sont frontalières, respectivement à la porte d’Anderlecht et à la porte de Ninove ?

Les comités de quartier et les habitants des quartiers voisins densément peuplés et plutôt défavorisés socialement réclament depuis des années plus d’espaces publics verts et de qualité. Ils ont mis en avant la berne centrale comme endroit idéal pour un parc linéaire entre la chaussée de Ninove et la porte de Hal. La Région approuve cette idée et a même prévu un budget pour cette réalisation. Êtes-vous au courant de ce projet ? Quel est votre position à cet égard ? Dans quelle mesure est-ce compatible avec la présence de la foire ?

Contrôlerez-vous le respect des normes de bruit et des heures d’ouverture autorisées pendant la Foire du Midi, avec des amendes effectives et la fermeture possible des stands plutôt que des avertissements ?

Quelles mesures avez-vous prises pour réduire la pression en termes de stationnement ? Vers où les visiteurs automobilistes de la foire seront-ils guidés pour garer leur voiture ?

Pouvez-vous fournir un plan de planification avec les principales attractions qui doivent être déplacées ?

Pouvez-vous ainsi garantir qu’aucun arbre ne sera abattu ?

Au moins un comité de quartier a déjà annoncé qu’il envisageait une action en justice. Quel délai prévoyez-vous pour contacter les comités de quartier afin d’éviter ce type d’escalade ?

M. le Bourgmestre.- Donc, le cdH propose le déménagement de la Foire du Midi vers le Heysel? Quelle est sa position ?

M. Wauters.- Je pose une question après avoir été interpellé par des riverains.

M. Maingain, échevin.- Comme vous le mentionnez, la construction de la station de métro Toots Thielemans touche fortement la vie de ce quartier, tant dans le quotidien de ses riverains que dans sa vie économique, avec un impact sur les commerçants, mais également sur l’implantation de la Foire du Midi.

Concrètement, ce sont 22 métiers dont l’emplacement est supprimé par les travaux prévus au square de l’Europe sur le boulevard du Midi, dont certains parmi les plus grands et attractifs de la foire.

La Ville est consciente que les événements dans les espaces publics ont toujours un impact sur la vie et l’habitabilité d’un quartier. La foire ne fait pas exception. Quel que soit l’événement, quelle que soit sa localisation, dans ce cas-ci la foire, nous devons trouver le point d’équilibre entre une Ville qui vit par ses événements et le maintien de la vie en Ville. Conscient de l’impact de ce type de grands événements sur la vie d’un quartier, je n’ai pas attendu les travaux pour m’atteler à diminuer drastiquement les nuisances observées durant la foire.

En effet, depuis mon entrée en fonction comme échevin, de nombreuses mesures d’accompagnement ont été mises en place en collaboration avec les forains :

– amélioration de la gestion du bruit à l’aide de sonomètres disposés aux endroits stratégiques;

– tri spécifique des cartons, ramassés 6 jours par semaine ;

– mise en place de la réglementation du plastique à usage unique, avec une grande action de sensibilisation sur le terrain, afin de trouver et mettre en place des solutions alternatives avec les forains.

L’année passée, nous avons ainsi mis en place, avec le service juridique et le cabinet du Bourgmestre, une procédure accélérée pour pouvoir fermer un manège en cas de dépassement des seuils de bruit. Cette procédure a été appliquée pour un établissement horeca situé sur le trottoir en face de la foire, qui plaçait un dispositive sonore à l’extérieur. Ce ne sont pas toujours les forains qui sont les sources des nuisances.

Deux contrôles ont été organisés avec la Région en 2019, en plus des sonomètres placés chez les forains les plus bruyants, mais aucun avertissement de la Ville ni procès-verbal de la Région n’ont été adressés, contrairement à l’année 2018. Cela indique que grâce à nos mesures, les forains ont été moins bruyants lors de la dernière édition.

Nous continuons par ailleurs à réfléchir aux solutions les plus harmonieuses pour que l’habitabilité du quartier se marie avec l’implantation de la foire, et cette réflexion doit être menée en dialogue avec toutes les parties prenantes (riverains, forains, services publics…).

Je rencontrerai prochainement le comité de quartier Porte d’Anderlecht, Green Connections ainsi que des riverains qui m’ont interpellé à ce sujet pour parler de l’implantation de la foire et des mesures complémentaires à prendre pour améliorer la qualité de vie des habitants pendant cet événement.

Donc, quel que soit le lieu d’implantation de la foire, nous travaillons à réduire les nuisances

qu’elle peut générer. Car si l’idée d’un déménagement a peut-être été évoquée dans la presse, la volonté de la Ville a toujours été d’étudier prioritairement une solution permettant de maintenir la Foire du Midi sur son site historique, à savoir le boulevard du Midi, comme nous sommes d’ailleurs légalement tenus de le faire. Cette volonté a d’ailleurs été clairement manifestée dans le pacte d’accompagnement du métro Toots Thielemans, cosigné par la Ville de Bruxelles et la Région, qui dispose que dans la mesure du possible, la foire sera maintenue sur le boulevard du Midi, déplaçant prioritairement les manèges situés sur les zones touchées.

Si un maintien partiel n’est plus possible à certains moments du chantier, le déplacement total de la foire vers un autre lieu à définir pourrait être envisagé.

Le pacte dit aussi que la foire reviendra dans tous les cas, à l’issue des travaux, sur le boulevard du Midi. Ce dispositif a été validé par la Ville, dont ce Conseil communal, et par le gouvernement bruxellois (dans lequel votre formation était représentée).

C’est sur cette base que depuis plus d’un an, de nombreux scénarios ont été étudiés sur le plan de la faisabilité technique, avec les forains, la STIB, Bruxelles Mobilité, la police, les services de secours, Sibelga et les autorités communales.

Après cette étude approfondie, notamment en termes de mobilité et sécurité, un seul scénario a pu être retenu, à savoir le prolongement de la foire vers les Arts et Métiers pour y placer les métiers impactés par le chantier Toots Thielemans. Pour l’implantation Arts et Métiers, nous ne disposons pas encore d’un plan d’implantation, lequel est encore en cours de finalisation. Il tiendra compte des contraintes techniques des différents manèges.

Je peux vous assurer qu’aucun arbre ne devra être coupé, car l’idée est de placer les manèges les plus bas sous la couronne des arbres et de reporter les plus hauts manèges à l’extrémité de la berne où aucune arbre n’existe.

Le stationnement sera limité par la foire, mais aussi et surtout par le chantier Toots Thielemans. La STIB a prévu un plan de mobilité pour garantir la circulation. Il est toutefois fortement conseillé de venir à la foire en transport en commun plutôt qu’en voiture.

D’ailleurs, l’étude de fréquentation qui a été menée en 2019 montre qu’une proportion importante de visiteurs proviennent des communes proches (Anderlecht, Molenbeek), et un accès à pied est même possible.

Par ailleurs, vous faisiez état du projet de réaménagement de la Région (contrat de rénovation urbaine Heyvaert-Poincaré). Nous travaillons étroitement avec le cabinet de la ministre Van den Brandt et Bruxelles Mobilité afin que ce projet intègre durablement la Foire du Midi.

Pérenniser la Foire du Midi passe donc aussi par son intégration optimale dans le tissu urbain, et je porte une attention particulière à préserver nos riverains, déjà affectés par le chantier actuel, cela afin qu’ils vivent au mieux la cohabitation.

M. Wauters.- Je vous remercie pour cette réponse constructive de nature à rassurer les riverains.

10 FEVRIER 2020 - Dossiers de M. l’échevin Dhondt concernant le tracé du tram à Neder-Over-Heembeek

M. Wauters.- Nous avons discuté un peu plus tôt, en section réunie, du tracé du tram qui devrait desservir Neder-over-Heembeek. La question du désenclavement de cette zone pour mieux la relier à la ville est abordée depuis de nombreuses années. Il était donc temps de s’y attacher. Il n’y a jamais de tracé parfait, puisque quand un tram passe dans un quartier, il peut toujours poser des problèmes à certains riverains. Mais la démarche de cette section réunie est intéressante, dans la mesure où elle associe la STIB, la Région, la Ville de Bruxelles et les habitants. Nous voulions saluer cette démarche qui a permis une pondération pour essayer d’arriver à un consensus. Cette volonté de mettre en place une participation au sens noble du terme, je l’ai rarement constatée lorsque j’étais actif dans l’associatif. C’est un point positif.

Aujourd’hui, nous allons voter le tracé proposé. Mais la participation citoyenne et la coconstruction vont devoir se poursuivre, puisqu’il va aussi falloir examiner la situation tronçon par tronçon, pour chaque quartier, chaque rue, et négocier, discuter et imaginer ensemble la meilleure façon d’implanter ce tram.

Le projet de tracé peut surprendre, mais il a à nos yeux trois qualités essentielles. Tout d’abord, il passe par les rues de Heembeek et François Vekemans. Il a donc cet avantage de traverser le centre urbain de Neder-over-Heembeek et, d’une certaine manière, de toucher un maximum de monde, ainsi que les entreprises qui fonctionnent sur Neder. C’est un point important. Par ailleurs, le passage du tram pourrait redynamiser la rue François Vekemans, une rue commerçante qui ne se porte pas très bien et en aurait bien besoin.

Rappelons, dans la foulée, qu’il y a plus de dix ans, des projets et des réflexions ont été lancés pour un autre quartier commerçant, la rue Marie-Christine à Laeken.

Pour l’instant, il y a un tram rue Stéphanie, mais la réflexion est à l’arrêt. J’invite la Ville à y revenir, avec la possibilité de remettre un jour ‒ en tout ou en partie, dans un sens ou dans les deux sens ‒ le tram retiré de la rue Marie-Christine il y a 50 ans. Un tram qui passe dans une rue commerçante, c’est aussi un moyen de rapprocher les chalands de l’offre commerciale. Pour nous, c’est très important.

Parallèlement, la réfection de façade à façade est aussi un enjeu essentiel, notamment pour cette rue commerçante qui, avouons-le, ne paie pas de mine. En discutant avec les commerçants et les habitants, nous pourrions lui donner un vrai « look » de quartier commercial. Cela ferait le lien avec le parvis de l’église Saints-Pierre-et-Paul, qui a été réaménagé et pourrait alors s’intégrer dans cette réflexion plus large.

J’invite l’échevin du Commerce, mais aussi M. Dhondt, à lancer dès à présent cette réflexion à long terme.

Nous devons être proactifs et ne pas attendre le début des travaux pour demander aux commerçants comment leur rendre cette période la moins pénible possible. Je laisserai tout à l’heure la parole aux échevins pour expliquer cela, mais il ne faut pas attendre ! Rue Haute, par exemple, les travaux qui ont eu lieu l’année passée ont été relativement bien encadrés, parce que nous étions à l’écoute des commerçants, mais aussi parce que la volonté de la Ville était de ne pas laisser traîner le chantier. Tout à l’heure, en section réunie, la STIB nous expliquait que celui-ci pourrait durer un an. En tant que commerçant, je suis très intéressé par la question de l’accompagnement du commerce. Il ne faudrait pas tuer le commerce, même s’il n’est pas extrêmement florissant. Au contraire, il faut le dynamiser. C’est un enjeu essentiel. Mes collègues ont d’ailleurs posé des questions à ce sujet pendant les sections réunies.

Ensuite, d’aucuns s’étonnent que le tracé épargne l’avenue des Croix de Guerre.

Finalement, c’est une bonne chose, car cette avenue a été complètement redessinée il y a moins de dix ans. J’en profite pour lancer un petit clin d’oeil à Christian Ceux. Ce n’est que justice, mais c’est avec bienveillance ! Détruire quelque chose qui vient d’être correctement fait, c’est un non-sens qui, je l’espère, n’est plus d’actualité.

Tous ces points sont importants, mais il y a aussi la transmission de l’information et, surtout, la participation. La dernière réunion d’information qui a eu lieu à Nederover-Heembeek a réuni près de 200 personnes. De mémoire, je sais que ce n’est pas courant. Donc, je demande ardemment à M. Pinxteren que dans ce long processus, qui devrait aboutir au plus tôt en 2024, on ne dévie pas de cette trajectoire, mais au contraire qu’on la renforce. Ainsi, ce projet sera porté par une majorité, peut-être par l’opposition, et surtout par la population. Sans vouloir revenir sur Neo, trop souvent, dans cette ville, nous créons des clivages. Si ceci pouvait être un exemple de construction intelligente, au sens noble du terme, ce serait parfait. Le tram à Nederover-Heembeek est attendu depuis longtemps et ce sujet mérite notre plus grande attention.

Nous voterons évidemment pour ce tracé.

13 JANVIER 2020 - Dossiers de Mme l’échevine Persoons concernant l’oeuvre d’art sur le Boulevard Pacheco “Le Container”

M. Wauters.- Le Container est sur place depuis longtemps. La Ville le rachète à un prix élevé, alors qu’elle n’a pas toujours l’occasion d’entretenir d’autres choses.

M. Coomans de Brachène.- De qui se moque-t-on? En 2013, une exposition temporaire fut organisée dans le centre-ville sur le terrain de la Jonction. L’œuvre dont question fut amplement contestée. Un article de presse la classait d’ailleurs parmi les dix œuvres d’art les plus laides de Bruxelles.

Je découvre sur la page de Mme Persoons que la Ville de Bruxelles a acheté le Container de Luc Deleu. La moindre des choses eût été d’attendre que la décision soit approuvée par le Conseil communal, ne fût-ce que par respect pour les Conseillers de votre majorité.

Je rappelle que le Container a été refusé par le Comité d’art urbain, raison pour laquelle le Collège avait décidé de ne pas introduire de permis d’urbanisme.

(Rumeurs)

La raison en était «une absence d’intégration dans son environnement urbain». Le precedent Collège avait décidé de laisser l’œuvre en place tant qu’un projet d’ensemble pour le boulevard Pacheco n’aurait pas été élaboré. Ce projet, nous l’attendons toujours. Pour l’instant, ce boulevard est plus laid que jamais. Et on y ajoute ce «brol»!

En 2014, on avait proposé à l’artiste 12.000 ou 15.000€ maximum pour le rachat de son œuvre. Aujourd’hui, nous sommes passés à 70.000€. Vous avez très mal négocié.

Cette œuvre a été placée là par hasard et par défaut. Le boulevard méritait autre chose, une véritable entrée de ville, un élément agréable. Pourquoi ne pas placer ce conteneur près du canal, où il aurait du sens?

Sous la législature précédente, le Collège a refusé que je régularise une autre œuvre d’art, connue et reconnue des Bruxellois, à savoir Het Zinneke, pour lequel il n’existe toujours pas de permis d’urbanisme.

(Rumeurs)

Mme Persoons, échevine.- Vous dites n’importe quoi. Vous avez le droit de ne pas aimer cette œuvre, mais il ne faut pas réécrire l’histoire. Le Container a été installé de manière provisoire, initialement pour une exposition coorganisée par Recyclart et le bouwmeester dans le cadre d’une réflexion sur l’avenir de la jonction Nord-Midi, entre 2011 et 2013. À l’époque, des accords verbaux entre la Ville de Bruxelles et l’ancienne galerie de l’artiste précisaient que l’œuvre était cédée à titre gratuit, mais rien n’était couché sur papier. Depuis lors, plusieurs demandes ont été introduites pour donner un statut à cette œuvre. Vous les avez toutes refusées.

Le bouwmeester de l’époque, Olivier Bastin, avait demandé au Comité d’art urbain, en 2013, de donner un statut à cette œuvre dans l’espace public. Le Comité d’art urbain n’avait pas refusé. Il avait proposé de maintenir l’œuvre pendant deux ans et d’en discuter ensuite, sur la base de l’évolution du boulevard Pacheco. Vous aviez proposé de l’installer près du canal, ce qui était critiqué par tout le monde, car l’œuvre avait sa place à l’endroit où elle était installée.

En 2015, Recyclart a adressé un courriel à votre cabinet demandant d’acquérir l’œuvre. Cette demande est restée sans suite. En Comité d’art urbain du 18 janvier 2017, le dossier a été à nouveau abordé, car l’ancienne échevine des travaux de voirie avait réaménagé le rond-point sur lequel se trouve l’œuvre en question. Ce faisant, elle avait rehaussé le rond-point et planté des herbes hautes qui dénaturaient l’œuvre.  L’artiste s’en est plaint auprès de Mme Ampe.

(Remarque de Mme Ampe)

En 2017, tous les membres du Comité d’art urbain se sont déclarés en faveur de l’acquisition de l’œuvre. Aucune suite…

En 2018, l’artiste nous a demandé ce que nous comptions faire de son œuvre, car la ville d’Anvers voulait l’acquérir. La Ville de Bruxelles a indiqué qu’elle voulait la conserver. Nous avons négocié avec l’artiste et obtenu le prix que vous avez indiqué.

Luc Deleu est un artiste urbaniste et architecte reconnu. L’acquisition d’une de ses œuvres par la Ville est une plus-value totale. C’est une œuvre importante pour la Ville. Elle s’inscrit dans l’histoire de l’art public de la Ville de Bruxelles et se situe dans un endroit de jonction entre le haut et le bas de la ville. C’est un point d’attention de notre vision du développement urbanistique, à savoir relier le haut et le bas de la ville. C’est aussi un exemple de bonne collaboration entre les associations culturelles bruxelloises comme Recyclart et les organisations publiques. Nous collaborons étroitement avec le Comité d’art urbain, dont les membres ont toujours été unanimes quant à la valeur de cette œuvre. Son emplacement est idéal. Il a été choisi dans le cadre de notre réflexion sur la jonction.

Pour les années à venir, nous préparons une nouvelle vision du boulevard Pacheco. Dans le cadre de ce réaménagement, l’œuvre sera réinstallée sur ledit boulevard. Les plantes présentes sur le socle seront enlevées afin que l’on puisse à nouveau voir la pointe sur laquelle repose le conteneur.

Je comprends que vous n’aimiez pas cette œuvre, mais nous écoutons les experts du Comité d’art urbain qui est unanime quant à sa valeur, comme l’est le Collège.

M. Wauters.- J’entends que le Comité d’art urbain a rendu un avis unanime. Cette œuvre défie les lois de la pesanteur, ce qui est intéressant en soi. Il y a quelques années, elle me choquait. Aujourd’hui, elle fait partie du paysage et elle interpelle.

Selon moi, le montant de 70.000€ est considérable. Par ailleurs, d’autres œuvres d’art nécessitent d’être entretenues, comme le Gaston Lagaffe. Il serait bon que l’on dégage aussi des moyens pour entretenir des œuvres présentes sur notre territoire.

M. Coomans de Brachène.- Je rappelle que je n’étais pas membre du Comité d’art urbain. J’ai laissé un membre de mon cabinet et d’autres institutions culturelles y participer. À l’époque, le comité avait clairement dit que cette œuvre manquait d’intégration dans son environnement urbain. Le 4 juillet 2013, la presse relayait les propos d’Henri Simons selon lequel «une telle pièce pourrait avoir sa place au port de Bruxelles, par exemple».

J’avais même plaidé pour que l’œuvre de Constantin Meunier, le Monument au travail, réintègre le centre-ville. Elle se trouve dans un endroit extrêmement triste, entourée de barrières, où elle est fort peu visible et certainement pas mise en valeur.

J’espère que ce débat aidera à valider la statue du chien Het Zinneke. Ce serait un bon signal envoyé aux Bruxellois.

Mme Persoons, échevine.- Je rappelle que les réunions du Comité d’art urbain donnent lieu à des rapports qu’il suffit de consulter.

16 DECEMBRE 2019 - Question de Mme Barzin concernant la position du Collège sur le dossier de demande de permis d'urbanisme pour le projet Hop à Laeken (Donderberg) suite à la commission de concertation qui a eu lieu et à la suspension du permis précédent par le Conseil d'État Question jointe de M. Wauters

Mme Barzin.- Ce 4 décembre se tenait la commission de concertation relative à la demande de permis d’urbanisme pour le projet HOP à Laeken. Le permis en avait été précédemment suspendu par le Conseil d’État. Ce projet avait été approuvé par le Collège à la toute fin de la mandature 2006-2012. Plusieurs inquiétudes fortes sont mises en avant. En termes de densité, le projet ne comporte pas qu’une école maternelle, comme inscrit dans votre accord de majorité pour ce site du Donderberg, mais une école fondamentale. En tout, cela représente 700 élèves, 50 logements, 120 places de parking et même un centre sportif. Le quartier compte déjà trois écoles. À part pour les places d’accueil, de quels éléments tangibles disposez-vous pour proposer une école d’une telle ampleur ?

Quelle demande concrète des professionnels de l’enseignement, notamment des trois écoles voisines, vous est faite ? Le projet Neo qui verra le jour à quelques encablures comportera lui-même près de 600 logements et un centre sportif. Quelle est l’explication objective de tels projets redondants ?

La perméabilité du terrain pose également de graves questions, alors que le quartier est soumis au risque de fortes inondations.

Quels référents objectifs vous permettent-ils d’assurer la perméabilité des sols avec un projet d’une telle densité ?

L’année passée, nous évoquions la nécessité de préserver des espaces verts pour un équilibre des quartiers que recherche une classe moyenne contributive et qui est au cœur d’une oxygénation nécessaire des centres urbains. Cette nécessité d’un équilibre doit faire l’objet d’une réflexion préalable avant toute urbanisation accrue dans le quartier.

Quel est, en termes de lieux et de surfaces, votre objectif réel en matière de préservation des espaces verts alors que l’on observe de nouveaux projets un peu partout ?

Quelle est la réelle ambition écologique et environnementale du Collège ?

En termes de mobilité, parmi les craintes formulées notamment par les riverains, votre Collège, en particulier l’échevin de la Régie foncière, estime que la mobilité ne sera pas un problème. Le fait est que si 700 enfants doivent arriver tôt le matin par un seul chemin, vu la configuration du quartier, cela engendrera un surplus de congestion.

De quelles expertises extérieures disposez-vous pour l’estimation du trafic eu égard à la situation préexistante ?

L’espace vert avait été mis à la disposition de la Donation royale à la condition d’en faire un village pour enfants. Vu ce qui précède, qu’en est-il de la conformité du projet porté par votre Collège par rapport à cette condition ?

En matière d’alternative, avez-vous envisagé de vous limiter à un accueil et d’ouvrir simplement l’espace vert du Donderberg aux Bruxellois. Tous en profiteraient et vous en seraient reconnaissants.

Enfin, je souhaite insister sur le caractère participatif tant souligné par le Collège : 361 avis ont été remis lors de la commission de concertation, dont une pétition de 140 signatures. Allez-vous y répondre ?

M. Wauters.- On demande aux citoyens de s’investir, d’être des citoyens responsables, de prendre leur ville à bras-le-corps. Et quand ils le font, on ne les écoute pas. J’ai rarement vu une commission de concertation à laquelle participait tant de monde, sauf peut-être la commission de concertation relative à l’avenue du Port. Je n’ai absolument pas ressenti d’esprit NIMBY dans la démarche citoyenne à laquelle j’ai assisté. Elle était sérieuse et étayée, et résultait d’un travail extrêmement sérieux. Les arguments avancés étaient de qualité. Ce projet est trop dense. Il pose clairement des problèmes de mobilité dans un quartier qui en connaît déjà au quotidien, et également des problèmes de perméabilité des sols. Tout cela a été clairement démontré par l’association du Donderberg. J’entends que la Ville de Bruxelles s’est abstenue, mais à un moment donné, il faut faire preuve de cohérence. Il faut être à l’écoute, surtout lorsque la réaction citoyenne est raisonnable et raisonnée. La densité de ce projet doit être réduite. Citons également la nécessaire cohérence en termes d’espaces verts tels que le Jardin du fleuriste.

Les riverains ne souhaitent pas la suppression du projet, ils en veulent un autre, avec une densité moindre. Je me joins aux questions posées par Mme Barzin. La Ville doit être cohérente avec son projet urbain, qui se fonde aussi sur la coconstruction. Quand les citoyens se lèvent, il ne faut pas leur demander de se taire ! Si la Ville de Bruxelles s’abstient, elle tape sur la tête de ses citoyens.

Mme Persoons, échevine.- J’étais présente à ladite commission de concertation. Vous venez d’en résumer le contenu. Elle a duré quatre heures. Les habitants, moi-même, les représentants de l’administration communale, d’urban.brussels et de Bruxelles Environnement avons pris note des remarques formulées. Nous avons reçu 371 réactions écrites à l’enquête publique. Une pétition en faveur du projet a recueilli 142 signatures. J’ai remis à mes homologues du Collège un résumé de la réunion. Il s’agit d’un permis demandé par la Régie et l’Instruction publique. Quand la Région doit délivrer un permis pour un dossier introduit par une instance de la Ville, nous nous abstenons d’office, par souci de cohérence. Nous attendons la réaction de la Région aux remarques des habitants. La commission de concertation dispose d’un délai de 60 jours après la clôture de l’enquête publique pour s’exprimer. La date limite pour la remise de son avis est le 22 janvier 2020. C’est au terme de ce délai que le fonctionnaire délégué octroiera le permis régional, ce qui peut prendre trois mois.

Nous attendons donc l’avis de la commission de concertation et les conditions d’octroi du permis par la Région.

Mme Barzin.- J’entends que la Ville est demanderesse dans ce dossier. Le message envoyé par les riverains s’adresse bien entendu à la Ville. Il vise à infléchir sa position sur ce projet. Vous devez l’écouter et entendre les projets alternatifs qui vous sont proposés. Votre Collège insiste régulièrement sur les aspects écologiques, sur la préservation des espaces verts, sur la coconstruction des projets avec les citoyens. Il est indispensable que la Ville entende ce message et fasse évoluer son projet. Le projet actuel est susceptible de générer une série de problèmes dans un quartier et il ne répond pas à la demande d’espaces verts exprimée par une très grande partie des riverains.

M. Wauters.- Il me semble que les modifications proposées l’ont été à la marge. Elles ont permis notamment de court-circuiter le recours devant le Conseil d’État. Je ne comprends pas comment la Ville a pu proposer un tel projet. Et aujourd’hui, elle s’en lave les mains. J’y vois une opportunité manquée d’être à l’écoute de citoyens raisonnables et raisonnés qui avancent des arguments étayés et constructifs.

Mme Persoons, échevine.- Nous sommes ouverts aux améliorations. Nos services étaient présents. Nous avons écouté les propositions formulées. C’est la Région qui délivrera le permis, mais tout le monde souhaite un projet de qualité.

2 DECEMBRE 2019 - Question de M. Wauters relative à l'absence de concertation avec les habitants avant l'approbation du schéma directeur de la ZIR 4 à Neder-over-Heembeek

M. Wauters.- Le 12 novembre dernier, le premier point de la réunion de commission de concertation concernait l’érection de trois immeubles comprenant 114 logements, rue de l’Ancre à Neder-over-Heembeek. Il s’agit d’un projet privé.

Différentes questions étaient posées par les riverains présents sur le gigantisme du projet, particulièrement du côté de la rue de l’Ancre. En face, on trouve des maisons familiales à deux étages, tandis que les plans annoncent des bâtiments visiblement beaucoup plus élevés. Les questions portaient aussi sur la vision d’ensemble du développement de la zone d’intérêt régional (ZIR) 4, étant donné que ce projet se situe dans les limites de celle-ci.

Quel ne fut pas l’étonnement des Heembeekois présents lorsque l’échevine de l’urbanisme, Mme Persoons, leur annonça qu’un schéma directeur pour la ZIR 4 avait été approuvé par le Collège en juin dernier. Notre ancien collègue et encore conseiller du CPAS, Christian Ceux, qui était présent, a aussitôt réagi, ne comprenant pas qu’un tel plan soit adopté sans aucune concertation avec les habitants et sans être débattu au Conseil communal. C’est d’autant plus important que cette ZIR 4 constitue l’entrée de Neder-over-Heembeek, et qu’une série de projets immobiliers et de mobilité y sont développés ou vont s’y développer : la seconde école, le plan logement de la Ville et du CPAS, la rénovation du Bruxelles Royal Yacht Club (BRYC), le transfert des entrepôts de Bruxelles Propreté ou encore le chantier de l’avenue du Tram, projet soutenu par le Collège. 

L’échevine a expliqué que cela ne devait pas être débattu en commission de concertation, mais bien au Conseil communal, et a annoncé une concertation avec les riverains. Quand et comment comptez-vous entamer la concertation avec les Heembeekois sur ce schéma directeur ?

Quelles sont les possibilités de le faire évoluer ? Les riverains sont-ils vraiment écoutés, ou s’agit-il d’une « participationeke », comme c’est en partie le cas pour le projet du tram, puisque la concertation sur ses modalités d’implantation a eu lieu après avoir décidé de son tracé ? Si j’en crois mes informations, une grande majorité des Heembeekois étaient demandeurs d’un tram-bus. C’est ce genre de concertations qui ont lieu : elles viennent après un choix fondamental, ici celui du tram lui-même. Nous devons bien constater que cela a mal commencé, puisque la commission de concertation a déjà donné un avis favorable au projet de ces 114 logements, moyennant quelques corrections. Si des permis sont accordés au secteur privé dans ces zones avant toute discussion avec les habitants sur le devenir de celles-ci, la concertation ne sert visiblement à rien.

Nous vous demandons donc, ainsi qu’à la Région, de ne plus délivrer de permis tant qu’il n’y aura pas eu de consensus et de concertation réelle avec les habitants sur le futur de la ZIR 4.

Mme Persoons, échevine.- Je vais commencer par un petit historique du développement de la ZIR 4. Ce processus a été lancé en 2012 par la cellule plan et développement du département urbanisme. Le schéma directeur ZIR 4 a comme objectif principal de développer une vision urbanistique globale sur l’ensemble de la zone d’intérêt régional Pont Van Praet. Cette vision a été traduite en objectifs d’aménagement approuvés par le Collège du 21 mars 2013. En résumé, il s’agit :

  • d’implanter une école ;
  • de développer un quartier durable mixte et dense ;
  • de rechercher un équilibre entre l’industrie et le côté résidentiel ;
  • de restructurer le dernier tronçon de l’avenue des Croix de Guerre ;
  • de créer une connexion entre la bande verte et les promenades vertes régionales et communales, ainsi qu’avec les quartiers avoisinants ;
  • de préserver un maximum d’espaces verts existants, soit cinq hectares sur la ZIR ;
  • de marquer l’entrée de la ville ;
  • de développer l’axe équipement et le prolongement jusqu’au canal, maximiser le lien de cet axe avec le canal et le coupler à l’axe vert ;
  • de réaliser un pôle de commerce de proximité ;
  • de réaliser un espace tampon inondable et de le connecter à l’axe vert ;
  • de résoudre les problèmes de propreté sur le terrain d’Euroveiling.

Ces objectifs ont été de nouveau validés par le Collège en juin 2015, dans un souci d’étendre la réflexion aux abords du canal. Des sessions d’information ont eu lieu pour informer les habitants de ces objectifs, mais aussi du projet de déviation de l’avenue des Croix de Guerre et la création d’une école fondamentale à l’angle des avenues des Croix de Feu et des Croix de Guerre. Il y a eu des balades, des tables rondes, des discussions sur les différentes pistes possibles de développement pour la ZIR 4. Ces moments de participation, qui ont pris place les 9 et 12 janvier, ont été accompagnés d’un PV détaillant les commentaires et suggestions des habitants, qui nous ont permis d’affiner le schéma directeur de la ZIR4.

La Région est régulièrement tenue informée de ces développements, en raison de l’étude en cours sur le BRYC et du réaménagement de l’avenue des Croix de Guerre, dont nous discutons avec elle. Les échanges sont permanents.

Ce n’est pas un nouveau schéma directeur qui a été approuvé. En fait, il s’agissait plutôt d’informer le nouveau Collège de ce qui avait déjà été fait dans la ZIR 4 concernant cette première version du schéma directeur. Peu de choses ont changé depuis les réunions d’information et les premières versions.

Il s’agit maintenant de conforter les objectifs et d’élaborer des masterplans pour les îlots Nord et Sud de manière à affiner les scénarios d’aménagement par zone.

L’absence de réunions d’information depuis juin est due au fait que nous allons lancer sous peu la rédaction d’un rapport d’incidences environnementales sur ce schéma directeur. Cette étude aura lieu entre janvier et juin 2020 et pourra entraîner des modifications. Il y aura bien sûr de nouveau des réunions participatives. Nous comptons, via la plateforme numérique Faire BXL Samen, créer un espace d’échange pour permettre aux Heembeekois de soumettre des avis, des propositions, etc. Il y aura également des réunions sur place, ainsi qu’une enquête publique. Faisant suite à cela, le schéma directeur évoluera encore. Ce qui a été approuvé en juin n’était donc pas une version définitive. Cela était plutôt destiné à informer le nouveau Collège.

Ainsi, par exemple, le projet The Flower fait l’objet de discussions entre la Ville et la Région depuis août 2016. Le permis d’urbanisme a été introduit en janvier 2019 et approuvé avec une série de conditions allant dans le sens des principes du schéma directeur.

M. Wauters.- Information n’est pas concertation : il y a une grosse différence. Nous en parlions encore un peu plus tôt avec M. Pinxteren.

Concernant ces bâtiments qui ont un gabarit fort élevé par rapport à des immeubles unifamiliaux classiques, les modifications sont-elles à la marge ou relativement importantes ? Si le projet est déjà approuvé, ce sont, comparativement, des mastodontes que l’on va construire !

Mme Persoons, échevine.- Ce ne sont pas des mastodontes. Je ne peux pas dire le nombre d’étages, mais cela concerne une autre zone. Dans la rue où les maisons sont unifamiliales, nous restons dans les mêmes gabarits. Je peux vous montrer les plans. Tout cela a été bien pensé, au terme d’un long processus, dans le cadre de la ZIR 4.

Nous visons un aménagement respectueux des lieux et une cohérence esthétique de l’ensemble. 

M. Pinxteren m’a envoyé des éléments supplémentaires concernant le projet participatif du tram, que vous avez mentionné. Une deuxième réunion citoyenne s’est tenue samedi dernier. Elle a permis d’informer sereinement et en toute transparence de l’état d’avancement du projet. Beaucoup de réponses ont été également apportées aux nombreuses questions que se posent très logiquement les Heembeekois. Nous remercions d’ailleurs vivement les quelque 140 participants venus s’informer et dialoguer, car pour avoir été en charge de la participation sous l’ancienne législature, je peux vous dire qu’un tel chiffre est énorme ! Il n’était pas très correct d’amener cela dans une question. Mais voilà, c’est une opinion.

M. Wauters.- Elle visait essentiellement le choix fondamental du tram, et non la concertation qui a suivi.

M. Pinxteren, échevin.- N’hésitez pas à poser une question sur le sujet. Je serai ravi de vous répondre.

4 DECEMBRE 2017 - Dossiers de M. l’échevin Zian - L'élaboration d'un inventaire des espaces végétalisables qui ne sont pas encore des espaces verts publics sur le territoire de la Ville

M. Wauters.- Je voudrais intervenir sur le point 29 relatif à l’élaboration d’un inventaire des espaces végétalisables qui ne sont pas encore des espaces verts publics sur le territoire de la Ville.

Le cahier des charges évoque un inventaire des espaces susceptibles d’être végétalisés. Je juge cette démarche très intéressante. L’exploitation des données ainsi collectées fera-t-elle l’objet d’un travail transversal entre les différents services ? Par exemple, certains quartiers de la Ville comptent de beaux intérieurs d’îlot. Ladite étude permettra-t-elle une collaboration avec les services de l’urbanisme dans le but de protéger ces intérieurs d’îlot ?

M. Maingain.- J’ai introduit une question sur l’identification du potentiel des potagers urbains, notamment. Je n’ai pas encore reçu réponse. La végétalisation passive est prévue dans les ordonnances régionales, mais une végétalisation active est également possible. Je voudrais être certain que l’ensemble de ces projets sont repris dans le champ de votre étude.

M. Zian, échevin.- Je peux répondre positivement à vos deux interpellations. Il est demandé au promoteur de l’étude de nous fournir une série de données chiffrées et géolocalisables avec la typologie des terrains (îlot, friche…). Cela nous permettra d’élaborer un véritable outil de gestion des projets de la Ville et des particuliers. Nous pourrons dès lors délivrer des autorisations aux citoyens qui souhaitent végétaliser une façade ou un coin de rue, par exemple. Il s’agit d’une matière transversale et l’ensemble des services de la Ville seront mobilisés.

7 NOVEMBRE 2016 - Question orale de M. Wauters sur «la sécurité et l'aménagement du quartier LéopoldI et de la rue Marie-Christine

M. Wauters.- La situation dans le quartier LéopoldI, à l’angle de la rue Thys-Vanham, et sur la rue Marie-Christine se dégrade. On y assiste à des bagarres et des trafics, notamment.

Serait-il possible de placer, à l’angle de la rue LéopoldI et rue Thys Vanham, un casse-vitesse?

Il en va également de la sécurité des enfants qui fréquentent l’école n°33. Et pourquoi pas un gardien de la paix qui pourrait faire traverser les enfants en toute sécurité? L’éclairage n’y est pas très performant.

Citons aussi des problèmes de produits illicites qui circulent dans certains cafés du coin. Une pétition a été lancée par les citoyens.

Pourrait-on prévoir la présence d’agents de Bravvo ou de médiateurs de l’asbl Tranquillité?

Des dépôts clandestins sont souvent présents devant la fresque.

Je salue le fait que l’éclairage public autour de la place Bockstael ait été rétabli.

Lors d’une rencontre avec les citoyens, les commerçants et les habitants nous ont signalé une série de problèmes sur le petit square situé au-dessus du métro. Les actes de vandalisme y sont nombreux.

Pourrait-on envisager l’installation de nouvelles caméras de surveillance?

Les commerçants de la rue Marie-Christine m’ont signalé qu’une caméra avait été placée à proximité d’un arbre, ce qui limitait son efficacité.

À Laeken, certains endroits sont couverts de manière récurrente par des dépôts clandestins.

M. le Bourgmestre.-À chaque forum de quartier, et notamment au dernier qui s’est tenu à Laeken et auquel je participais, nous répondons à toutes ces questions.

S’agissant des rues que vous évoquez, le réaménagement du quartier réduira la largeur des voiries et, donc, la vitesse des véhicules. Pour certains aménagements, nous aimerions être suivis par la commune de Jette.

Un radar préventif sera installé, qui nous permettra d’analyser la situation. Le cas échéant, nous installerons ensuite un radar répressif.

Nous sommes favorables à la pose de casse-vitesse, mais cette mesure doit être envisagée en concertation avec la STIB.

J’en viens aux établissements qui posent problème. Nous en avons fermé certains. Des opérations antidrogue ont été menées dans ces établissements et enrue. Des bandes ont été démantelées. La lutte contre le trafic de drogues est une priorité du Collège. Le débat sur les drogues doit avoir lieu, mais au Parlement.

S’agissant des nuisances en rue, nous appliquerons une politique de répression et je remercie les services de police pour leur action. Même si, ce faisant, nous nous attaquons à un marché gigantesque et que cela donne lieu à des représailles, nous poursuivrons dans cette voie. La tâche est ardue, mais les citoyens sont de plus en plus conscients de l’efficacité de notre action.

Dans le quartier, nous avons réalisé de gros investissements en termes de logements, d’équipements collectifs, etc. La situation s’est fortement améliorée, mais ce que les gens acceptaient naguère leur est devenu insupportable aujourd’hui.

S’agissant des dépôts clandestins, on ne peut pas considérer que la Ville en soit responsable. Nous essayons d’endiguer ce phénomène par des actions préventives et répressives.

Pour en revenir au trafic de drogues, je le dis clairement: celui qui se paie de quoi faire un joint paie une balle !

17 OCTOBRE 2016 - Question d'actualité de M. Wauters concernant «la destruction de deux maisons»

M. Wauters.- Une maison été totalement détruite à Laeken, mais les abords du chantier ne sont pas sécurisés, ce qui pose des problèmes de sécurité. Sur la rue Haute, une grue a totalement démoli la façade d’une maison. Qu’en est-il pour le commerçant qui occupait le rez-de-chaussée du bâtiment?

M. Coomans de Brachène, échevin.- S’agissant de votre première question, nous ne disposons d’aucun dossier y afférent. Un agent de la cellule contrôle se rendra demain sur place afin d’y effectuer les contrôles utiles. Je considère comme une démarche citoyenne le fait de dénoncer de telles destructions de bâtiments.

S’agissant de la rue Haute, mes équipes étaient sur place dès le matin. L’après-midi, j’ai rencontré le propriétaire de l’immeuble, lequel gère le commerce situé au rez-de-chaussée. Il faudra des mois pour remettre le bâtiment en état. Nous espérons dégager rapidement une solution pour le propriétaire et commerçant du lieu.

Mme Lemesre, échevine.-Le bâtiment venait d’être rénové en vue d’être loué. J’ai rencontré les propriétaires. Avec la Régie foncière de la Ville, nous les aiderons à trouver un local à proximité où ils pourront poursuivre leurs activités.

M. Wauters.-Je vous remercie pour votre réponse. L’essentiel, en effet, est d’assurer un suivi et de soutenir ces victimes qui ont traversé des moments très pénibles. J’espère qu’une solution sera rapidement trouvée.

5 SEPTEMBRE 2016 - Question relative au « manque cruel d'éclairage de la place Émile Bockstael, ainsi qu'à l'absence d'un plan lumière pour mettre en évidence le bâtiment du centre culturel Bruxelles Nord, Maison de la Création »

M. Wauters.- C’est un euphémisme de dire que la place Émile Bockstael est tout sauf un lieu convivial. Alors quelle devrait être un espace de vie et un trait d’union entre les différents quartiers du centre de Laeken, elle n’est qu’un vaste parking balayé par les vents, un espace bien triste urbanistiquement parlant.

Par ailleurs, depuis des mois, voire des années, le centre de la place se retrouve dans le noir la nuit tombée. Et donc, s’il y a beaucoup à dire de cette place – notamment sur les aménagements dont elle devra ou dont elle devrait bénéficier, que ce soit dans le cadre du contrat de quartier durable ou dans celui d’un plan de redynamisation commerciale global -, je me focaliserai aujourd’hui sur le volet éclairage de celle-ci.

Le soir, on peut constater que les lampadaires entourant le centre de la place (ceux longeant le Centre culturel Bruxelles Nord – Maison de la création ainsi que ceux situés sur le passage « spaghetti » entre la place et les arrêts STIB) sont en fait éteints. Si le boulevard et les rues avoisinantes sont bien éclairés, de fait la place donne l’impression d’un vaste trou noir! Outre le triste aspect que cela donne au lieu, cette situation crée également un réel sentiment d’insécurité pour les personnes devant la traverser en soirée. Je rappelle que des incidents parfois graves se produisent régulièrement sur et autour de ladite place.

Est-il vraiment impossible, en dehors de tout réaménagement éventuellement prévu, de faire en sorte que, dès demain, les éclairages existants fonctionnent? Que comptez-vous faire pour remédier à cette situation?

Par ailleurs, l’ancienne maison communale de Laeken – elle abrite aujourd’hui le Centre culturel Bruxelles Nord – Maison de la création, mais aussi la bibliothèque et la police – a été fort bien rénovée. Or, depuis trois ans, je constate qu’aucun plan lumière visant à mettre en évidence ce remarquable édifice ne semble se mettre en place.

Mme Ampe, échevine.- Sibelga, en charge de l’éclairage public, nous signale que les luminaires de la place Bockstael posent une série de problèmes liés à des défauts d’étanchéité et des délais longs pour la fourniture des pièces de rechange. Les installations d’éclairage ne datent que de 2004, mais elles seront renouvelées dans le cadre du contrat de quartier. La mise en évidence des bâtiments et le plan lumière relèvent de l’échevin de l’urbanisme. Je vous propose de lui poser la question lors d’une prochaine séance.

M. Wauters.- J’entends que l’amélioration de l’éclairage sera concomitante au réaménagement de la place. Cela risque de prendre encore du temps. Or l’automne approche et il fait noir de plus en plus tôt. J’aimerais que Sibelga soit rappelée à l’ordre et que la situation évolue rapidement. C’est inacceptable!

Mme Persoons, échevine.- Le réaménagement de la place prévoit la réalisation d’un plan lumière. Toutefois, ces travaux ne sont prévus que pour 2018-2019. Il faudra donc trouver une solution intermédiaire.

5 SEPTEMBRE 2016 - Question à propos du rejet du recours introduits par des commerçants du centre-ville contre les travaux du piétonnier

M. Wauters – Monsieur le Président, le 29 janvier dernier, nous apprenions par la presse que le recours introduit par les commerçants du centre-ville contre le permis autorisant les travaux d’aménagement du piétonnier était rejeté par le conseil d’État.

Au delà de la décision même, il est particulièrement intéressant d’ajouter que Le Conseil d’Etat a également estimé dans son attendu que la suspension du permis et des travaux demandés par ces commerçants ne ferait qu’empirer leur situation. 

Implicitement donc, le conseil d’Etat reconnais que depuis deux ans, la situation est difficile, voire grave pour pas mal de commerçants du centre-ville! 

Il ajoute un élément important : Ce n’est pas le piétonnier mais le plan de circulation qui est la source de nuisances pour les commerçants.

Je ne vais pas vous rappeler ici combien de fois notre groupe s’est exprimé à ce sujet en plaidant pour un plan de circulation différent et à nos yeux, mieux pensé.

Fin de l’année dernière Monsieur le Bourgmestre s’est exprimé sur une chaîne de télévision en parlant d’emphatie nécessaire dans le cadre de ce gros chantier et en disant que 2018 serait le moment de renouer un contact fort entre les commerçants du centre ville et l’autorité publique. Nous ne pouvons que nous en réjouir… 

Mais monsieur le bourgemestre, votre Echevine Els Ampe est-elle sur la même longueur d’onde que vous? Prévoyez-vous de mettre enfin en place un vrai plan de circulation concerté avec les habitants et les commerçants du centre ville? Quels sont vos pistes d’actions et quand comptez-vous les mettre en oeuvre?  

6 JUIN 2016 - Question orale de M. Wauters concernant « l'aménagement du parking situé en surface au centre de l'avenue Louise, entre la rue du Bailli et la rue Defacqz »

M. Wauters.– Le parking situé en surface au centre de l’avenue Louise, entre la rue du Bailli et la rue Defacqz, est un passage très fréquenté par les piétons. Cependant, il faut bien constater que ce parking sert aussi de « bypass » aux automobilistes qui veulent gagner du temps, ce qui met en danger lesdits piétons. En outre, à l’endroit où ces piétons traversent, ils sont cachés des automobilistes par deux bulles à verre.

La Ville pourrait-elle intervenir auprès de la Région pour que cet endroit soit sécurisé ?

Mme Ampe, échevine.– Nous relaierons votre demande.

6 JUIN 2016 - Dossier de Mme l'Echevine Persoons sur la requalification de la place Bockstael

Mme Jellab.– Je souhaiterais intervenir sur la requalification de la place Bockstael. J’en viens à me demander pourquoi des contrats de quartier durable sont conclus. Beaucoup d’habitants se sont investis dans le processus participatif, depuis le début du projet, et y ont cru. Or, in fine, la Ville impose son projet. Depuis le début, les

habitants espèrent un projet phare pour ce quartier. Ils demandent que la place communale soit libérée des voitures, mais avec des solutions alternatives. Depuis 2013, vous avez eu le temps de réfléchir, de déployer des places de parking dans le quartier et de nous présenter un projet qui crée un vrai cœur pour Laeken. Car Laeken est abandonnée et l’on ne s’intéresse guère à ses habitants.

J’ai participé à l’assemblée générale et aux commissions de quartier. Lors de la dernière commission, il n’y avait que deux habitants présents. Les gens n’y croient plus… En septembre dernier, les habitants vous ont demandé de réfléchir à un aménagement du quartier qui garantisse leur quiétude, leur sécurité et leur santé. Bruxelles Mobilité indique que le boulevard Bockstael et sa place se situent en zone rouge, en termes d’accidents. Traverser cette place est extrêmement dangereux.

S’agissant de l’étude de mobilité, vous avez choisi l’option 3, laquelle ne correspond absolument pas aux attentes des riverains, puisqu’elle ne limite en rien la pression automobile. Vous prévoyez même de réduire la largeur des trottoirs, une idée totalement anachronique. La place Bockstael est un nœud modal exceptionnel : ligne de tram, lignes de bus, lignes de métro, gare ferroviaire. Pourquoi ne pas exploiter ses atouts ? Je vous défie de me montrer des enfants à vélo dans le quartier. Aucun parent ne laisserait son enfant aller à l’école à vélo. Votre plan de mobilité n’est pas bon.

En outre, vous supprimez plus de places de parking que vous n’en créez.

Je regrette qu’une fois de plus, la parole des habitants ne soit pas écoutée. Dans deux ou trois ans, il ne restera rien d’un projet pourtant censé susciter la cohésion et privilégier un mode de vie orienté vers le futur.

M. Wauters.– Comme dans le cas du piétonnier, la réussite de tout projet requiert l’adhésion de la population. Depuis plusieurs années, les associations et les habitants discutent, avec les échevins, de la manière de faire fonctionner un quartier densément peuplé, commercial, mais en perte de vitesse.

Les propositions qui ont été soumises posent de vrais problèmes de mobilité, notamment pour le passage entre Laeken et Jette.

Depuis très longtemps, je soumets au Collège des propositions, notamment en matière de parking. Comme les habitants, comme les associations, je demande que la place Bockstael devienne le centre de ce quartier. Je n’ai rien contre le fait que l’on supprime la voiture sur cette zone, mais il faut proposer des solutions alternatives en termes de parking et de circulation. Selon moi, le même problème se pose que dans le cas du piétonnier : il faut obtenir l’adhésion de la population.

Mme Persoons, échevine.– Madame Jellab, je vous trouve malhonnête envers ceux qui s’investissent dans le contrat de quartier Bockstael. Jamais un contrat de quartier n’aura suscité autant d’intérêt. Il donne lieu à une série d’initiatives citoyennes et les projets sont en cours de réalisation : salle de sports, crèche, pocket parks. Beaucoup d’habitants sont impliqués. Je vous invite à participer aux assemblées générales et aux commissions quartier où les projets ont été approuvés.

Il est exact que des problèmes de parking se posent sur la place Bockstael. Nous sommes à la recherche de solutions alternatives. Un bureau d’études envisage les différentes possibilités. Entre-temps, nous avons décidé de réorganiser le parking sans perdre de places. Les trottoirs n’ont pas été réduits.

La STIB étudie la possibilité de revoir son plan de circulation dans la zone. Le projet prévoit la sécurisation des passages pour piétons et des pistes cyclables dans le quartier.

Mme Jellab.– Je salue, bien entendu, le travail mené par l’équipe du contrat de quartier qui, elle, est à l’écoute des riverains. Vous dites rechercher des solutions alternatives, mais qu’avez-vous fait pendant trois ans ? Les trottoirs seront effectivement réduits, dans un quartier où les gens se bousculent. Cette mesure est prévue à la page 72 de l’étude de mobilité sur le quartier Bockstael.

Mme Persoons, échevine.– La voirie de liaison entre Laeken et Jette sera maintenue.

M. Wauters.– Des solutions existent pour le parking, mais il faut une volonté politique de les concrétiser, comme dans tous les quartiers de la Ville.

 

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