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Question orale de M. Wauters sur « le placement d'une stèle, œuvre d'art ou élément symbolique autour de la station Maelbeek en hommage aux victimes des attentats du 22 mars 2016 » Question orale de Mme Barzin relative à « la Bourse comme lieu de recueillement en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles et de Zaventem » - LE 9 MAI 2016

M. Wauters.– Nous sommes encore tous sous le choc des attentats de Bruxelles et nous avons besoin de résilience. Pourtant, la vie reprend.
La Ville envisage-t-elle l’installation d’une stèle, d’une œuvre d’art ou de tout autre élément qui pourrait perdurer et permettre aux passants de se recueillir aux abords immédiats de la station Maelbeek ?

Mme Barzin.– Après les attentats de Zaventem et de Maelbeek, les citoyens se sont rendus à la Bourse pour y écrire un message à la craie, y déposer des fleurs, des bougies, des objets en pensée et en hommage aux victimes.
Le pied de La Bourse est ainsi devenu l’endroit de la commémoration de ces dramatiques événements.

La Ville de Bruxelles, et plus particulièrement son service des archives, a entrepris le ramassage de certains objets, veillant à ce que ce lieu reste aussi en ordre. La nuit du dimanche 1er mai, un nettoyage s’est manifestement déroulé hors initiative de la Ville, peut-être d’initiative citoyenne. Il est vrai que sous les averses, ces présents, pour beaucoup périssables, laissés à l’air libre s’abîment vite.

Il apparaît par ailleurs que les autorités communales entendent maintenir ce mémorial jusqu’au 31 juillet.

Le nettoyage d’initiative sans doute citoyenne doit, peut-être, être interprété comme une demande citoyenne. L’hommage aux victimes des attentats de Zaventem et de Maelbeek doit pouvoir s’exprimer, mais force est de constater que, le renouvellement des fleurs et objets s’étiolant naturellement sur la durée, l’aspect de ce site va probablement aller se dégradant.

En outre, pour certains riverains, cet aspect et aussi la connotation morbide, avec tout le respect que nous devons aux victimes, donnent des airs de cimetière en plein cœur d’un lieu de vie. Des citoyens demandent en effet de repasser à présent à la vie.

Dès lors, est-il envisageable d’avancer de quelques semaines le terme annoncé de fin de ce mémorial en plein air ? Comme me l’a suggéré un riverain, peut-on envisager, en lieu et place, une plaque commémorative symbolisant le soutien des Bruxellois, pendant des semaines et bien plus longtemps, aux victimes du drame du 22 mars ?

M. le Bourgmestre.– Nous souhaitons marquer ces événements symboliquement, mais dans la durée, afin de permettre un travail de mémoire. J’ai moi-même utilisé le terme résilience. S’agissant de Maelbeek, nous devrons discuter avec la STIB et la Région de l’endroit et de la formule les plus adéquats.
Pour la Bourse, nous envisageons de reprendre les plus belles phrases écrites par les citoyens, comme « La vie est belge » et de les graver dans la pierre. Nous avons demandé aux services des archives de les numériser. Rien n’a encore été arrêté et nous restons ouverts à toutes les propositions.
Quant à la date de « fermeture » du site, nous devons être prudents, car les hommages se poursuivent. Ainsi, le maire de Montréal y a déposé une gerbe de fleurs récemment. Des événements seront déplacés en un autre lieu, car les organisateurs eux-mêmes jugent qu’il est trop tôt pour faire la fête à cet endroit. Nous devons aussi respecter ce genre de décision. Aucune date n’a été arrêtée. Je ne souhaite pas en faire un objet de polémique.

M. Wauters.– Il est en effet souhaitable que ce projet soit élaboré dans la concertation.

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